jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2100824 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | VERGELONI |
Vu la procédure suivante : Par une requête et des mémoires enregistrés le 28 mars 2021, le 16 juillet 2021 et le 5 janvier 2023, Mme D C, épouse B, représentée par Me Pacreau, demande au tribunal : 1°) à titre principal, de condamner le centre hospitalier de la Dracénie - centre hospitalier de Draguignan (CH de la Dracénie) à lui verser une indemnité d'un montant total de 20 125,48 euros, en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de sa prise en charge le 29 mai 2019, d'assortir cette somme des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts ; 2°) à titre subsidiaire, de désigner un expert avec mission habituelle en la matière ; 3°) de mettre à la charge du CH de la Dracénie une somme de 2 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; 4°) de condamner le CH de la Dracénie aux entiers dépens. Elle soutient que : - le centre hospitalier a commis une faute du fait de l'erreur de diagnostic ; - le centre hospitalier a commis une faute du fait de l'insuffisance de soins ; - son préjudice au titre des frais divers restés à charge doit être réparé à hauteur de 1 819,51 euros ; - son préjudice au titre du déficit fonctionnel temporaire doit être réparé à hauteur de 575 euros ; - son préjudice au titre de la perte de gains professionnels doit être réparé à hauteur de 420,97 euros ; - son préjudice esthétique temporaire doit être réparé à hauteur de 1 500 euros ; - son préjudice au titre des souffrances endurées doit être réparé à hauteur de 6 000 euros ; - son préjudice au titre du déficit fonctionnel permanent doit être réparé à hauteur de 3 810 euros ; - son préjudice esthétique permanent doit être réparé à hauteur de 2 000 euros ; - son préjudice d'agrément doit être réparé à hauteur de 4 000 euros. Par des mémoires en défense enregistrés le 4 mai 2021, le 8 juillet 2021 et le 21 décembre 2022, le CH de la Dracénie, représenté par Me Zandotti, conclut, dans le dernier état de ses écritures : 1°) à titre principal, au rejet de la requête et des demandes de la caisse primaire d'assurance maladie du Var (CPAM du Var) ; 2°) à titre subsidiaire, à la désignation d'un expert et à une réduction de sa condamnation ; 3°) à la mise à la charge de la requérante d'une somme de 1 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - il n'a commis aucune faute dans la prise en charge de la requérante ; - la perte de chance de subir les préjudices invoqués n'est pas établie ; - les prestations versées par la CPAM du Var sont dépourvues de lien avec la prise en charge de la requérante ; - subsidiairement, il doit être fait application de la notion de perte de chance au titre des prestations versées par la CPAM du Var ; - les préjudices sont évalués de manière excessive. Par des mémoires enregistrés le 11 mai 2021 et le 15 décembre 2022, la CPAM du Var, représentée par Me Vergeloni, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures : 1°) de condamner le CH de la Dracénie au remboursement des prestations qu'elle a versées à la requérante pour un montant total de 6 927 euros, d'assortir cette somme des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts ; 2°) de mettre à la charge du CH de la Dracénie l'indemnité forfaitaire de gestion prévue par l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale ; 3°) de mettre à la charge de tout succombant une somme de 1 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que la somme de 6 927 euros correspond au montant définitif des prestations qu'elle a versées à la requérante au titre de l'accident médical en cause. Par une ordonnance du 6 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 janvier 2023. La CPAM du Var a présenté un mémoire enregistré le 26 janvier 2023, qui n'a pas été communiqué. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code civil ; - le code de la santé publique ; - le code de la sécurité sociale ; - le code du travail ; - l'arrêté du 15 décembre 2022 (NOR : SPRS2236213A) ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Kiecken, premier conseiller, - les conclusions de Mme Wustefeld, rapporteure publique, - et les observations de Me Saint-Oyant, substituant Me Zandotti, pour le CH de la Dracénie. Considérant ce qui suit : 1. Mme D C, épouse B est née le 16 avril 1962. Le 28 mai 2019, elle s'est blessée à la main droite en jouant avec son chien. Elle s'est rendue au service des urgences du CH de Draguignan le 29 mai 2019 et le praticien qui l'a examinée a alors conclu à une " contusion main droite avec entorse annulaire droit ", tout en relevant l'existence d'une plaie punctiforme. Le 1er juin 2019, elle a été de nouveau examinée par un praticien du CH de Draguignan, qui lui a prescrit un traitement antibiotique. L'intéressée s'est ensuite rapprochée d'un autre établissement de santé, où elle a bénéficié d'une intervention chirurgicale le 2 juin 2019 et le 5 juin 2019. 2. S'estimant victime de fautes dans sa prise en charge par le CH de la Dracénie le 29 mai 2019, la requérante a présenté par la voie de son conseil une demande indemnitaire au centre hospitalier, reçue le 30 novembre 2020. Face au silence gardé par l'établissement sur cette réclamation, elle a saisi le tribunal du présent recours. Sur les conclusions indemnitaires : En ce qui concerne la responsabilité du centre hospitalier : 3. L'article 1142-1, paragraphe I, alinéa 1er, du code de la santé publique prévoit : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. " 4. Il résulte de l'instruction, notamment du compte rendu de son passage au service des urgences du CH de Draguignan, que Mme C, épouse B présentait dès le 29 mai 2019 une " plaie punctiforme non suturable " à la main droite. Alors que cette plaie punctiforme nécessitait une exploration chirurgicale immédiate, ainsi que l'indique le docteur A dans un rapport d'expertise certes établi de façon non contradictoire mais dont les éléments sur ce point ne sont pas sérieusement contestés en défense, le praticien du CH de la Dracénie s'est borné à administrer à l'intéressée un rappel de vaccin antitétanique et à prescrire une immobilisation du poignet droit par une attelle et une désinfection quotidienne de la plaie. Dans ces conditions, le centre hospitalier doit être regardé comme ayant, non pas posé un diagnostic erroné dès lors que l'existence de la plaie punctiforme a été relevée, mais commis un choix thérapeutique erroné au regard de l'état de santé de l'intéressée, constitutif d'une faute médicale de nature à engager sa responsabilité. En ce qui concerne les préjudices de la requérante : S'agissant des préjudices extrapatrimoniaux : Quant à l'ampleur des préjudices extrapatrimoniaux : 5. Dans le cas où la faute commise lors de la prise en charge ou le traitement d'un patient dans un établissement public de santé a compromis ses chances d'obtenir une amélioration de son état de santé ou d'échapper à son aggravation, le préjudice résultant directement de la faute commise par l'établissement et qui doit être intégralement réparé n'est pas le dommage corporel constaté, mais la perte de chance d'éviter que ce dommage advienne. La réparation qui incombe à l'établissement de santé doit alors être évaluée à une fraction du dommage corporel, déterminée en fonction de l'ampleur de la chance perdue (voir en ce sens, arrêt du Conseil d'État du 21 décembre 2007, n° 289328). 6. Il résulte de l'instruction que l'état de santé de Mme C, épouse B à la date du 29 mai 2019 nécessitait qu'elle bénéficiât d'une intervention chirurgicale immédiate. Il n'est toutefois pas établi avec certitude que le choix d'une thérapie appropriée à l'état de santé de l'intéressée aurait permis d'éviter que l'ensemble des préjudices corporels n'advienne. Dans ces conditions, l'erreur dans la thérapie choisie par le centre hospitalier a donc seulement fait perdre à l'intéressée une chance de ne pas subir l'ensemble de ses préjudices corporels. 7. Eu égard à l'importante probabilité de séquelles consécutives à une intervention chirurgicale, même effectuée à temps, il y a lieu d'évaluer l'ampleur de cette perte de chance à 30 % et de mettre à la charge du CH de la Dracénie la réparation de cette fraction de l'ensemble des préjudices extrapatrimoniaux. Quant aux préjudices extrapatrimoniaux temporaires : 8. En premier lieu, il résulte de l'instruction que l'état de santé de Mme C, épouse B a été consolidé au 29 décembre 2019, soit 7 mois après l'accident. L'intéressée a été hospitalisée le 2 juin 2019 et le 5 juin 2019 et elle a subi un déficit fonctionnel temporaire partiel qu'il convient d'évaluer à 10 % au titre du 29 mai 2019 au 1er juin 2019, du 3 au 4 juin 2019, et du 6 juin 2019 au 29 décembre 2019. Dans les circonstances de l'espèce, sur la base d'un montant journalier, non de 25 euros comme le réclame la requérante sans apporter toutefois d'éléments de nature en justifier le bien-fondé, mais d'environ 13 euros pour un déficit total, il sera fait une juste appréciation du déficit fonctionnel temporaire en le fixant à la somme de 300 euros. 9. En deuxième lieu, il sera fait une juste appréciation des souffrances endurées par la requérante avant consolidation de son état de santé en les évaluant à 3/7 et en fixant ce chef de préjudice à la somme de 3 500 euros. 10. En troisième lieu, il sera fait une juste appréciation du préjudice esthétique temporaire résultant du port de pansements au cours du mois de juin 2019 en l'évaluant à 2/7 et en fixant ce chef de préjudice à la somme de 500 euros. Quant aux préjudices extrapatrimoniaux permanents : 11. En premier lieu, il résulte de l'instruction que le taux de déficit fonctionnel de la requérante résultant des séquelles permanentes de l'accident doit être fixé à 3 %. Eu égard à l'âge de la requérante à la date de consolidation de son état de santé (57 ans), il sera fait une juste appréciation de son déficit fonctionnel permanent en le fixant à la somme de 4 000 euros. 12. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que, si l'arrêt de la pratique de la moto n'est pas établi, sa pratique est néanmoins rendue plus difficile compte tenu des séquelles permanentes à la main droite. Il sera ainsi fait une juste appréciation du préjudice d'agrément en résultant en le fixant à la somme de 600 euros. 13. En troisième lieu, il sera fait une juste appréciation du préjudice esthétique permanent résultant de l'importance de la cicatrice liée à des interventions chirurgicales tardives et répétées en l'évaluant à 1/7 et en fixant ce chef de préjudice à la somme de 1 000 euros. S'agissant des préjudices patrimoniaux : 14. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la requérante justifie des frais de ses nombreux déplacements liés à l'accident médical du 29 mai 2019, d'un montant non contesté de 1 819,51 euros, auquel il convient donc de condamner le CH de la Dracénie. 15. En dernier lieu, si la requérante réclame une indemnisation au titre de la perte de gains professionnels au cours de la période d'arrêt de travail du 2 juin 2019 au 14 juin 2019, il résulte de l'instruction qu'une intervention chirurgicale effectuée dès le 29 mai 2019 aurait nécessairement entraîné un arrêt de travail d'au moins deux semaines. Ce chef de préjudice est donc dépourvu de lien direct avec l'accident médical du 29 mai 2019 et doit dès lors être écarté. 16. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de désigner un expert, que Mme C, épouse B est seulement fondée à demander la condamnation du CH de la Dracénie à lui verser une indemnité d'un montant total de 4 789,51 euros (30 % x (300 + 3 500 + 500 + 4 000 + 600 + 1 000) + 1 819,51). En ce qui concerne les débours exposés par la CPAM du Var : 17. L'article L. 376-1, alinéa 3, du code de la sécurité sociale prévoit : " Les recours subrogatoires des caisses contre les tiers s'exercent poste par poste sur les seules indemnités qui réparent des préjudices qu'elles ont pris en charge, à l'exclusion des préjudices à caractère personnel. " 18. Il résulte de l'instruction, notamment de l'attestation d'imputabilité du médecin conseil du 8 décembre 2022 et de la notification définitive des débours du 9 décembre 2022, que la CPAM du Var a versé à Mme C, épouse B des prestations constituées de frais hospitaliers, médicaux, pharmaceutiques, d'appareillage, de transport et des indemnités journalières, pour un montant total de 6 927 euros. 19. En premier lieu, il résulte de l'instruction que, contrairement à ce que soutient le CH de la Dracénie, ces débours ont un lien direct avec l'accident médical du 29 mai 2019. 20. En second lieu, il y a lieu, compte tenu du taux de perte de chance d'éviter les dommages, de limiter le remboursement de la caisse à hauteur de 30 % de ces débours (voir en ce sens, arrêt du Conseil d'État du 19 mai 2004, n°s 216039, 216040). 21. Dans ces conditions, la CPAM du Var est seulement fondée à demander la condamnation du CH de la Dracénie à lui rembourser la somme de 2 078,10 euros (30 % x 6 927). Sur les intérêts et leur capitalisation : En ce qui concerne l'indemnité versée à la requérante : 22. En premier lieu, en vertu de l'article 1231-6 du code civil, Mme C, épouse B a droit aux intérêts au taux légal sur la somme totale de 4 789,51 euros à compter du 30 novembre 2020, date de réception de sa demande d'indemnisation préalable par le CH de la Dracénie. 23. En second lieu, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La requérante a demandé la capitalisation des intérêts le 28 mars 2021. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 30 novembre 2021, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date. En ce qui concerne les débours remboursés à la CPAM du Var : 24. En premier lieu, en vertu de l'article 1231-6 du code civil, la CPAM du Var a droit aux intérêts au taux légal sur la somme de 2 078,10 euros à compter du 11 mai 2021, date d'enregistrement de son mémoire au tribunal administratif. 25. En second lieu, la CPAM du Var a demandé la capitalisation des intérêts le 11 mai 2021. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 11 mai 2022, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date. Sur l'indemnité forfaitaire de gestion : 26. L'article L. 376-1, alinéa 9, du code de la sécurité sociale prévoit : " En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget, en fonction du taux de progression de l'indice des prix à la consommation hors tabac prévu dans le rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour l'année considérée ". L'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2023, a porté le montant maximal de cette indemnité forfaitaire de gestion au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2023 à la somme de 1 162 euros. 27. Il y a lieu de mettre à la charge du CH de la Dracénie l'indemnité forfaitaire prévue par ces dispositions au profit de la CPAM du Var, à hauteur de 692,70 euros (2 078,10 / 3). Sur les frais liés au litige : 28. En premier lieu, la présente instance n'ayant pas donné lieu à des dépens, les conclusions de la requête présentées sur le fondement de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. 29. En dernier lieu, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du CH de la Dracénie une somme de 2 000 euros à verser Mme C, épouse B et celle de 1 000 euros à verser à la CPAM du Var, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ces dispositions font en revanche obstacle à ce que soit mise à la charge de la requérante, qui n'est pas la partie perdante pour l'essentiel dans la présente instance, la somme demandée par le centre hospitalier au même titre. D E´ C I D E :Article 1er : Le CH de la Dracénie versera la somme de 4 789,51 euros à Mme C, épouse B. Cette somme sera assortie des intérêts au taux légal à compter du 30 novembre 2020 et des intérêts capitalisés à compter du 30 novembre 2021, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date. Article 2 : Le CH de la Dracénie versera à la CPAM du Var la somme de 2 078,10 euros au titre des débours et la somme de 692,70 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion. La somme de 2 078,10 euros sera assortie des intérêts au taux légal à compter du 11 mai 2021 et des intérêts capitalisés à compter du 11 mai 2022, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date. Article 3 : Le CH de la Dracénie versera une somme de 2 000 euros à Mme C, épouse B et une somme de 1 000 euros à la CPAM du Var, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté. Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Madame D C, épouse B, au centre hospitalier de la Dracénie - centre hospitalier de Draguignan et à la caisse primaire d'assurance maladie du Var. Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :M. Harang, président, M. Silvy, premier conseiller,M. Kiecken, premier conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 avril 2023. Le rapporteur,SignéA. KIECKEN Le président, Signé Ph. HARANGLa greffière,SignéF. POUPLY La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,La greffière,2N° 2100824
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026