mardi 31 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2102022 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 4ème chambre - Juge Unique |
| Avocat requérant | FEAT SOCIETE D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 juillet 2021, M. B C, représenté par la SELARL Feat agissant par Me Pelletier-Feat, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations de taxe foncière d'un montant de 709 euros auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2020 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'il devait bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1389 du code général des impôts compte tenu de la vacance de son immeuble, laquelle est indépendante de sa volonté.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 décembre 2021, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. A, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges relevant de cet article.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de M. Hamon, magistrat désigné.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C est propriétaire d'un appartement (lots n° 134 et 163) dans une résidence dénommée " Les Alysés " située avenue Jean Jaurés sur la commune de Sainte Maxime. Par la présente requête, le requérant demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations de taxe foncière d'un montant de 709 euros auxquelles auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2020.
Sur le bien-fondé de l'imposition :
2. En application de l'article 1389 du code général des impôts : " I. - Les contribuables peuvent obtenir le dégrèvement de la taxe foncière en cas de vacance d'une maison normalement destinée à la location ou d'inexploitation d'un immeuble utilisé par le contribuable lui-même à usage commercial ou industriel, à partir du premier jour du mois suivant celui du début de la vacance ou de l'inexploitation jusqu'au dernier jour du mois au cours duquel la vacance ou l'inexploitation a pris fin. Le dégrèvement est subordonné à la triple condition que la vacance ou l'inexploitation soit indépendante de la volonté du contribuable, qu'elle ait une durée de trois mois au moins et qu'elle affecte soit la totalité de l'immeuble, soit une partie susceptible de location ou d'exploitation séparée ( ) ".
3. Il résulte de l'instruction, notamment de l'assignation en référé présentée par M. C le 23 janvier 2020, qu'au cours de l'assemblée des copropriétaires de la résidence les " Alysés " réunie en 2015, il a été décidé du principe de travaux de ravalement de façade dans un futur proche de l'immeuble. Si en 2016, il a été présenté par le syndic de l'immeuble une évaluation des travaux pour un montant de 123 135 euros, hors taxe, aucuns travaux n'ont toutefois été réalisés. Par un courrier du 5 décembre 2018, le syndic a informé les propriétaires qu'à la suite d'un contrôle des structures des balcons et terrasses, il avait été constaté l'état très dégradés des poteaux, fragilisant la structure de l'immeuble. L'accès aux balcons et terrasses étaient ainsi interdits et il était préconisait de prendre les précautions pour éviter des chutes de morceaux de bétons dans l'attente des travaux de renforcement des structures. En décembre 2019, dans le cadre d'une mission de diagnostic et de maîtrise d'œuvre un expert désigné par le syndic de l'immeuble a par ailleurs constaté et confirmé que l'état des poteaux et des gardes de corps du bâtiment présentaient des désordres importants de nature à mettre en cause la sécurité des personnes susceptibles d'utiliser les balcons et de celles passant à l'aplomb de l'immeuble. Il était ainsi interdit aux occupants des logements de se rendre sur les balcons et demandé la dépose des baies vitrées des loggias.
4. Si les désordres invoqués par le requérant ont affecté la loggia de l'appartement en cause, il n'apparait pas que ce sinistre ait concerné d'autres parties du logement en litige. Il ne résulte pas ainsi de l'instruction que les désordres aient rendu l'appartement inhabitable, même temporairement, ni même que les désordres invoqués aient pu constituer un obstacle sérieux à la location. La circonstance invoquée par le requérant selon laquelle sa loggia serait un espace repas, ne peut être retenue dès lors qu'il est constant que, par définition, une loggia est un espace extérieur couvert en retrait par rapport à la façade de l'immeuble et ne constitue pas, par essence, l'espace repas d'un appartement. M. C ne produit en outre aucun élément permettant d'attester des diligences entreprises pour proposer l'appartement à la location, et des objections éventuelles des potentiels locataires quant à l'impossibilité d'utiliser la loggia le temps que les travaux de renforcement des structures soient réalisés. Par conséquent, le requérant ne peut être regardé comme établissant que la vacance de l'appartement en litige serait indépendante de sa volonté au sens des dispositions précitées de l'article 1389 du code général des impôts.
5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins de décharges de l'imposition litigieuse, ainsi que par voie de conséquence celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au directeur départemental des finances publiques du Var.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
signé
L. A
La greffière,
signé
F.OUJABER
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026