lundi 10 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2500069 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | VRILLAC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 janvier 2025, Mme A B, représentée par Me Vrillac, demande au tribunal :
1°) d'annuler le courrier du 6 novembre 2024 par lequel la commune de Beauvais aurait refusé d'adapter son poste aux recommandations du médecin de prévention ;
2°) d'enjoindre à la commune de Beauvais de lui proposer un poste en adéquation avec son état de santé et les préconisations formulées par le médecin du travail ;
3°) de condamner la commune de Beauvais à lui verser une somme de 15 000 euros au titre du préjudice financier qu'elle estime avoir subi ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Beauvais une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens.
Elle soutient que :
- le courrier est entaché d'un défaut de motivation ;
- il méconnait l'article 2-1 du décret du 10 juin 1985 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la médecine professionnelle et préventive de la fonction publique, dès lors qu'il méconnait les préconisations du médecin du travail ;
- il concourt à une situation de harcèlement moral au regard de l'article L. 131-12 du code général de la fonction publique.
Par un courrier du 15 janvier 2025, Mme B a été invitée, en application de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, à régulariser la présentation de sa requête en produisant, dans le délai de quinze jours, la demande indemnitaire préalable adressée à l'administration et son accusé de réception.
Mme B a produit des pièces complémentaires le 17 janvier 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : ()
4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".
3. En premier lieu, il ne résulte pas des termes du courrier du 6 novembre 2024, dont la requérante demande l'annulation à raison de cette circonstance, que la commune de Beauvais aurait refusé comme elle le soutient l'adaptation de son poste aux recommandations du médecin du travail, alors qu'au demeurant, l'intéressée n'était pas en position d'activité à la date du courrier attaqué mais se trouvait en congé de maladie et qu'aucune pièce n'indique par ailleurs qu'elle était apte à reprendre ses fonctions à brève échéance. Par suite, et alors que ce courrier n'a en tout état de cause ni la portée ni le sens que Mme B lui confère, de même qu'il n'a ni pour objet ni pour effet de refuser une éventuelle adaptation de son poste aux recommandations médicales qui seront effectuées en vue de sa reprise de service, ce courrier ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de faire l'objet d'un recours contentieux.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration : " () le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet : () / 5° Dans les relations entre l'administration et ses agents ".
5. Il ressort des pièces du dossier que la requérante a fait parvenir le 8 janvier 2025 à la commune de Beauvais une demande indemnitaire préalable tendant à la réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis à raison de l'impossibilité de reprendre son poste. En application des dispositions citées au point 4, une décision implicite de rejet pourra le cas échéant naitre le 8 mars 2025 en l'absence de réponse expresse de l'administration dans le délai de deux mois. Par suite, en l'absence, à la date de la présente ordonnance, de décision expresse de rejet et faute de toute autre décision préalable dument formée, les conclusions indemnitaires qu'elle présente sont également manifestement irrecevables.
6. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence ses conclusions présentées aux fins d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Amiens, le 10 février 2025.
Le président de la 3ème chambre,
signé
S. Thérain
La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°2500069
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026