lundi 3 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2100727 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | GEORGES |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 18 mars 2021 sous le n° 2100727, M. et Mme A B, représentés par Me Georges, demandent au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 2013 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le 25 mars 2013, M. B a cédé 1 475 actions de sa société et réalisé une plus-value de 233 253 euros ; toutefois, il n'avait pas cessé toute fonction dans la société ni fait valoir ses droits à la retraite et il avait demandé, au titre de l'année 2013, à bénéficier des abattements pour la durée de détention prévus à l'article 150-0 D ter du code général des impôts ; par suite, l'administration ne pouvait éventuellement remettre en cause cet abattement qu'au titre de l'année 2015, et non imposer cette plus-value au titre de l'année 2013 ;
- en réintégrant dans les revenus perçus au titre de l'année 2013 une plus-value qui aurait éventuellement dû être imposée au titre de l'année 2015, et, en conséquence, déclarée en 2016, le service vérificateur a " anticipé le fait générateur " et a privé M. B du bénéfice " du dispositif qui lui était offert par la législation en vigueur " ;
- les dividendes imputés à M. B ont été inscrits dans un compte collectif d'actionnaires de dividendes à payer, ce qui, selon une jurisprudence constante, ne vaut pas paiement effectif ; par suite, il ne peut pas être regardé comme ayant eu la disposition de ces dividendes avant leur inscription sur son compte courant individuel d'associé, traduisant une décision de mise en paiement émanant des sociétés, la circonstance qu'il soit associé majoritaire étant à ce titre sans influence ; ainsi, les dividendes qui lui sont imputés ont été portés à son compte courant d'associé en 2015 et il les a déclarés au titre de l'année 2015 ;
- l'administration ne peut s'immiscer dans la gestion des sociétés, il incombait aux seules sociétés, qui sont libres de distribuer ou non des dividendes, d'effectuer des déclarations au titre de la retenue à la source ; les carences de ces sociétés, qui sont des personnes juridiques distinctes, ne peuvent être reprochées à M. B ;
- la majoration de 40 % pour manquement délibéré n'est pas fondée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 novembre 2022, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
II. Par une requête, enregistrée le 18 mars 2021 sous le n° 2100728, M. et Mme A B, représentés par Me Georges, demandent au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, de la cotisation supplémentaire de prélèvements sociaux à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 2013 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soulèvent les mêmes moyens que ceux précédemment énoncés s'agissant de la requête enregistrée sous le n° 2100727.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 octobre 2021, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de commerce ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique,
- et les observations de Me Georges pour M. et Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme B ont fait l'objet d'un examen de situation fiscale personnelle au titre de la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2014. Par une proposition de rectification du 26 juillet 2016, l'administration a effectué des rectifications portant sur l'imposition d'une plus-value réalisée lors de la cession de titres et sur les revenus de capitaux mobiliers perçus. Par les présentes requêtes, M. et Mme B demandent au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles ils ont ainsi été assujettis au titre de l'année 2013, pour un montant total de 184 628 euros.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées concernent la situation des mêmes requérants, ont fait l'objet d'une instruction commune et présentent à juger les mêmes questions. Dès lors, il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul et même jugement.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne la loi fiscale :
3. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article 150-0 A du code général des impôts, dans sa rédaction applicable : " () les gains nets retirés des cessions à titre onéreux, effectuées directement, par personne interposée ou par l'intermédiaire d'une fiducie, de valeurs mobilières, de droits sociaux, de titres mentionnés au 1° de l'article 118 et aux 6° et 7° de l'article 120, de droits portant sur ces valeurs, droits ou titres ou de titres représentatifs des mêmes valeurs, droits ou titres, sont soumis à l'impôt sur le revenu () ". Aux termes de l'article 1 A du même code : " Il est établi un impôt annuel unique sur le revenu des personnes physiques désigné sous le nom d'impôt sur le revenu. Cet impôt frappe le revenu net global du contribuable déterminé conformément aux dispositions des articles 156 à 168. Ce revenu net global est constitué par le total des revenus nets des catégories suivantes : () - Plus-values de cession à titre onéreux de biens ou de droits de toute nature, déterminés conformément aux dispositions des articles 14 à 155, total dont sont retranchées les charges énumérées à l'article 156 ". Aux termes de l'article 150-0 E de ce code : " Les gains nets et les distributions mentionnés aux I et II de l'article 150-0 A doivent être déclarés dans les conditions prévues au 1 de l'article 170 ". Aux termes de l'article 170 dudit code : " 1. En vue de l'établissement de l'impôt sur le revenu, toute personne imposable audit impôt est tenue de souscrire et de faire parvenir à l'administration une déclaration détaillée de ses revenus et bénéfices, de ses charges de famille et des autres éléments nécessaires au calcul de l'impôt sur le revenu () Dans tous les cas, la déclaration prévue au premier alinéa doit mentionner () le montant de l'abattement mentionné à l'article 150-0 D ter () ". Et aux termes de l'article 74-0 F de l'annexe 2 à ce code : " Les contribuables qui réalisent des opérations imposables en application de l'article 150-0 A du code général des impôts sont tenus de souscrire, dans le délai prévu à l'article 175 du même code, une déclaration spéciale des plus-values sur une formule délivrée par l'administration indiquant : a) Le montant global, compte non tenu des frais, de l'ensemble des cessions réalisées au cours de l'année d'imposition ; b) Le montant du gain net imposable assorti des éléments nécessaires à sa détermination ; c) le montant de l'abattement mentionné à l'article 150-0 D bis du code précité dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur de la loi n° 2011-1977 du 28 décembre 2011 de finances pour 2012, ainsi que les éléments nécessaires à sa détermination. Toutefois, les contribuables peuvent se libérer de cette obligation en fournissant, pour les titres en dépôt ou inscrits en compte auprès d'un intermédiaire habilité, un document établi par ce dernier et faisant apparaître les mêmes éléments ".
4. D'autre part, aux termes du IV de l'article 150-0 D ter du même code, dans sa rédaction applicable : " En cas de non-respect de la condition prévue au 4° du I à un moment quelconque au cours des trois années suivant la cession des titres ou droits, l'abattement prévu au même I est remis en cause au titre de l'année au cours de laquelle la condition précitée cesse d'être remplie. Il en est de même, au titre de l'année d'échéance du délai mentionné au c du 2° du I, lorsque l'une des conditions prévues au 1° ou au c du 2° du même I n'est pas remplie au terme de ce délai ".
5. Il résulte de l'instruction que le 25 mars 2013, M. B a cédé 1 475 actions de la société anonyme Audit Conseil International et réalisé à cette occasion une plus-value d'un montant de 233 253 euros, qui était en conséquence imposable sur le fondement de l'article 1 500 A du code général des impôts au titre de l'année 2013. Toutefois, M. et Mme B n'ont pas souscrit la déclaration spéciale des plus-values au titre de l'année 2013 ni indiqué le montant de la plus-value réalisée sur leur déclaration d'ensemble des revenus. Si ces derniers soutiennent, en se prévalant du IV de l'article 150-0 D ter du code général des impôts précité, que l'administration ne pouvait pas imposer cette plus-value au titre de l'année 2013 mais seulement au titre de l'année 2015, ces dispositions concernent toutefois seulement le cas dans lequel l'administration fiscale entend remettre en cause le bénéfice du régime de faveur relatif aux gains de cession de titres de petites et moyennes entreprises réalisés par les dirigeants lors de leur départ à la retraite, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, alors au demeurant qu'il ne résulte pas de l'instruction que M. et Mme B, qui n'avaient pas déclaré la cession de titres et la plus-value en résultant, auraient sollicité le bénéfice de ce régime de faveur. Pour les mêmes motifs, les requérants ne sont pas fondés à soutenir qu'en réintégrant dans les revenus perçus au titre de l'année 2013, des revenus qui auraient dû être imposés au titre de l'année 2015 et, en conséquence, déclarés en 2016, le service vérificateur a " anticipé le fait générateur " et a privé M. B du bénéfice " du dispositif qui lui était offert par la législation en vigueur ". Par suite, c'est à bon droit que l'administration a réintégré cette plus-value aux revenus perçus par M. et Mme B au titre de l'année 2013, après avoir fait application, en matière d'impôt sur le revenu, de l'abattement de 65 % pour durée de détention.
6. En second lieu, aux termes de l'article 12 du code général des impôts : " L'impôt est dû chaque année à raison des bénéfices ou revenus que le contribuable réalise ou dont il dispose au cours de la même année ". Aux termes de l'article 158 de ce code : " 3.1° Les revenus de capitaux mobiliers comprennent tous les revenus visés au VII de la 1ère sous-section de la présente section, à l'exception des revenus expressément affranchis de l'impôt en vertu de l'article 157 et des revenus ayant supporté les prélèvements visés au II de l'article 125-0 A et aux I bis, II, III, second alinéa du 4° et deuxième alinéa du 9° du III bis de l'article 125 A. Lorsqu'ils sont payables en espèces les revenus visés au premier alinéa sont soumis à l'impôt sur le revenu au titre de l'année soit de leur paiement en espèces ou par chèques, soit de leur inscription au crédit d'un compte () ". Aux termes du 1 de l'article 109 du même code : " Sont considérés comme revenus distribués : () 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés () et non prélevées sur les bénéfices () ". Et aux termes de l'article L. 232-13 du code de commerce : " Les modalités de mise en paiement des dividendes votés par l'assemblée générale sont fixées par elle ou, à défaut, par le conseil d'administration, le directoire ou les gérants, selon le cas. Toutefois, la mise en paiement des dividendes doit avoir lieu dans un délai maximal de neuf mois après la clôture de l'exercice. La prolongation de ce délai peut être accordée par décision de justice ". L'inscription de dividendes dans un compte collectif d'associés ou d'actionnaires ne peut être regardée comme entraînant la distribution effective des sommes concernées, dès lors qu'une telle écriture comptable n'a pas, par elle-même, pour effet d'autoriser les bénéficiaires des distributions à prélever la part des dividendes qui leur revient.
7. Il résulte de l'instruction que l'administration fiscale a relevé que lors d'assemblées générales qui se sont tenues entre les 16 et 30 juin 2013, six sociétés dont M. B est actionnaire ou détient des parts ont décidé de lui verser des distributions, prélevées sur les résultats des exercices clos le 31 décembre 2012, d'un montant total de 266 226 euros, qui n'a été déclaré que partiellement par M. et Mme B au titre de l'année 2013. Si les requérants soutiennent que les dividendes imputés à M. B ont été inscrits dans un compte collectif d'actionnaires de dividendes à payer, et non sur des comptes courants d'associés individuels et qu'ils n'en avaient ainsi pas la disposition au titre de l'année 2013, ils ne produisent toutefois aucune pièce de nature à justifier cette allégation. Ainsi, aucun élément ne justifie que ces sommes auraient été portées sur des comptes collectifs. Au surplus, les dispositions de l'article L. 232-13 du code de commerce précité prévoient que la mise en paiement des dividendes doit avoir lieu dans un délai maximal de neuf mois après la clôture de l'exercice, soit, en l'espèce, avant le 30 septembre 2013, alors que M. B est le dirigeant et l'associé, directement ou indirectement, majoritaire des sociétés qui lui ont attribué ces dividendes. En conséquence, il en avait la maîtrise et pouvait en disposer librement. Enfin, aucun élément ne témoigne de l'impossibilité pour M. B d'appréhender ces sommes au titre de l'année 2013. Par suite, l'administration a pu à bon droit considérer que la mise à disposition des dividendes était intervenue en 2013 et les soumettre à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux au titre de l'année précitée.
8. En troisième et dernier lieu, si M. et Mme B, se prévalant de la liberté de gestion des sociétés, soutiennent qu'il incombait aux seules sociétés d'effectuer des déclarations au titre de la retenue à la source, les carences de ces sociétés, qui sont des personnes juridiques distinctes, ne pouvant être reprochées à M. B, ces éléments sont toutefois sans influence sur le litige, qui concerne les impositions personnelles de M. et Mme B.
En ce qui concerne l'interprétation administrative de la loi fiscale :
9. Si les requérants mentionnent, dans leurs écritures, différents bulletins officiels des impôts, ils n'en invoquent toutefois pas le bénéfice sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales. En tout état de cause, ces documents ne font pas de la loi fiscale une interprétation différente de celle qui a été mise en œuvre aux points précédents.
En ce qui concerne les pénalités :
10. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".
11. Il résulte de l'instruction que les requérants n'ont pas déclaré la plus-value résultant de la cession de titres ni une partie importante des revenus de capitaux mobiliers qui ont été octroyés à M. B par ses sociétés, alors qu'ils ne pouvaient ignorer leurs obligations déclaratives, l'intéressé exerçant la profession d'expert-comptable. En outre, ce dernier est le dirigeant de l'ensemble des sociétés concernées, il était nécessairement présent aux assemblées générales et il est directement ou indirectement l'associé majoritaire des sociétés qui lui ont attribué ces dividendes. Ainsi, M. et Mme B ont délibérément soustrait à l'imposition une part importante de leurs revenus. En relevant ces éléments, l'administration fiscale établit le caractère délibéré de ces manquements. Par suite, c'est à bon droit que la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu en litige a été assortie de la majoration de 40 % applicable en cas de manquement délibéré.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme B ne sont pas fondés à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles ils ont été assujettis au titre de l'année 2013.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans le présent litige, verse quelque somme que ce soit à M. et Mme B au titre des frais exposés dans le cadre des présentes instances.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. et Mme B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A B et au directeur départemental des finances publiques du Var.
Délibéré après l'audience du 13 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bernabeu, présidente,
Mme Carotenuto, première conseillère,
M. Sportelli, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 avril 2023.
Le rapporteur,
signé
T. D
La présidente,
signé
M. C
La greffière,
signé
F. OUJABER
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.
N°s 2100727 et 2100728
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026