lundi 24 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2000843 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | FEAT SOCIETE D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 mars 2020 et 11 août 2022, la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) Howard Immo, représentée par Me Peltier-Feat, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos les 31 décembre 2014, 2015 et 2016 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'activité civile de location d'immeubles à usage d'habitation, qu'elle exerce, présente un caractère accessoire à l'activité commerciale d'achat-revente d'immeubles exercée à titre principal ; en outre, cette activité accessoire de location d'immeubles constitue un complément indissociable de l'activité de vente d'immeubles dont elle vise à favoriser la réalisation ainsi qu'en témoigne notamment le délai de moins de trois ans s'écoulant entre l'achat et la revente des biens ; à ce titre, l'immeuble était inscrit en comptabilité en stock, et non en immobilisation, quand bien même il était proposé à la location ; en conséquence, l'administration n'était pas fondée à remettre en cause le bénéfice de l'exonération prévue à l'article 44 octies A du code général des impôts, y compris concernant les produits tirés de l'activité de location exercée à titre accessoire ;
- elle effectue dans ses locaux situés au sein d'une zone franche urbaine, la gestion de l'intégralité de ses tâches administratives, la réception des clients et de leurs appels, des prestataires et du courrier ; ainsi, l'activité de marchand de bien exercée est sédentaire ; dès lors, elle doit bénéficier de l'abattement prévu à l'article 44 octies A du code général des impôts ;
- à supposer même que son activité ne puisse pas être regardée comme sédentaire, au vu des tâches réalisées au sein de ses locaux situés en zone franche, elle doit être regardée comme y détenant une implantation matérielle effective ; en outre, elle emploie à temps plein un salarié dans ses locaux ;
- à titre subsidiaire, le bénéfice de l'article 44 octies A du code général des impôts peut être remis en cause concernant les seuls bénéfices tirés de son activité de location de biens à usage d'habitation, et non concernant les bénéfices tirés de son activité commerciale ; pour se faire, il convient d'établir une scission entre le bénéfice taxable et celui exonéré et d'imposer le bénéfice taxable issu de l'activité de location après avoir déduit les charges relatives à ces locations, ce qui représente un bénéfice imposable d'un montant respectif de 58 200, 38 652 et 34 448 euros au titre des exercices clos de 2014 à 2016 ;
- pendant les opérations de contrôle, il n'était pas envisagé une remise en cause de l'abattement global sur l'intégralité de l'activité, marchande et civile.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 19 août 2020 et 17 août 2022, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- et les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La SASU Howard Immo, qui exerce une activité de marchand de biens, de promotion immobilière, de gestion locative et de prestations de services a fait l'objet d'une vérification de comptabilité. Par des propositions de rectification en date des 18 décembre 2017 et 28 février 2018, l'administration a remis en cause le bénéfice de l'exonération prévue à l'article 44 octies A du code général des impôts. Par la présente requête, la SASU Howard Immo demande au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a ainsi été assujettie au titre des exercices clos les 31 décembre 2014, 2015 et 2016, pour un montant total de 71 869 euros.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne la loi fiscale :
S'agissant de l'exercice clos en 2014 :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 44 octies A du code général des impôts dans sa rédaction applicable au titre de l'année 2014 : " I.-Les contribuables qui, entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2014, créent des activités dans les zones franches urbaines définies au B du 3 de l'article 42 de la loi n° 95-115 du 4 février 1995 d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire () sont exonérés () d'impôt sur les sociétés () jusqu'au terme du cinquante-neuvième mois suivant celui du début de leur activité dans l'une de ces zones. () Pour bénéficier de l'exonération, l'entreprise doit répondre cumulativement aux conditions suivantes : () d) Son activité doit être une activité industrielle, commerciale ou artisanale au sens de l'article 34 et du 5° du I de l'article 35 ou une activité professionnelle non commerciale au sens du 1 de l'article 92. Sont toutefois exclues les activités de crédit-bail mobilier et de location d'immeubles à usage d'habitation. () II.-L'exonération s'applique au bénéfice d'un exercice ou d'une année d'imposition, déclaré selon les modalités prévues aux articles 50-0,53 A, 96 à 100,102 ter et 103, diminué des produits bruts ci-après qui restent imposables dans les conditions de droit commun : () Lorsque le contribuable n'exerce pas l'ensemble de son activité dans les zones franches urbaines, les bénéfices réalisés sont soumis () à l'impôt sur les sociétés, dans les conditions de droit commun, en proportion du montant hors taxes du chiffre d'affaires ou de recettes réalisé en dehors de ces zones. Par exception aux dispositions du sixième alinéa, le contribuable exerçant une activité de location d'immeubles n'est exonéré qu'à raison des bénéfices provenant des seuls immeubles situés dans une zone franche urbaine. Cette disposition s'applique quel que soit le lieu d'établissement du bailleur ".
3. Au titre de l'exercice clos en 2014, l'administration a remis en cause le bénéfice de l'exonération prévue à l'article 44 octies A du code général des impôts au motif que les bénéfices étaient générés par une activité de location de biens à usage d'habitation qui ne présentait pas un caractère accessoire et indissociable de l'activité principale et qu'en outre, les biens loués n'étaient pas situés au sein d'une zone franche urbaine.
4. Il résulte des dispositions précitées du septième alinéa du II de l'article 44 octies A du code général des impôts qu'en tout état de cause, le contribuable exerçant une activité de location d'immeubles n'est exonéré qu'à raison des bénéfices provenant des seuls immeubles situés dans une zone franche urbaine. En l'espèce, il est constant que les immeubles proposés à la location par la société requérante ne se situent pas au sein d'une zone franche urbaine. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a remis en cause, sur le terrain de la loi fiscale, le bénéfice de l'exonération prévue à l'article 44 octies A du code général des impôts correspondant aux bénéfices tirés de l'activité de location de biens à usage d'habitation.
5. En second lieu, si la société requérante soutient à titre subsidiaire que son bénéfice imposable doit être limité à 58 200 euros au titre de l'exercice clos en 2014, il résulte toutefois de l'instruction qu'en tout état de cause, l'administration a imposé un résultat de 52 503 euros, soit un montant inférieur.
S'agissant des exercices clos en 2015 et 2016 :
6. En premier lieu, aux termes de l'article 44 octies A du code général des impôts dans sa rédaction applicable au titre des années 2015 et 2016 : " I. - Les contribuables qui, entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2020, créent des activités dans les zones franches urbaines-territoires entrepreneurs définies au B du 3 de l'article 42 de la loi n° 95-115 du 4 février 1995 d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire, () sont exonérés () d'impôt sur les sociétés à raison des bénéfices provenant des activités implantées dans la zone () jusqu'au terme du cinquante-neuvième mois suivant celui du début de leur activité dans l'une de ces zones. Ces bénéfices sont soumis () à l'impôt sur les sociétés à concurrence de 40 %, 60 % ou 80 % de leur montant selon qu'ils sont réalisés respectivement au cours de la première, de la deuxième ou de la troisième période de douze mois suivant cette période d'exonération. Pour bénéficier de l'exonération, l'entreprise doit répondre cumulativement aux conditions suivantes : () d) Son activité doit être une activité industrielle, commerciale ou artisanale au sens de l'article 34 et du 5° du I de l'article 35 ou une activité professionnelle non commerciale au sens du 1 de l'article 92. Sont toutefois exclues les activités de crédit-bail mobilier et de location d'immeubles à usage d'habitation. () Lorsque l'activité non sédentaire d'un contribuable est implantée dans une zone franche urbaine-territoire entrepreneur mais est exercée en tout ou partie en dehors d'une telle zone, l'exonération s'applique si ce contribuable emploie au moins un salarié sédentaire à temps plein ou équivalent, exerçant ses fonctions dans les locaux affectés à l'activité, ou si ce contribuable réalise au moins 25 % de son chiffre d'affaires auprès de clients situés dans les zones franches urbaines-territoires entrepreneurs ".
7. Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'un contribuable implanté dans une zone franche urbaine exerce, en tout ou partie en dehors des zones franches urbaines, une activité non sédentaire, l'exonération ne s'applique que si ce contribuable soit emploie au moins un salarié sédentaire à temps plein, ou équivalent, exerçant ses fonctions dans des locaux situés dans la zone franche urbaine d'implantation et affectés à l'activité, soit réalise au moins 25 % de son chiffre d'affaires auprès de clients situés dans les zones franches urbaines. Un contribuable doit être regardé comme réalisant son chiffre d'affaires auprès d'un client situé dans une zone franche urbaine lorsque le lieu de réalisation de l'acte, de la prestation ou de la vente est situé dans une zone franche urbaine.
8. Au titre des exercices clos en 2015 et 2016, l'administration a remis en cause le bénéfice de l'exonération prévue à l'article 44 octies A du code général des impôts au double motif, d'une part, que l'activité de la société n'était pas sédentaire, qu'elle n'employait pas de salarié exerçant ses fonctions dans les locaux affectés à l'activité, ni ne réalisait au moins 25 % de son chiffre d'affaires auprès de clients situés dans une zone franche urbaine et, d'autre part, qu'elle exerçait une activité de location d'immeubles nus à usage d'habitation, exclue du champ d'application du dispositif d'exonération.
9. En premier lieu, la société soutient qu'elle dispose d'un bureau au sein d'une zone franche urbaine où sont effectuées l'intégralité de ses tâches administratives, la réception des clients et de leurs appels, des prestataires et du courrier. Pour le justifier, elle se borne à produire un bail de location, quelques courriers qui ont été expédiés à son adresse située au sein de la zone franche et l'appel à cotisation d'un contrat d'assurance portant sur une période postérieure aux exercices en litige. Toutefois, si elle dispose d'un local au troisième étage d'un immeuble situé au centre-ville de Toulon, l'activité de marchand de biens que la société soutient exercer à titre principal porte uniquement sur un immeuble situé à Brignoles, à 50 kilomètres de la zone franche urbaine. L'administration relève que le gérant de la société avait indiqué lors de la première intervention sur place du service vérificateur qu'aucun client n'était rencontré au sein des locaux en zone franche, les rendez-vous se tenant sur le lieu de vente situé à Brignoles ou chez le notaire pour la signature des actes. Le 15 juin 2013, la société a conclu un contrat à durée indéterminée avec Mme A, épouse du gérant de la société requérante, portant sur un emploi de secrétaire commerciale localisé au siège de la société, au sein de la zone franche. Ce contrat prévoit la possibilité de déplacements selon les nécessités du travail et à ce titre la société a versé à Mme A des frais de déplacement d'un montant de 1 390 euros en 2016 témoignant de la réalisation de nombreux déplacements. Par suite, il résulte de l'ensemble de ces éléments que l'activité exercée par la société requérante n'est pas sédentaire.
10. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que la société ne réalise pas au moins 25 % de son chiffre d'affaires auprès de clients situés dans les zones franches urbaines.
11. En troisième et dernier lieu, la société soutient qu'elle emploie à temps plein un salarié dans ses locaux situés au sein de la zone franche urbaine. Il résulte toutefois de l'instruction qu'aucun matériel bureautique tel qu'un ordinateur, une imprimante ou un photocopieur ne figure au bilan de la société mais que la salariée utilise des équipements lui appartenant. Ce local loué pour un loyer mensuel de 100 euros ne dispose d'aucun abonnement internet ou téléphonique, alors que la société possède un site internet afin d'assurer la publicité des produits proposés à la vente. Si la société a indiqué que la salariée utilisait la clé 4 G de son fournisseur d'accès Free, ce dernier a répondu à l'administration, dans le cadre de son droit de communication, qu'elle ne disposait pas d'un tel abonnement. Aucun justificatif ne témoignant de la présence habituelle de Mme A dans les locaux situés en zone franche urbaine n'a été produit, ni aucune preuve de rendez-vous avec des tiers dans ces locaux. En outre, aucune consommation d'eau n'a été constatée dans ce local entre 2014 et 2016. Seul un mètre cube a été consommé entre les mois d'août et de novembre 2016 tandis que deux mètres cubes avaient été consommés entre les mois d'avril et juillet 2013 alors que cet appartement comporte une salle d'eau et une cuisine. Enfin, la réception de quelques courriers à l'adresse située en zone franche urbaine ainsi que la production de deux photographies non datées présentant un poste de travail a priori en état de fonctionnement ne sont pas de nature à témoigner de la réalisation d'activités effectives au sein de cette zone. Par suite, il ne résulte pas de l'instruction que la salariée de la société requérante exerçait des fonctions sédentaires à temps plein dans le local de la société situé au sein de la zone franche urbaine, ni même que la société disposait d'une implantation matérielle effective au sein de la zone franche urbaine. En conséquence, c'est à bon droit que l'administration a remis en cause, sur le terrain de la loi fiscale, le bénéfice de l'exonération prévue à l'article 44 octies A du code général des impôts.
En ce qui concerne l'interprétation administrative de la loi fiscale :
12. En premier lieu, si la société requérante évoque de nombreux bulletins officiels des impôts pour étayer sa position, elle ne peut pas être regardée comme revendiquant le bénéfice d'une interprétation administrative de la loi fiscale spécifique sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales. Au surplus, les documentations administratives évoquées par la société ne donnent pas de la loi fiscale une interprétation différente de celle dont il a été fait application dans le présent jugement.
13. En second lieu, la société requérante précise que pendant les opérations de contrôle, il n'était pas envisagé une remise en cause de l'abattement global sur l'intégralité de son activité, marchande et civile. Toutefois, elle ne peut pas être regardée comme se prévalant ainsi d'une prise de position formelle de l'administration sur le fondement de l'article L. 80 B du livre des procédures fiscales. Au demeurant, les échanges verbaux et écrits effectués entre la société et le service de vérificateur au cours des opérations de vérification ne peuvent pas être considérés comme une prise de position formelle de l'administration qui lui serait opposable sur le fondement des dispositions précitées.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la société Howard Immo n'est pas fondée à demander la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos les 31 décembre 2014, 2015 et 2016.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans le présent litige, verse quelque somme que ce soit à la société requérante au titre des frais exposés dans le cadre de la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SASU Howard Immo est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée unipersonnelle Howard Immo et au directeur départemental des finances publiques du Var.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Bernabeu, présidente,
M. Hamon, premier conseiller,
M. Sportelli, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2022.
Le rapporteur,
Signé
T. C
La présidente,
Signé
M. B
La greffière,
Signé
E. PERROUDON
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026