Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. B... d'une requête en excès de pouvoir visant à dénoncer les conditions de son interpellation et de sa garde à vue, et à mettre en cause la gendarmerie ainsi qu'un avocat. Statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que les faits relatifs à des opérations de police judiciaire et la plainte dirigée contre un avocat, personne privée, relevaient de l'autorité judiciaire et non de l'ordre administratif.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 août 2025, M. A... B... indique porter plainte contre la gendarmerie et contre un avocat.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (…)».
2. M. B... se plaint dans sa requête des conditions dans lesquelles se sont déroulées son interpellation et sa garde à vue et en impute la responsabilité à un avocat et à la gendarmerie. Les faits qu’il dénonce sont relatifs à des opérations de police judiciaire et sa plainte dirigée contre un avocat concerne une personne privée. Il n’appartient donc pas à la juridiction administrative d’en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme présentée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Amiens, le 14 novembre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
Signé
B. Boutou
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.