jeudi 16 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2002052 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | DURAND |
Vu la procédure suivante : Par une requête et un mémoire enregistrés le 3 août 2020 et le 27 avril 2021, la commune de Pontevès, venant aux droits du syndicat à vocation unique (SIVU) BARTAVPON, représentée par Me Durand, demande au tribunal : 1°) de condamner in solidum la société Sade Cgth et la société Cabinet d'études Marc Merlin à lui verser une indemnité d'un montant total de 391 297,89 euros hors taxes (HT) en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait des désordres survenus dans la station d'épuration de Pontevès, d'assortir cette somme des intérêts au taux légal à compter du dépôt de la requête, et de la capitalisation des intérêts ; 2°) de mettre à la charge de la société Sade Cgth et de la société Cabinet d'études Marc Merlin une somme de 10 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - la société Sade Cgth et la société Cabinet d'études Marc Merlin sont solidairement responsables des dommages sur le fondement de la responsabilité décennale des constructeurs ; - les sociétés sont également solidairement responsables des dommages du fait de leur manquement à l'obligation de conseil ; - la société Sade Cgth n'établit pas que la force majeure serait à l'origine des désordres ; - le coût des travaux de remise en état de l'ouvrage s'élève à la somme totale de 350 000 euros, dont 300 000 euros au titre des travaux de réfection, 30 000 euros au titre des honoraires de mission de maîtrise d'œuvre, 10 000 euros au titre des études géotechniques et 10 000 euros au titre des acquisitions foncières ; - elle a subi des dommages résultant de la perte de la prime d'épuration au titre des années 2014 à 2018, d'un montant total de 14 629,01 euros ; - les frais d'expertise d'un montant total de 26 668,88 euros, doivent lui être remboursés. Par un mémoire en défense enregistré le 26 février 2021, la société Sade Cgth, représentée par Me Guillet, conclut : 1°) à titre principal, au rejet de la requête, en tant qu'elle est dirigée contre elle ; 2°) à titre subsidiaire, à la désignation d'un expert pour un complément d'expertise, à la réduction de sa condamnation et à la condamnation de la société Cabinet d'études Marc Merlin à la relever et la garantir entièrement de toute condamnation ; 3°) à la mise à la charge de la requérante d'une somme de 10 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; 4°) à la mise à la charge de la requérante des dépens. Elle soutient que : - elle n'est pas responsable des désordres ; - les préjudices sont évalués de manière excessive ; - le lien de causalité du préjudice résultant d'une perte de la prime d'épuration n'est pas établi ; - seule la société Cabinet d'études Marc Merlin pourrait être tenue responsable des désordres. Par un mémoire en défense enregistré le 4 juillet 2022, la société Cabinet d'études Marc Merlin, représentée par Me Lacan, conclut : 1°) à titre principal, au rejet de la requête, en tant qu'elle est dirigée contre elle ; 2°) à titre subsidiaire, à la condamnation de la société Sade Cgth à la relever et la garantir entièrement de toute condamnation ; 3°) à la mise à la charge de la requérante d'une somme de 2 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; 4°) à la mise à la charge de la requérante des dépens. Elle soutient que : - elle n'est pas responsable des désordres ; - seule la société Sade Cgth peut être tenue responsable des désordres. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code civil ; - le code de la commande publique ; - le code général des collectivités territoriales ; - le code des marchés publics ; - la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985 ; - le décret n° 93-1268 du 29 novembre 1993 ; - l'arrêté du 21 décembre 1993 précisant les modalités techniques d'exécution des éléments de mission de maîtrise d'œuvre confiés par des maîtres d'ouvrage publics à des prestataires de droit privé ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Kiecken, premier conseiller, - les conclusions de Mme Wustefeld, rapporteure publique, - les observations de Me Durand, pour la commune de Pontevès, - et les observations de Me Guillet, pour la société Sade Cgth. Considérant ce qui suit : 1. Dans le cadre d'un projet de construction d'une station d'épuration, la commune de Pontevès a attribué le 19 septembre 2005 à la société Cabinet d'études Marc Merlin un marché public de maîtrise d'œuvre pour la réalisation d'un réseau de transit des eaux usées. Ce projet avait pour objectif de raccorder le réseau communal à la station d'épuration de la commune voisine de Barjols. Un syndicat intercommunal associant les communes de Barjols, Tavernes et Pontevès (SIVU BARTAVPON), était alors créé en 2007. 2. Cependant ce projet a été abandonné dès 2009 en raison de son coût, au profit d'un projet de construction d'une nouvelle station d'épuration autonome sur le territoire de la commune de Pontèves. Le marché de maîtrise d'œuvre a alors été modifié par avenant du 19 mars 2011, pour tenir compte de l'évolution des besoins du maître de l'ouvrage. Un marché de travaux a ensuite été attribué le 5 juin 2012 à la société Sade Cgth pour la création d'une station d'épuration par lits à macrophytes, selon le procédé de filtres plantés de roseaux. L'ouvrage a été réceptionné avec réserve le 27 mars 2013 et les réserves ont été levées le 6 août 2013. Le SIVU a été dissous par arrêté du préfet du Var du 18 mars 2016. 3. Dès le courant de l'année 2014, il a été constaté des rejets d'effluents anormaux de la station d'épuration vers le milieu naturel. En sa qualité de maîtresse de l'ouvrage, la commune de Pontevès, venant aux droits du SIVU BARTAVPON, demande la condamnation in solidum de la société Cabinet d'études Marc Merlin et de la société Sade Cgth à raison de ces désordres. Sur les conclusions indemnitaires : En ce qui concerne les responsabilités : 4. Il résulte des principes qui régissent la garantie décennale des constructeurs que des désordres apparus dans le délai d'épreuve de dix ans, de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination dans un délai prévisible, engagent leur responsabilité, même s'ils ne se sont pas révélés dans toute leur étendue avant l'expiration du délai de dix ans. Le constructeur dont la responsabilité est recherchée sur ce fondement ne peut en être exonéré, outre les cas de force majeure et de faute du maître d'ouvrage, que lorsque, eu égard aux missions qui lui étaient confiées, il n'apparaît pas que les désordres lui soient en quelque manière imputables (voir, en ce sens, arrêt du Conseil d'État du 9 mars 2018, numéro 406205, point 10). 5. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport de l'expertise ordonnée par le tribunal et réalisée par M. A B, que les désordres dans la station d'épuration résultent de l'absence de mise en place d'un second étage dans le système de filtration des eaux usées à écoulement vertical. Ces désordres sont imputables à la société Cabinet d'études Marc Merlin, chargée de la maîtrise d'œuvre, au titre de défauts de conception, de surveillance et de contrôle. Ils sont également imputables à la société Sade Cgth, chargée de la création de l'ouvrage, au titre de la mise en œuvre d'un système de traitement inadapté. 6. Si la société Sade Cgth se prévaut en défense d'un rapport réalisé à sa demande par un autre expert qui établirait que la station d'épuration fonctionne correctement, ce rapport n'a, contrairement au rapport de M. B, pas été réalisé en présence de l'ensemble des parties au litige et il n'est corroboré par aucun élément sérieux du dossier. Il résulte ainsi de l'instruction que les désordres en cause ont rendu l'ouvrage impropre à sa destination. 7. Enfin, si la défense soutient que les désordres trouveraient en réalité leur origine dans la qualité des effluents entrants, une telle cause ne résulte pas de l'expertise contradictoire de M. B. Dans ces conditions, la circonstance que les effluents entrants seraient de mauvaise qualité n'est pas de nature à caractériser une faute de la maîtresse de l'ouvrage ni, en tout état de cause, un cas de force majeure. 8. Dans ces conditions, la commune de Pontevès est fondée à demander que la responsabilité décennale in solidum de la société Sade Cgth et la société Cabinet d'études Marc Merlin soit engagée à raison des désordres dans la station d'épuration. En ce qui concerne les préjudices : 9. En premier lieu, la commune de Pontevès a droit à la réparation du préjudice résultant du coût des travaux de réfection pour la réalisation d'un second étage dans le système de filtration, évalué entre 250 000 et 300 000 euros par M. B. Si l'existence de ce préjudice ne saurait être mise en doute, la requérante n'apporte toutefois pas d'éléments suffisants pour justifier du montant réclamé de 300 000 euros et il sera donc évalué, au regard notamment du coût de la construction initiale, à la somme de 250 000 euros. 10. Par ailleurs, comme le fait valoir la société Sade Cgth, la mise en œuvre d'un second étage de filtration, même s'il est le seul moyen de réparer les désordres de la station d'épuration, améliorera l'ouvrage et apportera ainsi une plus-value qui doit être déduite du montant de la réparation due à la commune. Dans les circonstances de l'espèce, compte tenu notamment de la différence de prix déterminée dans l'acte d'engagement du marché de travaux avec un système de filtration à deux étages, il sera fait une juste appréciation de cette plus-value en l'évaluant à 30 % du coût des travaux de réfection et en fixant ainsi le montant de l'indemnité à laquelle peut prétendre la maîtresse de l'ouvrage pour la réalisation des travaux de réfection à la somme de 175 000 euros (voir, en ce sens, arrêt du Conseil d'État du 7 juin 1985, numéros 35724;36350;43649). 11. En deuxième lieu, la commune de Pontevès réclame une indemnisation au titre des honoraires de mission de maîtrise d'œuvre, des études géotechniques et des coûts des acquisitions foncières nécessaires à la réalisation des travaux de réfection. Ces chefs de préjudices ont été évalués par M. B à hauteur respectivement des sommes de 25 000 à 30 000 euros, 10 000 euros et 10 000 euros. Ils ne sont pas sérieusement contestés en défense. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation de ces chefs de préjudices en les fixant à la somme globale de 45 000 euros. 12. En troisième lieu, si la commune de Pontevès réclame une indemnisation au titre de la perte de la " prime d'épuration " de la part de l'agence de l'eau pour les années 2014 à 2018, il ne résulte pas de l'instruction, notamment du courrier de cette agence du 16 mai 2019, que ce chef de préjudice revêtirait un caractère de certitude. Cette demande doit, dès lors, être écartée. 13. En quatrième et dernier lieu, les frais d'expertise liquidés et taxés par le tribunal ne sont pas susceptibles de donner lieu à réparation dans le cadre d'une demande indemnitaire mais sont seulement susceptibles d'être mis à la charge de la partie perdante au stade de la condamnation aux dépens de l'instance. 15. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de désigner un expert pour un complément d'expertise, que la commune de Pontevès est fondée à demander la condamnation in solidum de la société Sade Cgth et la société Cabinet d'études Marc Merlin à lui verser la somme totale de 220 000 euros HT. Sur les intérêts et leur capitalisation : 16. En premier lieu, en vertu de l'article 1231-6 du code civil, la requérante a droit, d'une part, aux intérêts au taux légal sur la somme de 220 000 euros à compter du 3 août 2020, date d'enregistrement de sa requête au greffe du tribunal. 17. En second lieu, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée le 3 août 2020. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 3 août 2021, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date. Sur les appels en garantie : En ce qui concerne l'appel formé par la société Sade Cgth : 18. Il résulte de l'instruction, notamment de l'article 4.3 du marché public de maîtrise d'œuvre attribué à la société Cabinet d'études Marc Merlin, que la société était notamment chargée d'une mission d'assistance à la passation des contrats de travaux. A ce titre, elle était chargée de l'élaboration d'un dossier de consultation des entreprises (DCE), en particulier du cahier des clauses techniques particulières (CCTP). Elle était également associée à l'examen des candidatures et des offres et devait établir un rapport destiné au maître de l'ouvrage ayant notamment pour objet " d'analyser les offres des entreprises et s'il y a lieu, les variantes à ces offres, de procéder à la vérification de la conformité des réponses aux documents de la consultation et de faire part des réserves éventuelles qu'elles appellent. " 19. Il ressort du CCTP, en particulier des caractéristiques générales de l'ouvrage, que si des " solutions variantes de filière de traitement " pouvaient être proposées, l'unité de traitement des eaux usées devait nécessairement comprendre deux étages de filtration. Aucune faute de la maîtresse d'œuvre ne saurait donc être retenue au titre de l'élaboration du DCE. 20. En revanche, s'il est constant que la solution variante de l'offre proposée par la société Sade Cgth consistait à ne réaliser qu'un seul étage de filtration, il ne résulte pas de l'instruction que la maîtresse d'œuvre aurait fait part de quelconques réserves au maître de l'ouvrage au sujet de l'absence de conformité d'une telle offre au regard des caractéristiques générales de l'ouvrage telles que définies dans le CCTP. Un tel comportement de la part de la société Cabinet d'études Marc Merlin doit être regardé, compte tenu de la portée de sa mission, comme présentant un caractère fautif de nature à engager sa responsabilité à l'égard de la société Sade Cgth. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation de cette responsabilité en condamnant la société Cabinet d'études Marc Merlin à garantir la société Sade Cgth à hauteur de 90 % de la condamnation solidaire prononcée à l'encontre des deux constructeurs (voir, en ce sens, arrêt du Conseil d'État du 19 novembre 2018, numéro 413017, point 4). En ce qui concerne l'appel formé par la société Cabinet d'études Marc Merlin : 21. Compte tenu de ce qui vient d'être dit, il n'y a pas lieu de statuer sur l'appel formé par la société Cabinet d'études Marc Merlin à l'encontre de la société Sade Cgth, qui tend aux mêmes fins que celui qui vient d'être exposé ci-dessus. 22. Il résulte de ce qui précède que la société Cabinet d'études Marc Merlin est condamnée à garantir la société Sade Cgth à hauteur de 90 % de la condamnation solidaire prononcée à l'encontre des deux constructeurs. Sur les frais liés au litige : 23. L'article L. 761-1 du code de justice administrative prévoit : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ". L'article R. 761-1 du même code prévoit : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens ". Il résulte de ces dispositions que la partie qui perd pour l'essentiel a la qualité de partie perdante (voir, en ce sens, arrêt du Conseil d'État du 28 mai 2021, numéro 437429, point 24). 24. En premier lieu, dans les circonstances particulières de l'espèce, il y a lieu de partager entre la société Cabinet d'études Marc Merlin et la société Sade Cgth, parties perdantes pour l'essentiel dans cette instance, les frais et honoraires de l'expertise liquidés et taxés à la somme de 26 668,88 euros TTC par ordonnance du président du tribunal administratif de Toulon du 26 août 2019. [0]25. En deuxième lieu, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge solidaire de la société Cabinet d'études Marc Merlin et de la société Sade Cgth une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par la requérante et non compris dans les dépens. 26. En troisième et dernier lieu, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font en revanche obstacle à ce que la commune de Pontevès, qui n'a pas la qualité de partie perdante pour l'essentiel, verse à la société Sade Cgth et à la société Cabinet d'études Marc Merlin les sommes que celles-ci réclament au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens. DÉ´ C I D E :Article 1er : La société Sade Cgth et la société Cabinet d'études Marc Merlin sont condamnées in solidum à verser la somme de 220 000 euros HT à la commune de Pontevès. Cette somme sera assortie des intérêts au taux légal à compter du 3 août 2020 et des intérêts capitalisés à compter du 3 août 2021, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date.Article 2 : La société Cabinet d'études Marc Merlin est condamnée à garantir la société Sade Cgth à hauteur à hauteur de 90 % de la condamnation solidaire prononcée à l'article 1er. Article 3 : Les frais d'expertise, liquidés et taxés à la somme de 26 668,88 euros TTC sont partagés entre la société Cabinet d'études Marc Merlin et la société Sade Cgth.Article 4 : La société Cabinet d'études Marc Merlin et la société Sade Cgth verseront solidairement une somme globale de 2 000 euros à la commune de Pontevès, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Article 5 : Le surplus des conclusions de la société Sade Cgth et de la société Cabinet d'études Marc Merlin est rejeté. Article 6 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Pontevès, à la société Sade Cgth et la société Cabinet d'études Marc Merlin.Copie en sera adressée au directeur de la direction départementale des territoires et de la mer du Var. Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023, à laquelle siégeaient :M. Harang, président, M. Silvy, premier conseiller,M. Kiecken, premier conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 janvier 2023. Le rapporteur,SignéA. KIECKEN Le président, Signé Ph. HARANGLa greffière,SignéF. POUPLY La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,La greffière,2N° 200205
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01/06/2026