LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2102381

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2102381

lundi 10 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2102381
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantRODRIGUEZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2021 et un mémoire enregistré le

30 novembre 2021, M. C B, représenté par Me Rodriguez, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2017 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- afin de compenser l'absence de réalisation de travaux sur un local commercial dont il est propriétaire, le locataire des murs, propriétaire du fonds de commerce qu'il souhaitait céder, lui a versé une indemnité de 88 000 euros afin de pouvoir résilier son bail commercial et céder son fonds, le bailleur s'engageant à consentir un nouveau bail commercial à l'acquéreur du fonds ;

- il a porté cette somme en revenu exceptionnel dans sa déclaration annuelle de revenus fonciers ; sur contrôle de sa déclaration, l'administration a dénié à cette somme son caractère de revenu exceptionnel mais a également refusé l'application de la règle dite du quotient, prévue par l'article 163-0 du code général des impôts ;

- contrairement à ce qu'estime l'administration, cette somme n'était pas la contrepartie de l'absence de réalisation des travaux mais lui a été versée par son locataire afin d'être délié de ses engagements sans contrepartie, ce qui a permis à ce dernier de vendre son fonds de commerce ; elle ne représente pas non plus un supplément de loyer mais plutôt un droit " de sortie " du locataire ;

- dès lors que l'administration en a admis, en défense, l'application de la règle du quotient, il renonce à son argumentation sur ce point mais maintient le surplus de ses analyses et conclusions.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 15 novembre, 29 novembre et

6 décembre 2021, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au non-lieu à statuer à concurrence du dégrèvement total de 10 926 euros qu'il prononce en retenant l'application de la règle de quotient et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant sur le point restant en litige ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- et les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Dans le dernier état de ses écritures, M. B demande la décharge des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2017 résultant de la réintégration dans ses revenus fonciers taxables d'une somme de 88 000 euros qui lui a été versée par son locataire, la SNC Delabrière, titulaire du fonds de commerce exploité dans un local commercial dont il est propriétaire.

2. Si le requérant ne conteste pas formellement le principe de l'assujettissement de cette somme à l'impôt sur le revenu, il en critique la qualification retenue par le service en soutenant que l'indemnité transactionnelle qu'il a perçue doit être regardée non comme un supplément de recettes, versé en contrepartie d'un accroissement de ses charges, taxable dans la catégorie des revenus fonciers, mais comme un revenu exceptionnel justifiant, en outre, qu'il puisse bénéficier de la règle dite " du quotient ", prévue par l'article 163-0 du code général des impôts.

Sur l'étendue du litige :

3. Il résulte de l'instruction que, par deux décisions successives des 15 et

24 novembre 2021, l'administration, admettant que la perception de la somme de 88 000 euros déclarée par M. B, était passible de l'application de l'article 163-0 susmentionné, a prononcé d'office un dégrèvement pour la somme totale de 10 926 euros sur le montant des impositions en litige. Il s'ensuit que les conclusions de la requête de M. B sont, sur ce point, devenues sans objet.

Sur le surplus des conclusions aux fins de décharge :

4. Aux termes de l'article 14 du code général des impôts : " Sous réserve des dispositions de l'article 15, sont compris dans la catégorie des revenus fonciers, lorsqu'ils ne sont pas inclus dans les bénéfices d'une entreprise industrielle, commerciale ou artisanale, d'une exploitation agricole ou d'une profession non commerciale : 1° Les revenus des propriétés bâties, telles que maisons et usines () ".

5. En cas de transaction, il appartient au juge de l'impôt de rechercher la qualification à donner à l'indemnité objet de la transaction. Ni l'administration ni le juge de l'impôt ne sont liés par les qualifications retenues par les parties à une transaction. Il ressort, au cas d'espèce, des termes de l'accord transactionnel, produit au dossier, conclu le 16 février 2017 entre M. B et son locataire commercial, la SNC Delabrière, duquel est issu le versement de la somme de 88 000 euros en litige, qu'en contrepartie de cette indemnité, M. B s'engageait à résilier le bail conclu avec cette société, afin de lui permettre de céder son fonds de commerce, à renoncer à toute contestation sur l'état des locaux et à la décharger de son obligation d'effectuer les travaux de remise en état dont la liste figure dans le corps du protocole d'accord ainsi qu'à conclure un nouveau bail commercial avec les cessionnaires du fonds de commerce. Il résulte de l'instruction qu'à la suite de cette transaction, M. B, qui ne le conteste pas, a réalisé les travaux de remise en état des locaux, dont il a, par ailleurs, inclus le coût dans le montant des charges déductibles de ses revenus fonciers des années 2017, 2018 et 2019, et a conclu un nouveau bail commercial avec les acquéreurs du fonds cédé par la SNC Delabrière. Ainsi, contrairement à ce qu'il soutient, l'indemnité en cause, intervenue dans le cadre des relations contractuelles nées du bail commercial, n'a eu ni pour objet ni pour effet de réparer un préjudice ou de compenser une perte en capital ou une dépréciation de l'immeuble, lequel a été remis en état et fait toujours l'objet d'une exploitation locative commerciale. Elle constitue bien, ainsi que l'a estimé le service, une recette, certes exceptionnelle au sens du A du I de l'article 163-0 du code général des impôts, ce dont l'administration a explicitement tiré les conclusions par le dégrèvement d'office ci-dessus évoqué, mais néanmoins taxable dans la catégorie des revenus fonciers. Il s'ensuit que le surplus des conclusions en décharge présentées par M. B doit être rejeté.

Sur les frais liés au litige :

6. Dans les circonstances particulières de l'espèce, il y a lieu de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'Etat, une somme de 1 000 euros à verser à M. B sur le fondement de ces dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B à concurrence de la somme de 10 926 euros dégrevée d'office, par décisions des 15 et

24 novembre 2021, sur le montant des impositions supplémentaires sur le revenu de

l'année 2017.

Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. C B et au directeur départemental des finances publiques du Var.

Délibéré après l'audience du 19 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Bernabeu, présidente,

M. Sportelli, premier conseiller,

Mme A, magistrat honoraire.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juillet 2023.

Le rapporteur,

Signé

D. A

La présidente,

Signé

M. BERNABEU

La greffière,

Signé

E. PERROUDON

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Et par délégation,

La greffière.

N°2102381

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions