lundi 3 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2100441 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | GEORGES |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 18 février 2021 sous le n° 2100441, la société à responsabilité limitée (SARL) Jenni, représentée par Me Georges, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et majorations, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2012, 2013 et 2014 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros en application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle n'a pas bénéficié d'un débat oral et contradictoire avec le vérificateur sur les conditions d'exploitation et aucun échange n'a pu s'engager sur les éléments relevés par le vérificateur, en l'absence de communication, malgré sa demande, des relevés détaillant les dépouillements réalisés ;
- la méthode de reconstitution de son chiffre d'affaires est excessivement sommaire et radicalement viciée : concernant l'activité de restauration traditionnelle, le service a retenu la méthode des vins alors que la vente de vin ne représente pas une constante en salle s'agissant de la vente des pizzas et que, par ailleurs, une catégorie de bouteilles de vin est affectée essentiellement aux ventes à emporter et, concernant l'activité de ventes à emporter, le service a utilisé la méthode de reconstitution à partir des boîtes en carton alors que la consommation de farine achetée aurait permis une reconstitution plus proche de la réalité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 août 2021, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
II. Par une requête, enregistrée le 18 février 2021 sous le n° 2100442, la société à responsabilité limitée (SARL) Jenni, représentée par Me Georges, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et majorations, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2014 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros en application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle n'a pas bénéficié d'un débat oral et contradictoire avec le vérificateur sur les conditions d'exploitation et aucun échange n'a pu s'engager sur les éléments relevés par le vérificateur, en l'absence de communication, malgré sa demande, des relevés détaillant les dépouillements réalisés ;
- la méthode de reconstitution de son chiffre d'affaires est excessivement sommaire et radicalement viciée : concernant l'activité de restauration traditionnelle, le service a retenu la méthode des vins alors que la vente de vin ne représente pas une constante en salle s'agissant de la vente des pizzas et que par ailleurs, une catégorie de bouteilles de vin est affectée essentiellement aux ventes à emporter et, concernant l'activité de ventes à emporter, le service a utilisé la méthode de reconstitution à partir des boîtes en carton alors que la consommation de farine achetée aurait permis une reconstitution plus proche de la réalité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 août 2021, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique,
- et les observations de Me Georges représentant la SARL Jenni.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Jenni, qui exerce une activité de restauration et de vente de pizzas à emporter à La Seyne-sur-Mer, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur les exercices 2012 à 2014. A l'issue de ce contrôle, l'administration a rejeté la comptabilité présentée et a procédé à la reconstitution du chiffre d'affaires de la société et l'a, en conséquence, assujettie à des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des exercices clos en 2012, 2013 et 2014 ainsi qu'à des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2014. La SARL Jenni demande au tribunal de prononcer la décharge, en droits et majorations, de ces suppléments d'imposition.
2. Les requêtes susvisées concernent la situation d'une même requérante, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la régularité de la procédure d'imposition :
3. Il résulte des dispositions de l'article L. 13 du livre des procédures fiscales que la vérification de comptabilité doit se dérouler au siège de l'entreprise vérifiée, de façon à permettre au contribuable d'avoir un débat oral et contradictoire avec le vérificateur à partir des documents comptables. Dans le cas où la vérification de comptabilité d'une entreprise a été effectuée, soit, comme il est de règle, dans ses propres locaux, soit, si son dirigeant ou représentant l'a expressément demandé, dans les locaux du comptable auprès duquel sont déposés les documents comptables, c'est au contribuable qui allègue que les opérations de vérification ont été conduites sans qu'il ait eu la possibilité d'avoir un débat oral et contradictoire avec le vérificateur de justifier que ce dernier se serait refusé à un tel débat.
4. Il résulte de l'instruction que la vérification de comptabilité de la SARL Jenni s'est déroulée, à la demande de sa gérante et après la première intervention sur place du vérificateur du 16 avril 2015, dans les locaux de son expert-comptable. Le vérificateur s'est rendu dans les locaux de l'expert-comptable à cinq reprises, le 7 mai 2015, date à laquelle le vérificateur a constaté l'absence de bandes de contrôle et a notamment demandé à ce que les doubles des notes délivrées aux clients soient conservés à compter de cette date, le 4 juin 2015, date de remise des doubles des notes clients et des carnets de commandes à emporter pour la période du 7 au 31 mai, le 25 juin 2014, date à laquelle le fichier des écritures comptables et la liasse fiscale de l'exercice 2014 ont été remis au vérificateur, le 2 juillet 2015, date de remise des doubles des notes clients et des carnets de commandes à emporter pour le mois de juin et le 30 juillet 2015, date à laquelle ont été évoqués, en présence du conseil de la société requérante, les résultats du contrôle de la comptabilité. La société requérante n'établit par aucun commencement de preuve qu'un débat oral et contradictoire sur les conditions d'exploitation ne se serait pas engagé avec le vérificateur lors des nombreux entretiens. L'absence ou l'insuffisance de débat oral et contradictoire ne saurait être révélée par la circonstance que des erreurs ont été relevées dans la proposition de rectification du 5 août 2015. De même, les divergences quant aux proportions retenues, notamment de vin dans les recettes, ne sauraient par elles-mêmes révéler que le déroulement de la procédure de vérification n'a pas été contradictoire. Par ailleurs, le vérificateur n'est pas tenu de soumettre au débat oral et contradictoire son examen des notes clients et des carnets de commandes à emporter qui lui ont été remis. Par suite, la SARL Jenni n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, de ce qu'elle a été privée d'un débat oral et contradictoire avec le vérificateur.
5. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que l'administration, à l'appui de sa réponse aux observations, a communiqué à la SARL Jenni les relevés du vérificateur détaillant les dépouillements réalisés.
Sur le bien-fondé des impositions :
6. Aux termes de l'article L. 192 du livre des procédures fiscales : " Lorsque l'une des commissions ou le comité mentionnés à l'article L. 59 est saisi d'un litige ou d'une rectification, l'administration supporte la charge de la preuve en cas de réclamation, quel que soit l'avis rendu par la commission ou le comité. Toutefois, la charge de la preuve incombe au contribuable lorsque la comptabilité comporte de graves irrégularités et que l'imposition a été établie conformément à l'avis de la commission ou du comité. La charge de la preuve des graves irrégularités invoquées par l'administration incombe, en tout état de cause, à cette dernière lorsque le litige ou la rectification est soumis au juge () ".
7. La SARL Jenni, qui se borne à faire état d'un cambriolage, ne conteste pas que sa comptabilité, en l'absence notamment des tickets de caisse, des bandes de contrôle, des notes clients et des carnets de commandes et de livraisons des ventes à emporter, ne comportait pas de justificatifs de recettes détaillées au titre des exercices vérifiés. En outre, aucun détail des stocks n'a été fourni. De plus, la société requérante, en l'absence de sauvegarde des données de la caisse enregistreuse, n'a pas respecté ses obligations en matière de conservation des données informatiques. Il en résulte que ces graves irrégularités, au demeurant non contestées, étaient de nature à priver la comptabilité de toute valeur probante. Par ailleurs, pour effectuer les rectifications en litige, l'administration s'est conformée à l'avis émis par la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires dans sa séance du 17 janvier 2017. Par suite, en application des dispositions de l'article L. 192 du livre des procédures fiscales, la SARL Jenni supporte la charge de la preuve de l'exagération des bases d'imposition retenues.
8. Le vérificateur a reconstitué les recettes de la SARL Jenni en distinguant l'activité de restauration sur place de celle de ventes à emporter. Pour reconstituer les recettes de l'activité de restauration sur place, il a utilisé deux méthodes, celle des vins et celle des liquides, et in fine a retenu la première, plus cohérente avec les caractéristiques de l'exploitation et plus favorable à la société, et a évalué les recettes de l'activité de vente à emporter, dont il est constant qu'elle concerne essentiellement les ventes de pizzas, à partir des achats des boîtes de pizzas. En l'absence de justificatifs de recettes détaillées au titre des exercices vérifiés, le vérificateur a demandé à la gérante de conserver les doubles des notes clients et des carnets de commandes des ventes à emporter pour la période du 7 mai au 30 juin 2015 et a procédé à leur dépouillement. Si la SARL Jenni semble remettre en cause l'échantillonnage ainsi retenu, d'une part, elle n'a pas été en mesure de présenter les pièces justificatives des recettes détaillées portant sur une période supérieure à celle susvisée et d'autre part, elle n'établit pas qu'une autre période de référence aurait permis une ventilation plus précise et plus pertinente des recettes issues de la vente des produits solides et des produits liquides. Au demeurant, elle n'allègue pas que les conditions d'exploitation des exercices ont varié. Le service a également dépouillé l'ensemble des achats réalisés pour la période du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2014 et un droit de communication a été exercé auprès des fournisseurs de produits liquides, boîtes à pizzas et farine, identifiés à partir des données figurant dans la comptabilité. S'agissant de l'activité de restauration sur place, le vérificateur, à partir de l'exploitation des doubles des notes clients et des conditions d'exploitation, dont les prix de vente, les pertes, la consommation du personnel, la vente de vin en bouteilles et en " vrac - pichet et verre ", a déterminé la part de consommation de vin dans le chiffre d'affaires total de la société, soit 9,08 %, et a appliqué ce coefficient aux recettes afférentes aux ventes de vin pour déterminer le montant des recettes totales. S'agissant de l'activité de ventes à emporter, à partir de l'exploitation des carnets de commandes, le vérificateur a évalué à 92,80 % le chiffre d'affaires des pizzas dans le chiffre d'affaires total. Il a déterminé le nombre de pizzas vendues à partir du nombre de boîtes à pizzas acheté auprès des fournisseurs, en tenant compte d'un taux de perte de 2 % et de la consommation du personnel, selon les données fournies par la société. Sur la base d'un prix moyen unitaire des pizzas vendues, proposé par la société, il a ensuite multiplié le nombre de pizzas revendues par le prix moyen d'une pizza et a appliqué le coefficient de 92,80 % au chiffre d'affaires pizzas pour obtenir le chiffre d'affaires total. Le service a conforté les résultats obtenus en vérifiant que les achats de farine réalisés par la société étaient suffisants pour la réalisation des ventes à emporter de pizzas ainsi reconstituées.
9. D'une part, concernant la reconstitution du chiffre d'affaires de l'activité de restauration sur place, si la SARL Jenni fait valoir qu'une catégorie de bouteilles de vin est réservée aux ventes à emporter, il résulte de l'instruction, et notamment de la proposition de rectification, que le vérificateur a tenu compte, dans la reconstitution du chiffre d'affaires de l'activité de restauration sur place, des ventes de vin dans le cadre des ventes à emporter et qu'il n'a pas pris en compte les achats revendus de vin auprès du fournisseur DVB (vin de pays). Par ailleurs, elle n'assortit d'aucun justificatif de nature à permettre d'en retenir le bien-fondé son allégation selon laquelle le vin ne représenterait pas une constante représentative pour la consommation sur place des pizzas alors que l'administration fait valoir sans être contredite que l'analyse des doubles des notes clients révèle que les ventes de pizzas comportent quasiment pour moitié un verre de vin. De même, si la société propose de retenir que les achats de vin revendus sur la période de référence représentent un taux 2,77 % du chiffre d'affaires de l'activité de restauration traditionnelle, hors pizzas, ce taux n'est pas justifié et ainsi qu'il a été dit, les ventes de pizzas sur place ne sont pas exclusives de ventes de vin. Enfin, la SARL Jenni se borne à faire valoir sans aucune précision ou élément permettant d'en apprécier le bien-fondé que des erreurs de traitement des données d'exploitation conduisent à des chiffres excessifs, que le ratio fixé à 9,08 % est faible au regard des ratios usuels de la profession et qu'une méthode de reconstitution fondée sur les serviettes et sur le prix moyen du couvert aurait été plus pertinente.
10. D'autre part, concernant la reconstitution du chiffre d'affaires de ventes à emporter, la SARL Jenni entend proposer une autre méthode basée sur la farine non utilisée après la préparation des pizzas destinées à la vente à emporter et à l'affecter à la fabrication des pizzas servies en salle. Toutefois, alors qu'elle ne quantifie pas les pertes en matière et en produits non fabriqués, elle n'apporte pas la preuve qui lui incombe qu'une telle méthode serait de nature à évaluer le chiffre d'affaires avec une meilleure approximation. Par ailleurs, à partir de l'exploitation des carnets de commandes, le vérificateur a déterminé, dans le cadre des ventes à emporter, un nombre de bouteilles de vin, en corrélation avec les ventes de pizzas, qui n'a donc pas été retenu au titre de la détermination du chiffre d'affaires des vins utilisés dans le cadre de la reconstitution du chiffre d'affaires de la restauration sur place. Si la SARL Jenni estime que le nombre de bouteilles de vin affecté à la vente à emporter est minoré, elle ne justifie pas les chiffres qu'elle propose.
11. Il résulte de ce qui précède que la SARL Jenni n'établit pas que les méthodes de reconstitution retenues par l'administration, qui tiennent compte des conditions réelles d'exploitation, seraient radicalement viciées ou excessivement sommaires et que les bases d'imposition retenues, tant pour les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés que pour les rappels de taxe sur la valeur ajoutée, seraient exagérées.
12. Il résulte de tout ce qui précède, que la SARL Jenni n'est pas fondée à demander la décharge des impositions en litige. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : Les requêtes de la SARL Jenni sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Jenni et au directeur départemental des finances publiques du Var.
Délibéré après l'audience du 13 mars 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Bernabeu, présidente,
- Mme Carotenuto, première conseillère,
- M. Sportelli, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 3 avril 2023.
La rapporteure,
signé
S. BLa présidente,
signé
M. A
La greffière,
signé
F. OUJABER
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
Le greffier,
2, 210044
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026