LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2402841

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2402841

mardi 30 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2402841
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme A..., inspectrice du travail, qui contestait le refus de fixer son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) à un montant de 1 341,93 euros. La requérante invoquait la méconnaissance d’une fiche financière indicative, de documents de communication ministériels et la suppression d’une prime spécifique. Le tribunal a jugé que la fiche financière, dépourvue de valeur normative ou contractuelle, ne pouvait créer de droits, et que les documents de communication étaient dépourvus de valeur réglementaire. En l’absence de tout fondement légal ou réglementaire précis, les moyens ont été écartés comme inopérants ou manifestement non assortis de précisions suffisantes, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 12 juillet 2024, le président de la 5ème section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif d’Amiens la requête de Mme A....

Par une requête, enregistrée le 5 avril 2024, Mme B... A..., doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 19 mars 2024 par laquelle le service des ressources humaines et du management social de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) des Hauts-de-France a rejeté sa demande tendant à la fixation de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) à un montant de
1 341, 93 euros ;

2°) d’enjoindre à l’autorité compétente de réexaminer sa situation et de lui délivrer rétroactivement son IFSE à compter du 1er octobre 2023.

Elle soutient que :
- la décision attaquée méconnait la fiche financière qui lui a été proposée en juin 2023, préalablement à son affectation au poste d’inspectrice du travail le 1er octobre 2023 ;
- elle méconnait les publications du ministère concernant l’IFSE, lesquelles précisent que cette indemnité est maintenue pour les agents titulaires en détachement ;
- elle ne peut prévoir la suppression de la prime spécifique accordée aux délégués aux droits des femmes et à l’égalité (DDFE).

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (…) les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…) ».

2. En premier lieu, si Mme A... se prévaut de la méconnaissance de la fiche financière émise le 6 juin 2023 par les services des ministères sociaux, préalablement à son affectation sur le poste d’inspectrice du travail qu’elle occupe depuis le 1er octobre 2023, ce document, qui présente un caractère indicatif et n’a aucune portée normative, ne saurait en tout état de cause avoir créé des droits au maintien des avantages financiers attachés à la fonction de déléguée aux droits des femmes et à l’égalité (DDFE) qu’elle occupait précédemment, ni avoir une valeur contractuelle alors qu’un fonctionnaire est nécessairement placé dans une situation légale et réglementaire. Il s'ensuit que ce moyen doit être écarté comme inopérant.

3. En deuxième lieu, Mme A... ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de documents de communication publiés par le ministère du travail, de l’emploi et de l’insertion, lesquels sont dépourvus de valeur règlementaire.

4. En dernier lieu, si Mme A... se prévaut de la suppression pour l’avenir d’une prime spécifique attribuée aux délégués aux droits des femmes et à l’égalité (DDFE), alors que l’intéressée s’interroge d’ailleurs elle-même aux termes de ses écritures sur le fondement légal de son octroi, elle ne se prévaut de même à l’appui de ce moyen de la méconnaissance d’aucune disposition légale ou règlementaire. Il s’ensuit que ce moyen est manifestement dénué des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.

5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de Mme A..., dont les moyens sont soit inopérants soit manifestement dénués des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé, ne peuvent qu’être rejetées par application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....

Fait à Amiens, le 30 septembre 2025.

Le président de la 3ème chambre,


signé

S. Thérain


La République mande et ordonne au ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions