Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation du refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet de la Somme. La solution retenue est un non-lieu à statuer, car un titre de séjour avait été délivré à la requérante le 7 juillet 2025, soit avant l'introduction de sa requête le 11 juillet 2025. La requête a été jugée irrecevable pour défaut d'objet, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 juillet 2025, Mme A... B..., représentée par Me Bishop, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Somme a rejeté sa demande de titre de séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Somme de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de 15 jours à compter de la notification du jugement sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) subsidiairement d’enjoindre au préfet de la Somme de réexaminer sa situation sous le même délai et la même astreinte en lui délivrant en l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 octobre 2025, le préfet de la Somme conclut au non-lieu à statuer dès lors qu’un titre de séjour a été délivré à la requérante le 7 juillet 2025.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…)».
2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Somme a délivré un titre de séjour à Mme B... le 7 juillet 2025 soit antérieurement à l’introduction de sa requête qui n’a donc pas d’objet. Par suite, cette requête est irrecevable et doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au préfet de la Somme.
Fait à Amiens, le 14 novembre 2025.
Le président de la 2ème chambre,
Signé
B. Boutou
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.