LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2003154

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2003154

lundi 12 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2003154
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantHOLLET DIDIER & HUGUES NICOLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 novembre 2020 et 29 avril 2022, M. et Mme B D, représentés par Me Villalard, demandent au tribunal :

1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2014 à 2016 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 600 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- M. D a dû saisir à plusieurs reprises le tribunal d'instance de Toulon afin de faire condamner les locataires mauvais payeurs sans pour autant recouvrer les loyers ;

- concernant les pièces n°s 3, 6 et 7, qui constituent des factures de travaux de la société Sotrap dont l'administration refuse la déduction au titre des charges au motif que la preuve du paiement de ces factures par les requérants n'est pas apportée, il n'est pas davantage établi que ces factures n'auraient pas été payées ;

- l'administration n'est pas fondée à refuser la déduction de charges exposées au motif que les entreprises ayant réalisé les travaux avaient cessé juridiquement leur activité à la date d'émission de la facture ;

- le fait que le montant de la facture n'ait pas été débité sur le compte de M. D ne signifie pas pour autant que la facture n'a pas été honorée ;

- au titre de l'année 2010, M. D a fait réaliser des travaux pour des montants respectifs de 8 100, 7 570, 1751,30, 833,57 et 31 820 euros ;

- au titre de l'année 2011 M. D a fait réaliser des travaux d'un montant de 6 098 et 5 000 euros qui doivent être déduits de ses revenus fonciers ;

- au titre de l'année 2012, M. D a fait réaliser des travaux correspondant aux pièces n°s 11, 12 et 13 qui doivent être déduits de ses revenus fonciers ;

- concernant l'année 2013, il renvoie le tribunal aux pièces n°s 15, 16, 17, 18 et 19 et aux pièces n°s 20 à 28 de la demande suivant bordereau joint ;

- concernant l'année 2014, il a fait réaliser des travaux correspondant aux pièces n°s 20 à 27 ;

- concernant l'année 2015, il renvoie le tribunal aux factures n°s 28 à 30 ;

- le bien situé au 1 route de Vinons, sur le territoire de la commune de Ginasservis cédé le 26 avril 2014 constituait leur résidence principale ; toutefois, à supposer que ce ne soit pas le cas, ils ont réalisé des travaux d'un montant total de 57 022,94 euros qui doit être pris en compte dans le calcul de la plus-value réalisée lors de la vente de ce bien.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 21 mai 2021 et 20 mai 2022, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la réclamation préalable en date du 9 mars 2020, liant le présent litige, ne concerne que les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux afférentes aux années 2014 à 2016, mises en recouvrement le 31 octobre 2018 pour un montant total de 58 216 euros ; dès lors, les conclusions concernant les années 2010 à 2013 ne sont pas liées ;

- la réclamation préalable en date du 9 mars 2020 ne mentionne pas les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux d'un montant de 57 350 euros afférentes à l'année 2014 concernant la plus-value réalisée lors de la cession d'un bien immobilier ; dès lors, les conclusions à fin de décharge de ces impositions n'ont pas été précédées d'une réclamation auprès de l'administration fiscale ; en conséquence, elles sont irrecevables ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. E,

- et les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme D ont été destinataires de propositions de rectification en date du 28 mai 2018 concernant les années 2011 à 2013, du 15 décembre 2017 concernant l'année 2014 et du 16 juillet 2018 concernant les années 2015 et 2016. Par la présente requête, M. et Mme D demandent au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2014 à 2016, pour un montant total de 58 216.

Sur le quantum du litige :

2. Aux termes du premier alinéa de l'article R.* 190-1 du livre des procédures fiscales : " Le contribuable qui désire contester tout ou partie d'un impôt qui le concerne doit d'abord adresser une réclamation au service territorial, selon le cas, de l'administration des impôts ou de l'administration des douanes et droits indirects dont dépend le lieu de l'imposition ". Aux termes de l'article L. 199 C du même livre: " L'administration, ainsi que le contribuable dans la limite du dégrèvement ou de la restitution sollicités, peuvent faire valoir tout moyen nouveau, tant devant le tribunal administratif que devant la cour administrative d'appel, jusqu'à la clôture de l'instruction () " Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 200-2 de ce livre : " Le demandeur ne peut contester devant le tribunal administratif des impositions différentes de celles qu'il a visées dans sa réclamation à l'administration ". Il résulte de ces dispositions que les prétentions d'un contribuable présentées pour la première fois devant le tribunal administratif ne peuvent être accueillies que dans la mesure où, ajoutées le cas échéant aux dégrèvements prononcés par l'administration ou aux réductions accordées par le juge, elles ne conduisent pas à un dégrèvement supérieur à celui qui avait été demandé dans la réclamation.

3. D'une part, si dans le corps de la réclamation préalable en date du 9 mars 2020, les requérants font allusion aux années 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016, l'objet de cette réclamation est expressément intitulé " réclamation sur l'imposition de Monsieur B D (A 2014-2015-2016) ", et le chiffrage de la demande qui est réalisé concerne les seules impositions d'un montant de 30 463 euros au titre de l'année 2014, de 11 438 euros au titre de l'année 2015 et de 16 315 euros au titre de l'année 2016, hors majoration de recouvrement. En outre, seuls les avis d'imposition au titre des années 2014 à 2016 avaient été produits au soutien de cette réclamation. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a considéré que seules les impositions afférentes aux années 2014 à 2016 mises en recouvrement le 31 octobre 2018 pour un montant total de 58 216 euros étaient contestées. D'autre part, la présente requête vise de façon explicite, tant en objet que dans l'énoncé des conclusions, les seules impositions mises en recouvrement le 31 octobre 2018 pour un montant total de 58 216 euros. Par suite, les requérants ne peuvent pas être regardés comme dirigeant leurs conclusions contre les impositions afférentes aux années 2010 et 2013, qui n'ont en tout état de cause pas fait l'objet d'une réclamation préalable auprès de l'administration fiscale.

Sur les conclusions à fin de décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux concernant une plus-value réalisée au titre de l'année 2014 :

4. Dans leur mémoire en réplique, les requérants demandent désormais au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, mise en recouvrement le 28 septembre 2018, à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 2014 pour un montant total de 62 325 euros à raison de l'imposition d'une plus-value de cession d'un bien immobilier. Toutefois, la réclamation en date du 9 mars 2020 ne conteste pas ni même ne mentionne cette plus-value et les impositions y afférentes. Par suite, en application de l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, ces conclusions, qui excèdent le quantum de la réclamation préalable, sont irrecevables.

Sur les conclusions à fin de décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux d'un montant total de 58 216 euros au titre des années 2014 à 2016 :

En ce qui concerne la charge de la preuve :

5. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré () ". Il est constant que les requérants n'ont pas répondu à la proposition de rectification du 15 décembre 2017, concernant l'année 2014, et du 16 juillet 2018, concernant les années 2015 et 2016, dans le délai de trente jours qui leur était imparti. Par suite, M. et Mme D, qui ont tacitement accepté les rectifications, supportent, en application des dispositions précitées de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, la charge de démontrer le caractère exagéré des impositions supplémentaires en litige.

En ce qui concerne les revenus fonciers :

6. Aux termes de l'article 28 du code général des impôts : " Le revenu net foncier est égal à la différence entre le montant du revenu brut et le total des charges de la propriété ". Aux termes de l'article 31 du même code: " I. Les charges de la propriété déductibles pour la détermination du revenu net comprennent : 1° Pour les propriétés urbaines : a) Les dépenses de réparation et d'entretien effectivement supportées par le propriétaire a bis) les primes d'assurance ; a ter) Le montant des dépenses supportées pour le compte du locataire par le propriétaire dont celui-ci n'a pu obtenir le remboursement, au 31 décembre de l'année du départ du locataire ; () b) Les dépenses d'amélioration afférentes aux locaux d'habitation, à l'exclusion des frais correspondant à des travaux de construction, de reconstruction ou d'agrandissement () c) Les impositions, autres que celles incombant normalement à l'occupant, perçues, à raison desdites propriétés, au profit des collectivités territoriales, de certains établissements publics ou d'organismes divers () d) Les intérêts de dettes contractées pour la conservation, l'acquisition, la construction, la réparation ou l'amélioration des propriétés () ". Les dépenses mentionnées au I de l'article 31 du code général des impôts précité ne peuvent être déduites du revenu foncier brut que dans la mesure où, notamment, les charges alléguées sont dûment justifiées, se rapportent à des immeubles dont les revenus sont imposables dans la catégorie des revenus fonciers, sont effectivement supportées par le propriétaire et sont engagées en vue de l'acquisition ou de la conservation du revenu foncier. Il appartient au contribuable de justifier de la réalité de la consistance et, par suite, du caractère déductible de ces charges en produisant des pièces justificatives permettant d'établir avec précision la nature, le montant et la réalité de la charge supportée.

7. Au titre de l'année 2014, les requérants avaient déclaré 31 640 euros de revenus fonciers et 27 610 euros de charges, soit un bénéfice de 4 030 euros procuré par la location de trois appartements situés à Toulon, au 51 rue du Murier, au 25 rue de la Comédie et au 357 avenue de la République. Au titre de l'année 2015, les requérants n'ont pas déposé de déclaration d'impôt sur le revenu tandis qu'au titre de l'année 2016, ils ont déclaré des recettes d'un montant de 32 910 euros provenant de la location des immeubles situés rue de la Comédie et avenue de la République et des charges d'un montant de 16 049 euros. L'administration a porté les loyers encaissés à des montants de respectivement 78 010 euros, 56 031 euros et 52 701 euros au titre des années 2014 à 2016 et elle a retenu des charges déductibles de respectivement 4 661, 5 006 et 5 203 euros, soit un revenu foncier imposable de 73 349 euros au titre de l'année 2014, 51 025 euros au titre de l'année 2015 et 47 498 euros au titre de l'année 2016.

8. En premier lieu, en se bornant à soutenir sans davantage de précisions que M. D a dû saisir à plusieurs reprises le tribunal d'instance de Toulon afin de faire condamner les locataires mauvais payeurs sans pour autant recouvrer les loyers, les requérants ne peuvent pas être regardés comme contestant utilement les loyers encaissés retenus par l'administration, qui s'est notamment fondée sur les sommes effectivement encaissées sur les comptes bancaires de ce dernier, sur les déclarations de la mère de M. D qui encaissait parfois les loyers pour son compte et sur des procès-verbaux d'audition.

9. En deuxième lieu, en se bornant à soutenir qu'il n'est pas établi que les factures de la société Sotrap n'auraient pas été payées, les requérants ne justifient pas du paiement effectif de ces factures. Au demeurant, ces factures correspondant aux pièces n°s 3, 6 et 7 concernent les années 2010 et 2011, qui ne sont pas en litige.

10. En troisième lieu, les pièces n°s 4, 5, 9 et 11 à 19 concernent les années 2010 à 2013, qui ne sont pas en litige.

11. En quatrième lieu, la preuve du paiement effectif par les requérants des factures correspondant aux pièces n°s 20, 22, 23, 25, 26, 28, 29 et 30 n'est pas apportée. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a refusé la déduction de ces charges.

12. En cinquième lieu, l'administration soutient que la facture en date du 12 décembre 2014 d'un montant de 11 557,70 euros émise par la société Maçonnerie Générale Rénovation, correspondant à la pièce n° 21, est un faux dans la mesure où l'entreprise a cessé toute activité depuis l'année 1992 et où le document produit indique un numéro de téléphone à huit chiffres. Au surplus, si le document produit porte l'intitulé " Facture ", il est indiqué en bas du document qu'il s'agit d'un " devis valable jusqu'au 11 janvier 2015 ", le document étant d'ailleurs revêtu d'une signature avec la mention " bon pour accord ". De leur côté, les requérants ne produisent aucun élément de nature à justifier que les travaux en cause auraient été réellement réalisés et payés. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a refusé la déduction de cette dépense.

13. En sixième lieu, la pièce n° 27 en date du 7 avril 2014 émise par la société PVC méditerranée mentionne seulement l'adresse du 190 boulevard Lavène à Toulon, qui n'est pas un bien productif de revenus fonciers. Au surplus, ce document constitue un devis et non une facture. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a refusé la déduction de cette charge.

14. En septième et dernier lieu, concernant la facture d'un montant de 7 058,68 euros émise par la société MAC, l'administration soutient sans être contestée que le numéro Siret indiqué correspond en réalité à une entreprise publicitaire située à Paris. Au surplus, cette facture ne comporte pas de date. De leur côté, les requérants n'apportent aucun élément relatif à la réalité de la dépense qu'ils auraient supportée ni à l'accomplissement des travaux concernés. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a refusé la déduction de cette charge.

15. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme D ne sont pas fondés à demander la décharge des impositions en litige.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. et Mme D, au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme B D et au directeur départemental des finances publiques du Var.

Délibéré après l'audience du 21 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Bernabeu, présidente,

M. Hamon, premier conseiller,

M. Sportelli, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2022.

Le rapporteur,

Signé

T. E

La présidente,

Signé

M. C

La greffière,

Signé

E. PERROUDON

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Et par délégation,

La greffière.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions