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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2401844

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2401844

vendredi 26 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2401844
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 mai 2024, M. B A, demande au tribunal d'annuler l'avis des sommes à payer émis à son encontre le 12 avril 2024 par l'association syndicale autorisée (ASA) de la " Rivière de Selle " pour un montant de 27 euros dus au titre de l'entretien de la rivière de Selle.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 431-2 du même code : " Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d'un litige né de l'exécution d'un contrat ". Selon l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties ou leur mandataire sont alertés de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par eux. ".

3. Le présent litige, qui tend à la décharge d'une somme due à un établissement public qui n'est rattaché à aucune collectivité publique, entre dans le champ d'application de l'article R. 431-2 et n'est pas au nombre de ceux qui, en vertu de l'article R. 431-3 du code précité, sont dispensés du ministère d'avocat.

4. Par courrier du 28 mai 2024, le greffe du tribunal a invité le requérant, en application de l'article R. 431-2 du code de justice administrative, à régulariser sa requête en lui demandant de présenter dans un délai d'un mois une requête signée par l'un des mandataires énumérés au dit article. Cette demande a été mise à disposition dans l'application télérecours citoyen le 29 mai 2024, date certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application Télérecours, de sorte que l'intéressé, qui n'a pas consulté ce document, est réputé en avoir reçu notification à l'issue du délai de deux jours ouvrés à compter de cette mise à disposition, en application de l'article R. 611-8-2 du code de justice administrative. En dépit de cette demande de régularisation, qui précisait qu'à défaut de régularisation, la requête pourrait être rejetée comme irrecevable, M. A n'a pas présenté au tribunal une requête signée soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation dans le délai imparti ni même au-delà de ce délai. Par suite, sa requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Amiens, le 26 juillet 2024.

La présidente de la 1ère chambre,

Signé

C. Galle

La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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