LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2402538

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2402538

mardi 5 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2402538
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJU1

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A contestant la décision de la préfète de l'Oise du 28 mai 2024, qui restreignait son droit à conduire aux seuls véhicules équipés d'un dispositif anti-démarrage pour une durée de quatre mois. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation en raison de ses besoins professionnels, mais le tribunal a jugé que la gravité de l'infraction (conduite sous l'emprise de l'alcool) justifiait cette mesure de sécurité routière. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 224-6 du code de la route.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 juin 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision en date du 28 mai 2024 par laquelle la préfète de l'Oise a restreint son droit à conduire aux seuls véhicules équipés d'un dispositif homologué d'anti-démarrage.

M. A soutient que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il a besoin de son permis de conduire pour la recherche d'une nouvelle activité professionnelle et se rendre à des entretiens d'embauche. Il sollicite la bienvaillance de la juridiction.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 juillet 2024, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête qu'elle considère, à titre principal irrecevable et subsidiairement non fondée.

Vu les autres pièces du dossier et notamment celle communiquée le 16 juillet 2024.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Truy, premier conseiller honoraire, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Truy a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Le 8 mai 2024 à 20 h 00, M. A a été intercepté par un officier de police judiciaire de la BMO de Crépy-en-Valois sur le territoire de la commune de Fresnoy-la-Rivière pour conduite sous l'emprise de l'alcool. L'avis de rétention de son permis de conduire alors établi précise que le contrôle effectué révélait une alcoolémie de 0,50 mg/l d'air expiré à 20h20 retenu pour 0,5 confirmé à 0,53 (retenu pour 0,48) à l'occasion du second contrôle. La préfète de l'Oise, après avoir informé M. A de la mesure envisagée à son encontre, prenait, le 28 mai 2024 une décision portant restriction de son droit à conduire aux seuls véhicules équipés d'un dispositif homologué d'anti-démarrage. M. A doit être regardé comme demandant au tribunal l'annulation de cette décision au motif qu'il a besoin de son permis de conduire pour pouvoir se rendre à des entretiens d'embauche.

2. Aux termes de l'article R. 224-6 du code de la route : " I. - Dans les cas prévus aux articles L. 224-2 et L. 224-7, le préfet peut restreindre le droit de conduire d'un conducteur ayant commis l'une des infractions prévues par les articles L. 234-1, L. 234-8 et R. 234-1, par arrêté, pour une durée qui ne peut excéder un an, aux seuls véhicules équipés d'un dispositif homologué d'anti-démarrage par éthylotest électronique, installé par un professionnel agréé ou par construction, conformément aux dispositions de l'article L. 234-17, en état de fonctionnement et après avoir utilisé lui-même ce dispositif sans en avoir altéré le fonctionnement. ".

3. M. A ne conteste pas la réalité de l'infraction commise, il l'a d'ailleurs reconnue à l'occasion de la comparution immédiate dont il a fait l'objet le 8 juillet 2024.

4. Le requérant peut cependant être regardé comme faisant valoir que la décision de la préfète de l'Oise est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation car elle impacte gravement sa situation professionnelle en ne lui permettant pas de se rendre à des entretiens d'embauche. Cependant la gravité de l'infraction qui lui est reprochée est constitutive d'un danger pour la sécurité du requérant et celle des autres utilisateurs de la route. Dans ces conditions, la préfète de l'Oise pouvait prononcer la mesure de restriction de son droit à conduire pour une durée de quatre mois sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par la préfète, que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète de l'Oise.

Rendu public par une mise à disposition au greffe le 5 novembre 2024.

Le magistrat désigné,

signé

G. Truy La greffière,

signé

M-A. Boignard

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions