mardi 11 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-1902081 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | BOUMAZA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 3 juin 2019 et le 16 avril 2021, la commune de Barjols, représentée par Me Boumaza, demande au tribunal :
1°) de condamner la société par actions simplifiée (SAS) Eurovia méditerranée à lui verser au titre des travaux de reprise des désordres résultant d'un effondrement de chaussé du 2 février 2015 une somme de 142 040 euros HT à titre principal et de 120 000 euros HT à titre subsidiaire ;
2°) de condamner la SAS Eurovia méditerranée à lui verser au titre des frais futurs de maitrise d'œuvre à engager pour la conduire des travaux de reprise une somme de 14 204 euros HT dans le cas où serait retenue la demande de condamnation aux fins de reprise formulée à titre principal ou de 12 000 euros HT dans le cas où serait retenue la demande de condamnation aux fins de reprise formulée à titre subsidiaire ;
3°) d'indexer ces sommes sur l'indice BT 01 du coût de la construction à compter du 31 novembre 2016, jour du dépôt du rapport d'expertise, jusqu'au jour du prononcé du jugement à intervenir ;
4°) de condamner la SAS Eurovia méditerranée à lui verser une somme de 19 440 euros TTC au titre des frais d'assistance d'un bureau d'étude, à défaut une somme qui ne saurait être inférieure à 70% de ce montant ; de condamner la SAS Eurovia méditerranée à lui verser une somme de 3 615, 53 euros TTC au titre des frais d'expertise ;
5°) d'assortir l'ensemble de ces sommes des intérêts au taux légal, avec capitalisation, à compter de la date d'enregistrement de la présente requête ;
6°) de mettre à la charge de la SAS Eurovia méditerranée une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires des mémoires en défense, enregistrés le 25 février 2021, le 12 mai 2021 et le 12 septembre 2022, la SAS Eurovia méditerranée, devenue Eurovia Provence Alpes Côte d'Azur, représentée par Me Hamdi, conclut au rejet de la requête, à ce que soit mis à la charge de la commune de Barjols une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à la condamnation de cette dernière aux entiers dépens et indique, dans le dernier état de ses écritures, accepter le désistement de la commune de Barjols.
Par un mémoire, enregistré le 1er septembre 2022, la commune de Barjols déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur le désistement :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () " 5º Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou à la charge des dépens () ".
2. Par un mémoire, enregistré le 1er septembre 2022, la commune de Barjols a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la société Eurovia Provence Alpes Côte d'Azur au titre des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de la commune de Barjols.
Article 2 : Les conclusions de la société Eurovia Provence Alpes Côte d'Azur au titre des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Barjols et à la société Eurovia Provence Alpes Côte d'Azur.
Fait à Toulon, le 11 octobre 2022.
Le président,
Signé
Ph. HARANG
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026