Le Tribunal Administratif d'Amiens a pris acte du désistement pur et simple de M. B..., qui contestait l'arrêté du 27 août 2024 retirant son complément indemnitaire annuel. Le requérant a maintenu ses conclusions uniquement au titre des frais de justice. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la communauté d'agglomération Creil Sud Oise a été condamnée à lui verser 500 euros.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 12 et 18 septembre 2024, M. A... B..., représenté par Me Trennec, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 27 août 2024 par lequel le président de la communauté d’agglomération Creil Sud Oise a retiré l’arrêté du 24 mai 2024 relatif à l’attribution de son complément indemnitaire annuel ;
2°) d’enjoindre à la communauté d’agglomération Creil Sud Oise de lui verser le complément indemnitaire annuel à compter de sa date de suppression ;
3°) de mettre à la charge de la communauté d’agglomération Creil Sud Oise une somme de 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l’arrêté attaqué est entaché d’incompétence en l’absence de délégation de signature régulièrement publiée au profit de son auteur ;
- il est intervenu au-delà du délai légal de retrait ;
- il remplit les conditions permettant de bénéficier du complément indemnitaire annuel, dès lors notamment qu’il a fait l’objet d’une évaluation professionnelle ;
- l’arrêté attaqué n’est pas justifié, dès lors que l’attribution du complément indemnitaire annuel repose sur l’engagement professionnel et la manière de servir.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 31 octobre 2024 et 4 avril 2025, la communauté d’agglomération Creil Sud Oise conclut, en dernier lieu et à titre principal, au non-lieu à statuer, et à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- il n’y a plus lieu de statuer sur la requête, dès lors qu’un nouveau complément indemnitaire annuel a été attribué au requérant par un arrêté du 21 janvier 2025 ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un courrier du 6 mai 2025, M. B... a été invité, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois.
Par un mémoire, enregistré le 15 mai 2025, M. B..., déclare maintenir sa requête.
Par un mémoire, enregistré le 27 mai 2025, M. B... déclare se désister purement et simplement de sa requête et maintenir ses conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Un mémoire en défense présenté par la communauté d’agglomération Creil Sud Oise a été enregistré le 5 juin 2025 et n’a pas donné lieu à communication.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…) ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
2. Le désistement d’instance de M. B... de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction est pur et simple. Aucune circonstance ne s’oppose à ce qu’il lui en soit donné acte.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la communauté d’agglomération Creil Sud Oise une somme de 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de M. B....
Article 2 : La communauté d’agglomération Creil Sud Oise versera une somme de 500 euros à M. B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la communauté d’agglomération Creil Sud Oise.
Fait à Amiens, le 24 octobre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
signé
S. Thérain
La République mande et ordonne au préfet de l’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.