mardi 31 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2002007 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 4ème chambre - Juge Unique |
| Avocat requérant | LUCIANI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 juillet 2020 et un mémoire enregistré le 14 janvier 2022, la SARL Immeca, représentée par Me Luciani, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droit et pénalités, des cotisations de taxe foncière qui lui ont été réclamées au titre des années 2017 et 2018 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la SAS les constructions mécaniques Dimeo qui loue son bâtiment ne peut être regardée comme un établissement industriel, la valeur locative du bien ne pouvant dès lors être évaluée selon la méthode comptable en application de l'article 1499 du code général des impôts
- les activités de conception, assemblage, montage et réparation ne relèvent pas d'une activité industrielle au sens de l'article 1499 du code général des impôts.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 octobre 2020, l'administratrice générale des finances publiques de la direction de contrôle fiscal Sud-Est conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 février 2021, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés
Par une ordonnance du 5 janvier 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 janvier 2022.
Un mémoire, présenté par l'administratrice générale des finances publiques de la direction de contrôle fiscal Sud-Est, a été enregistré le 2 février 2022, postérieurement à la clôture de l'instruction, et n'a pas été communiqué
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- la loi 72-657 du 13 juillet 1972 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. A, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges relevant de cet article.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Hamon, magistrat désigné,
- les conclusions de Mme Karine Duran-Gottschalk, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La Sarl Immeca est propriétaire d'un ensemble immobilier sur la commune de Six-Fours les-Plages donné en location à la SAS les constructions mécaniques Dimeo et à la société Dimeca. A la suite d'une procédure de vérification de la comptabilité de la SAS les constructions mécaniques Dimeo, l'administration fiscale a décidé de requalifier les locaux de cette dernière en tant qu'établissement industriel au sens de l'article 1499 du code général des impôts, entrainant une revalorisation des immobilisations mises à sa disposition par la Sarl Immeca selon la méthode comptable. Après avoir fait l'objet d'une proposition de rectification et d'une mise en recouvrement des impositions supplémentaires en matière de taxes foncières au titre des années 2017 et 2018, la société Immeca a contesté les sommes mises à sa charge par une réclamation en date du 17 décembre 2019, laquelle a été rejetée par l'administration le 2 juin 2020. Par la présente requête, la SARL Immeca demande au tribunal de prononcer la décharge, en droit et pénalités, des cotisations de taxe foncières supplémentaires qui lui ont été réclamées au titre des années 2017 pour un montant de 12 401 euros et 2018 pour un montant de 12 338 euros.
2. Aux termes de l'article 1499 du code général des impôts : " La valeur locative des immobilisations industrielles passibles de la taxe foncière sur les propriétés bâties est déterminée en appliquant au prix de revient de leurs différents éléments, revalorisé à l'aide des coefficients qui avaient été prévus pour la révision des bilans, des taux d'intérêt fixés par décret en Conseil d'Etat () ". Revêtent un caractère industriel, au sens de ces dispositions, les établissements dont l'activité nécessite d'importants moyens techniques, non seulement lorsque cette activité consiste dans la fabrication ou la transformation de biens corporels mobiliers, mais aussi lorsque le rôle des installations techniques, matériels et outillages mis en œuvre, fût-ce pour les besoins d'une autre activité, est prépondérant.
3. Il résulte de l'instruction que l'activité de la SAS les constructions mécaniques Dimeo est spécialisée dans le secteur de la mécanique industrielle. Il ressort des informations disponibles sur cette entreprise que ses activités de base consistent en l'usinage et la mécanique de précisions lesquelles ont été complétées par la chaudronnerie de haut niveau, des bureaux d'études, la réalisation, le contrôle et la maintenance d'ensembles mécaniques, son activité s'exerçant principalement dans le nucléaire (machines d'inspection de cuves, composant de chaufferies, l'armement (composants mécaniques, maintenance robinetteries et pompes) et le spatial (outillages et pièces de vol). Il n'est pas contesté que ces activités nécessitent notamment des activités d'alésage, de tournage, perçage, sciage, crénelage, meulage, affutage, d'assemblage. Ces activités nécessitent d'importants moyens techniques complexes eu égard notamment aux domaines dans lesquelles s'exercent les activités de la société, à savoir le nucléaire, l'armement et le spatial. Il n'est pas contesté par la société requérante que la valeur des outillages en 2015 et 2016 s'élevait à 1 398 232 euros et 1 721 559 euros en 2017. Ces sommes représentent plus de 80 % de la valeur des immobilisations. L'essentiel de son chiffre d'affaires est constitué par la vente de produits finis et les salaires exposés sont essentiellement versés au personnel chargé de la production. En outre, si la société a aussi comptabilisé, au titre de la production vendue, des réparations, celles-ci apparaissent minoritaires et accessoires au regard de l'activité de fabrication de la société. Dès lors, la société exerce principalement une activité de fabrication ou transformation de biens corporels mobiliers, ce qui constitue une activité industrielle par nature. Par ailleurs, les installations techniques et outillages utilisés par cette société dans le cadre de son activité sont importants. Par suite, la SARL Immeca n'est pas fondée à soutenir que la SAS les constructions mécaniques Dimeo qui loue son bâtiment, ne peut être regardée comme un établissement industriel au sens de l'article 1499 du code général des impôts
4. Il résulte de tout ce qui précède que la société requérante n'est pas fondée à demander la décharge en droit et pénalités, des cotisations de taxe foncière qui lui ont été réclamées au titre des années 2017 et 2018.
Sur les frais liés au litige :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans le présent litige, verse quelque somme que ce soit à la société requérante au titre des frais exposés dans le cadre de la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL Immeca est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Immeca, à l'administratrice générale des finances publiques de la direction de contrôle fiscal Sud-Est et au directeur départemental des finances publiques du Var.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
signé
L. A
La greffière,
signé
F. OUJABER
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026