LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2504689

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2504689

mardi 18 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2504689
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantMBOMBO MULUMBA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l’examen de sa demande d’asile. Le requérant invoquait l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, permettant à un État membre de déroger aux critères de détermination de l’État responsable. Le tribunal a estimé que les éléments produits (certificat médical pour stress post-traumatique et présence de son oncle en France) ne démontraient pas une erreur manifeste d’appréciation du préfet. La décision confirme que la clause discrétionnaire de l’article 17 ne constitue pas un droit pour le demandeur.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er novembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Mbombo Mulumba, demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 27 octobre 2025 par lequel le préfet du Nord a décidé son transfert aux autorités portugaises.

Il soutient que l’arrêté est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des dispositions de l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013.

Par des observations et un mémoire en défense, enregistrés le 5 novembre 2025 et le 12 novembre 2025 le préfet du Nord, représenté par Me Claisse, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que le moyen soulevé par M. A... B... n’est pas fondé.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président par intérim du tribunal administratif d’Amiens a désigné Mme Parisi pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l’article L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Parisi, magistrate désignée,
- les observations de Me Mbombo Mulumba, représentant M. B..., qui conclut aux mêmes fins par le même moyen, en insistant sur le fait que l’oncle de l’intéressé réside en France et sur son état de santé qui nécessite sa présence en France, et produit des pièces à l’appui de ses allégations ;
- et les observations de M. B....


La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.



Considérant ce qui suit :

Par un arrêté 27 octobre 2025, le préfet du Nord a décidé le transfert de M. A... B..., ressortissant de la République démocratique du Congo né le 14 février 1982, aux autorités portugaises en vue de l’examen de sa demande d’asile. Par la présente requête, M. B... demande l’annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

2.
Aux termes de l’article 17 du même règlement : « 1. Par dérogation à l’article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d’examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement (…) ». Il résulte de ces dispositions que si une demande d’asile est examinée par un seul État membre et qu’en principe cet État est déterminé par application des critères d’examen des demandes d’asile fixés par son chapitre III, dans l’ordre énoncé par ce chapitre, l’application de ces critères est toutefois écartée en cas de mise en œuvre de la clause dérogatoire énoncée au paragraphe 1 de l’article 17 du règlement, qui procède d’une décision prise unilatéralement par un État membre. Cette faculté laissée à chaque État membre est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d’asile.

3.
Pour soutenir que l’examen de sa demande d’asile doit être pris en charge en France, M. B... soutient être atteint de stress post-traumatique actuellement en cours de traitement en France. Toutefois, il ne ressort pas du certificat médical produit au cours de l’audience publique par l’intéressé, qui atteste de son passage le 7 novembre 2025 aux urgences du centre hospitalier Simone Veil de Beauvais et qui lui prescrit des médicaments, que cette pathologie soit un obstacle à son transfert vers le Portugal ou qu’un éventuel délai de carence dans le suivi médical dont il fait l’objet, causé par son transfert, aurait des conséquences sur son état de santé. En outre, s’il se prévaut de la présence de son oncle, de nationalité française, sur le territoire français, ce qu’il atteste par la production d’une attestation accompagnée d’une copie de la carte d’identité française de ce dernier, cette circonstance ne suffit pas à démontrer, en l’absence notamment de toute précision quant à l’intensité de leurs liens, qu’en refusant d’examiner discrétionnairement sa demande d’asile sur le fondement des dispositions précitées, le préfet aurait commis une erreur manifeste d’appréciation. Par suite, un tel moyen doit être écarté.

Il résulte de tout ce qui précède que M. A... B... n’est pas fondé à demander l’annulation de l’arrêté du 27 octobre 2025 par lequel le préfet du Nord a ordonné son transfert aux autorités portugaises.
D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au préfet du Nord.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 novembre 2025.


La magistrate désignée,
Signé
J. PARISI
La greffière,
Signé
V. MARTINVAL


La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions