jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2403514 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 2 septembre, 5, 6 et 8 septembre 2024, M. B A fait état des préjudices qu'il estime avoir subis à la suite de son passage dans des services hospitaliers à Saint-Denis de la Réunion et à Hirson et de rendez-vous avec des praticiens libéraux et demande qu'il soit enjoint à ces établissements de procéder à une bonne réalisation des soins.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ()". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge./ L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ".
2. Outre le fait que les griefs du requérant sont dirigés en partie contre un établissement hospitalier situé en dehors du ressort de la compétence territoriale du tribunal administratif d'Amiens et contre des praticiens libéraux avec lesquels des litiges éventuels relèveraient de la compétence de la juridiction judiciaire, M. A se borne, dans ses écritures, à décrire une litanie de préjudices qu'il dit avoir subis à la suite de son passage dans les services hospitaliers concernés sans assortir ces considérations de la moindre conclusion claire à fin de condamnation ni du moindre élément de preuve. Enfin, ses conclusions à fin d'injonction sont irrecevables dès lors qu'elles tendent au prononcé d'injonctions directes à l'administration et ne relèvent pas des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Par suite, la requête de M. A doit être rejetée comme manifestement irrecevable.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Amiens, le 12 septembre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
Signé
B. Boutou
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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