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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2001696

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2001696

jeudi 16 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2001696
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantNORMAND & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante : Par une requête enregistrée le 1er juillet 2020, M. A B, représenté par Me Barthélémy, demande au tribunal : 1°) à titre principal, de condamner le centre hospitalier de la Dracénie à lui verser une indemnité d'un montant total de 12 455 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'infection nosocomiale intervenue à la suite de sa prise en charge chirurgicale du 15 mars 2017, et d'assortir cette somme des intérêts au taux légal à compter du 24 avril 2020, date de la réception de sa demande préalable d'indemnisation, et de la capitalisation des intérêts ; 2°) à titre subsidiaire, de nommer un expert avec mission habituelle en la matière ; 3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de la Dracénie une somme de 4 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - le centre hospitalier de la Dracénie est responsable de l'infection nosocomiale qu'il a contractée ; - il a subi un déficit fonctionnel temporaire qui doit être réparé à hauteur de 480 euros ; - il a enduré des souffrances qui doivent être réparées à hauteur de 8 000 euros ; - il subit un préjudice esthétique permanent qui doit être réparé à hauteur de 2 000 euros ; - il a subi un préjudice esthétique temporaire qui doit être réparé à hauteur de 1 000 euros ; - il a subi un préjudice résultant de l'aide par une tierce personne qui doit être réparé à hauteur de 975 euros. Par des mémoires enregistrés le 3 septembre 2020 et le 7 décembre 2022, la caisse primaire d'assurance maladie du Var, représentée par Me Vergeloni, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures : 1°) de condamner le centre hospitalier de la Dracénie au remboursement des prestations qu'elle a versées à M. B, pour un montant total de 7 706,87 euros, et d'assortir cette somme des intérêts au taux légal à compter du 3 septembre 2020, date de dépôt de son mémoire, et de la capitalisation des intérêts ; 2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de la Dracénie l'indemnité forfaitaire de gestion prévue par l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, d'un montant de 1 114 euros ; 3°) de mettre à la charge de tout succombant une somme de 1 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que la somme de 7 706,87 euros correspond au montant définitif des prestations qu'elle a versées au requérant au titre de l'infection nosocomiale en cause. Par un mémoire en défense enregistré le 15 septembre 2020, le centre hospitalier de la Dracénie, représenté par Me Cariou, conclut : 1°) à titre principal, au rejet de la requête et des demandes de la caisse primaire d'assurance maladie du Var ; 2°) à titre subsidiaire, à la désignation d'un nouvel expert avec mission habituelle en la matière. Il soutient que : - le rapport d'expertise du 24 juin 2019 ne lui est pas opposable dès lors qu'il n'a pas été établi de façon contradictoire ; - le caractère nosocomial de l'infection fait débat ; - une nouvelle mesure d'expertise est nécessaire. Par une ordonnance du 29 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 décembre 2022. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code civil ; - le code de la santé publique ; - le code de la sécurité sociale ; - l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2023 ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Kiecken, premier conseiller, - et les conclusions de Mme Wustefeld, rapporteure publique. Considérant ce qui suit : 1. M. B, né en 1951, a bénéficié le 15 mars 2017 d'une acromioplastie de l'épaule gauche sous anesthésie générale au sein du centre hospitalier de la Dracénie. Il a été transféré le lendemain à la clinique du Bessillon à Draguignan en vue de sa rééducation. Au cours de son séjour à la clinique, il a présenté l'apparition sur la plaie opératoire d'un bouton inflammatoire avec écoulement. D'abord traitée à la clinique du Bessillon, la complication infectieuse a ensuite fait l'objet d'un lavage chirurgical réalisé le 11 mai 2017 au centre hospitalier de la Dracénie. Les prélèvements microbiologiques ont alors mis en évidence la présence d'un propionibacterium acnes. À la suite du dépôt du rapport d'expertise diligentée dans le cadre d'une instance devant l'autorité judiciaire, le requérant a présenté une demande indemnitaire au centre hospitalier, dont il n'est pas contesté qu'elle a été reçue le 24 avril 2020. Face au silence gardé sur cette demande, il saisit le tribunal du présent recours. Sur les conclusions indemnitaires : En ce qui concerne la responsabilité : 2. D'une part, aux termes de l'article L. 1142-1, paragraphe I, alinéa 2, du code de la santé publique, les établissements, services ou organismes dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins " sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère ". Doit être regardée, au sens de ces dispositions, comme présentant un caractère nosocomial une infection survenant au cours ou au décours de la prise en charge d'un patient et qui n'était, ni présente ni en incubation au début de celle-ci, sauf s'il est établi qu'elle a une autre origine que la prise en charge (voir, en ce sens, arrêt du Conseil d'État du 23 mars 2018, numéro 402237, point 2). 3. D'autre part, le respect du caractère contradictoire de la procédure d'expertise implique que les parties soient mises à même de discuter devant l'expert des éléments de nature à exercer une influence sur la réponse aux questions posées par la juridiction saisie du litige. Lorsqu'une expertise est entachée d'une méconnaissance de ce principe ou lorsqu'elle a été ordonnée dans le cadre d'un litige distinct, ses éléments peuvent néanmoins, s'ils sont soumis au débat contradictoire en cours d'instance, être régulièrement pris en compte par le juge, soit lorsqu'ils ont le caractère d'éléments de pur fait non contestés par les parties, soit à titre d'éléments d'information dès lors qu'ils sont corroborés par d'autres éléments du dossier (voir, en ce sens, arrêt du Conseil d'État du 23 octobre 2019, numéro 419274, point 3). 4. Il résulte du rapport d'expertise du 24 juin 2019 établi par le docteur C, chirurgien des hôpitaux du service de santé des armées à la clinique Saint-Michel à Toulon, versé à l'appui de la requête de M. B, que les premiers signes d'une boursouflure inflammatoire de la cicatrice " faisant fortement suspecté un processus infectieux sous-jacent " sont apparus dès le 3 avril 2017. L'expert relève également que " cette boursouflure est évocatrice d'une infection du site opératoire profond ". Même s'il a estimé que le traitement de l'infection à la clinique du Bessillon, du fait notamment du retard de diagnostic et d'un geste d'ouverture cicatriciel, était constitutif d'une faute médicale, l'expert a attribué l'origine de la complication cutanée présentée par M. B à une infection nosocomiale contractée à l'occasion de l'intervention chirurgicale au sein du centre hospitalier de la Dracénie, en indiquant dans son rapport que ce mauvais traitement à la clinique du Bessillon n'était " pas à l'origine de cette infection " et qu'il n'avait pas non plus " entraîné de sur-contamination du site opératoire ". 5. Si, comme le relève la défense, ce rapport d'expertise n'a pas été établi de façon contradictoire dès lors que le centre hospitalier de la Dracénie n'a pas été mis en mesure de discuter de ces éléments devant l'expert, les éléments de pur fait précédemment exposés ne sont pas contestés en défense et les éléments d'information pertinents sont corroborés par d'autres éléments du dossier, en particulier par les comptes rendus d'hospitalisation de la clinique du Bessillon du 24 avril 2017 et du 9 mai 2017 et par le compte rendu de consultation du centre hospitalier de la Dracénie du 30 mai 2017. 6. Ainsi, au regard du faisceau d'éléments résultant de l'instruction, l'infection en cause doit être regardée comme étant survenue au cours de la prise en charge de M. B au sein du centre hospitalier de la Dracénie. Cette infection, dont il ne résulte pas de l'instruction qu'elle aurait été présente ou en incubation au début de la prise en charge ni qu'elle aurait une autre origine, doit donc être regardée comme revêtant un caractère nosocomial au sens et pour l'application de l'article L. 1142-1, paragraphe I, alinéa 2, du code de la santé publique (voir, en ce sens, arrêt du Conseil d'État du 20 mars 2011, numéro 336721). 7. Par suite, le centre hospitalier de la Dracénie, qui ne rapporte pas la preuve d'une cause étrangère, est responsable des dommages résultant de cette infection nosocomiale. En ce qui concerne les préjudices de M. B : S'agissant des préjudices corporels : 8. En premier lieu, il résulte de l'instruction que M. B, qui est marié, retraité, et pratique le jardinage et le bricolage, a quitté la clinique du Bessillon le 24 avril 2017 mais qu'il a été de nouveau hospitalisé à la clinique du 5 au 7 mai 2017 pour la prise en charge de son infection nosocomiale puis au centre hospitalier de la Dracénie du 11 au 16 mai 2017 pour le lavage chirurgical de la plaie et sa convalescence. Il a également subi un déficit fonctionnel temporaire partiel qu'il convient d'évaluer à 25 % du 2 au 4 mai 2017 et du 8 au 10 mai 2017, puis à 10 % du 17 mai au 11 août 2017, date de consolidation de son état de santé. Dans les circonstances de l'espèce, sur la base d'un montant journalier d'environ 13 euros pour un déficit total, il sera fait une juste appréciation du déficit fonctionnel temporaire du requérant en le fixant à la somme de 300 euros. 9. En deuxième lieu, il sera fait une juste appréciation des souffrances endurées par le requérant avant consolidation de son état de santé en les évaluant à 3/7 et en fixant ce chef de préjudice à la somme de 3 500 euros. 10. En troisième lieu, il sera fait une juste appréciation du préjudice esthétique temporaire résultant du port d'une écharpe pendant 15 jours à compter du 5 mai 2017 en l'évaluant à 1/7 et en fixant ce chef de préjudice à la somme de 500 euros. 11. En quatrième lieu, il sera fait une juste appréciation du préjudice esthétique permanent résultant d'une cicatrice disgracieuse liée à l'infection nosocomiale en l'évaluant à 1/7 et en fixant ce chef de préjudice à la somme de 1 000 euros. S'agissant des préjudices patrimoniaux : 12. D'une part, lorsque le juge administratif indemnise la victime d'un dommage corporel du préjudice résultant pour elle de la nécessité de recourir à l'aide d'une tierce personne dans les actes de la vie quotidienne, il détermine d'abord l'étendue de ces besoins d'aide et les dépenses nécessaires pour y pourvoir. Il fixe, ensuite, le montant de l'indemnité qui doit être allouée par la personne publique responsable du dommage, en tenant compte des prestations dont, le cas échéant, la victime bénéficie par ailleurs et qui ont pour objet la prise en charge de tels frais. À ce titre, il appartient au juge, lorsqu'il résulte de l'instruction que la victime bénéficie de telles prestations, de les déduire d'office de l'indemnité mise à la charge de la personne publique, en faisant, si nécessaire, usage de ses pouvoirs d'instruction pour en déterminer le montant (voir, en ce sens, arrêt du Conseil d'État du 30 novembre 2021, numéro 438391, point 2). 13. D'autre part, pour déterminer le montant de l'indemnité réparant le préjudice qui résulte de l'assistance par une tierce personne, le juge doit se fonder sur un taux horaire déterminé, au vu des pièces du dossier, par référence, soit au montant des salaires des personnes à employer augmentés des cotisations sociales dues par l'employeur, soit aux tarifs des organismes offrant de telles prestations, en permettant le recours à l'aide professionnelle d'une tierce personne d'un niveau de qualification adéquat et sans être lié par les débours effectifs dont la victime peut justifier. Il n'appartient notamment pas au juge, pour déterminer cette indemnisation, de tenir compte de la circonstance que l'aide a été ou pourrait être apportée par un membre de la famille ou un proche de la victime (voir, en ce sens, arrêt du Conseil d'État du 27 mai 2021, numéro 433863, point 2). 14. Il résulte de l'instruction que M. B a eu besoin d'assistance par une tierce personne pour les besoins de la vie quotidienne du 17 mai au 2 juin 2017, soit pendant une période d'environ deux semaines, à raison de 5 heures par semaine, et non par jour comme allégué par le requérant. Il ne résulte pas de l'instruction qu'une assistance spécialisée aurait toutefois été nécessaire. Il y a donc lieu, dans les circonstances de l'espèce, de fixer le taux horaire à 14 euros, correspondant au montant horaire moyen du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) charges sociales incluses, le montant du SMIC horaire brut étant de 9,76 euros au 1er janvier 2017. Il ne résulte pas de l'instruction que la victime aurait bénéficié de prestations ayant pour objet la prise en charge de ces frais. Dans ces circonstances, il sera fait une juste appréciation du préjudice résultant de l'assistance de M. B par une tierce personne, pour une période limitée à 12 heures, en le fixant à la somme de 160 euros. 15. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de désigner un nouvel expert, que M. B est fondé à demander la condamnation du centre hospitalier de la Dracénie à lui verser une indemnité d'un montant total de 5 460 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'infection nosocomiale intervenue à la suite de sa prise en charge chirurgicale du 15 mars 2017. En ce qui concerne les dépenses de santé exposées par la caisse primaire d'assurance maladie du Var : 16. Il résulte de l'instruction, en particulier de la notification définitive des débours et de l'attestation d'imputabilité versées aux débats, que la caisse primaire d'assurance maladie du Var a exposé des frais hospitaliers, médicaux, pharmaceutiques, d'appareillage et de transport pour la prise en charge de M. B au titre de son infection nosocomiale, d'un montant total de 7 706,87 euros. 17. La caisse primaire d'assurance maladie du Var est donc fondée à demander la condamnation du centre hospitalier de la Dracénie à lui rembourser la somme de 7 706,87 euros. Sur les intérêts et leur capitalisation : En ce qui concerne l'indemnité versée à M. B : 18. En premier lieu, en vertu de l'article 1231-6 du code civil, M. B a droit aux intérêts au taux légal sur la somme de 5 460 euros à compter du 24 avril 2020, date de réception par le centre hospitalier de la Dracénie de sa demande d'indemnisation préalable. 19. En second lieu, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. Le requérant a demandé la capitalisation des intérêts le 1er juillet 2020. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 24 avril 2021, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date. En ce qui concerne le remboursement des débours de la caisse primaire d'assurance maladie du Var : 20. En premier lieu, en vertu de l'article 1231-6 du code civil, la caisse primaire d'assurance maladie du Var a droit aux intérêts au taux légal sur la somme de 7 706,87 euros à compter du 3 septembre 2020, date d'enregistrement de son mémoire au greffe du tribunal. 21. En second lieu, la caisse primaire d'assurance maladie du Var a demandé la capitalisation des intérêts le 3 septembre 2020. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 3 septembre 2021, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date. Sur l'indemnité forfaitaire de gestion : 22. Aux termes de l'article L. 376-1, alinéa 9, du code de la sécurité sociale : " En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget, en fonction du taux de progression de l'indice des prix à la consommation hors tabac prévu dans le rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour l'année considérée ". L'arrêté du 15 décembre 2022 a porté le montant maximal de cette indemnité forfaitaire de gestion au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2023 à la somme de 1 162 euros. 23. Il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de la Dracénie l'indemnité forfaitaire prévue par ces dispositions au profit de la caisse primaire d'assurance maladie du Var, soit 1 162 euros, alors même que la caisse se borne à demander la somme de 1 114 euros, représentant le montant maximal de l'indemnité au titre de l'année 2022, et qu'elle n'a pas actualisé le montant de ses conclusions (voir, en ce sens, implicitement, arrêt du Conseil d'État du 19 décembre 2007, numéro 258305). Sur les frais liés au litige : 24. L'article L. 761-1 du code de justice administrative prévoit : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ". Il résulte de ces dispositions que la partie qui perd pour l'essentiel a la qualité de partie perdante (voir, en ce sens, arrêt du Conseil d'État du 28 mai 2021, numéro 437429, point 24). 25. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de la Dracénie la somme de 2 000 euros à verser à M. B et celle de 1 500 euros à verser à la caisse primaire d'assurance maladie du Var, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. D E´ C I D E :Article 1er : Le centre hospitalier de la Dracénie versera à M. B la somme de 5 460 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 24 avril 2020 et des intérêts capitalisés à compter du 24 avril 2021, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date. Article 2 : Le centre hospitalier de la Dracénie versera à la caisse primaire d'assurance maladie du Var la somme de 7 706,87 euros au titre des débours et la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion. La somme de 7 706,87 euros sera assortie des intérêts au taux légal à compter du 3 septembre 2020 et des intérêts capitalisés à compter du 3 septembre 2021, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date. Article 3 : Le centre hospitalier de la Dracénie versera une somme de 2 000 euros à M. B et une somme de 1 500 euros à la caisse primaire d'assurance maladie du Var, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Article 4 : Le surplus des conclusions du centre hospitalier de la Dracénie est rejeté. Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au centre hospitalier de la Dracénie et à la caisse primaire d'assurance maladie du Var. Délibéré après l'audience du 19 janvier 2023, à laquelle siégeaient :M. Harang, président, M. Silvy, premier conseiller,M. Kiecken, premier conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2023. Le rapporteur,SignéA. KIECKEN Le président, Signé Ph. HARANGLa greffière,SignéA. CAILLEAUX La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,La greffière,2N° 2001696

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