mardi 14 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2401822 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance de renvoi du 7 mai 2024, la présidente de la 3ème chambre du tribunal administratif de Rouen a transmis à la présidente du tribunal administratif d'Amiens la requête de M. A enregistrée le 30 avril 2024 au greffe de ce tribunal.
Par une requête enregistrée au greffe du tribunal le 30 avril 2024, M. B A demande au tribunal de prononcer l'annulation de la décision du préfet de l'Eure en date du 9 avril 2024 portant suspension de son permis de conduire pour une durée de cinq mois suite à l'infraction commise le 8 avril 2024.
M. A indique avoir besoin de son permis de conduire pour l'exercice de son activité professionnelle. Il demande en conséquence d'avancer la date d'audience le concernant.
Vu l'ensemble des pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Truy, premier conseiller honoraire, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les magistrats () ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ().
2. En premier lieu, s'il appartient au juge administratif de contrôler la légalité des mesures de suspension d'un permis de conduire prononcées par un préfet en application des dispositions du code de la route, il ne lui appartient pas de contrôler l'opportunité de procéder à l'aménagement de cette décision ou au retrait provisoire notamment pour permettre à l'intéressé d'exercer son activité professionnelle. Ainsi, M. A, qui ne conteste pas le bien-fondé et la légalité de la mesure de suspension, n'est pas recevable à demander au tribunal de prononcer à titre gracieux, en raison de sa situation professionnelle, le retrait provisoire de la décision par laquelle la préfète de l'Eure lui a notifié la suspension de son permis de conduire compte tenu de l'infraction relevée à son encontre le 8 avril 2024. Par suite, ces conclusions sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
3. En second lieu, en admettant même que M. A qui ne conteste pas les motifs de la décision de suspension prise à son encontre, ait entendu solliciter l'annulation de cette mesure, il se borne à soutenir qu'il a besoin de son permis de conduire quotidiennement pour son travail. Toutefois, ce moyen est sans incidence sur la légalité de la décision de suspension le concernant. Ainsi, de telles conclusions ne contiennent que des moyens inopérants et peuvent être rejetées en application des dispositions précitées du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête susvisée de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Une copie en sera adressée au préfet de l'Eure.
Fait à Amiens, le 14 mai 2024.
Le magistrat désigné,
signé
G. Truy
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
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