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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2102482

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2102482

lundi 11 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2102482
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantVILLALARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 10 septembre 2021 et 10 novembre 2022, M. et Mme B et A C, représentés par Me Villalard, demandent au tribunal de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2014 et 2015, et des pénalités correspondantes.

Ils soutiennent que :

- la SARL Le Nautic Plage II a été privée d'un débat oral et contradictoire à la suite de l'avis rendu le 17 juin 2018 par la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires, qui avait invité les parties à se rapprocher afin de corriger les erreurs matérielles affectant certains montants de la reconstitution de recettes ;

- la majoration de 25 % de l'assiette des prélèvements sociaux, appliquée par le service sur le fondement des dispositions du 2° du 7 de l'article 158 du code général des impôts, méconnaît le principe d'égalité devant les charges publiques, ainsi que l'a jugé le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2016-610 QPC du 10 février 2017 ;

- la procédure d'imposition est irrégulière au regard des dispositions des articles L. 55 et suivants du livre des procédures fiscales car le service aurait dû notifier la proposition de rectification du 21 novembre 2017 aux contribuables et non à leur mandataire ;

- la désignation par la société du bénéficiaire des distributions ne constitue qu'une simple information non opposable à la personne désignée ; si cette dernière n'accepte pas les rectifications proposées, l'administration fiscale doit apporter la preuve de l'appréhension des sommes litigieuses ; si la théorie du maître de l'affaire permet au service de se dispenser d'apporter la preuve de l'appréhension par le bénéficiaire des sommes litigieuses, cette théorie ne joue pas dans les mêmes conditions selon la base légale retenue par l'administration fiscale ; en l'espèce, la proposition de rectification du 21 novembre 2017 ne mentionne aucune base légale pouvant fonder les rectifications ; cette absence de base légale méconnaît les dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales selon lesquelles la proposition de rectification doit être motivée.

Par des mémoires en défense enregistrés les 17 mars 2022, 9 février 2023 et 7 mars 2023, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 9 octobre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 6 novembre suivant à 12h00.

Un mémoire enregistré le 31 octobre 2023 pour M. et Mme C n'a pas été communiqué en application des dispositions de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.

Par une lettre du 12 février 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'inconstitutionnalité de l'application du coefficient multiplicateur de 1,25 prévu par les dispositions du 2° du 7 de l'article 158 du code général des impôts pour l'établissement des contributions sociales en litige, en vertu des décisions du Conseil constitutionnel n° 2016-610 QPC du 10 février 2017 et n° 2017-643/650 QPC du 7 juillet 2017.

Un mémoire a été enregistré le 12 février 2024 pour le directeur départemental des finances publiques du Var en réponse à cette lettre d'information.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- la décision n° 2016-610 QPC du 10 février 2017 du Conseil constitutionnel ;

- la décision n° 2017-643/650 QPC du 7 juillet 2017 du Conseil constitutionnel ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 19 février 2024 :

- le rapport de M. Cros ;

- et les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La SARL Le Nautic Plage II, qui exerçait alors une activité de restauration et d'exploitation de plage sur le territoire de la commune de La Croix-Valmer, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur les exercices clos les 31 décembre 2014 et 31 décembre 2015 à l'issue de laquelle, par une proposition de rectification du 17 juillet 2017, le service a rejeté sa comptabilité comme non sincère, non probante et irrégulière, a procédé à la reconstitution de son chiffre d'affaires et lui a notifié des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des deux exercices vérifiés ainsi que des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2015, établis selon la procédure de rectification contradictoire. Par ailleurs, le service a estimé que les recettes omises par la SARL Le Nautic Plage II, venant majorer son résultat imposable déclaré, devaient être regardées comme des revenus distribués en totalité à M. C, gérant de la société et détenteur de 75 % de son capital. En conséquence, par une proposition de rectification du 21 novembre 2017, le service a personnellement assujetti ce dernier et son épouse Mme C à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers et de prélèvements sociaux au titre des années 2014 et 2015, établies selon la procédure contradictoire. Leur réclamation préalable du 4 juin 2019 ayant été rejetée le 15 juillet 2021, les époux C demandent au tribunal de prononcer la décharge de ces suppléments d'imposition, en droits et pénalités.

Sur la régularité de la procédure d'imposition :

2. Aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation () ".

En ce qui concerne le destinataire de la notification de la proposition de rectification :

3. Pour l'application des dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, il y a lieu de considérer que, sauf stipulation contraire, le mandat donné à un conseil ou à tout autre mandataire par un contribuable pour recevoir l'ensemble des actes de la procédure d'imposition et y répondre emporte élection de domicile auprès de ce mandataire. Par suite, lorsqu'un tel mandat a été porté à la connaissance de l'administration fiscale, celle-ci est en principe tenue d'adresser au mandataire l'ensemble des actes de la procédure d'imposition. Lorsque le mandataire du contribuable a la qualité d'avocat et que celui-ci déclare que son client a élu domicile à son cabinet, l'administration fiscale est tenue de lui adresser les actes de la procédure d'imposition sans qu'il soit besoin d'exiger la production d'un mandat exprès. Aucun texte ni aucun principe ne fait obstacle à ce qu'un mandat, adressé avant l'engagement d'une procédure d'imposition, habilite le mandataire à recevoir l'ensemble des actes des procédures susceptibles d'être engagées au titre d'impositions déterminées et à y répondre, et emporte dès lors élection de domicile auprès de ce dernier. En revanche, lorsque le mandat donné à un conseil ou à tout autre mandataire par un contribuable pour l'assister dans ses relations avec l'administration ne contient aucune mention expresse habilitant le mandataire à recevoir l'ensemble des actes de la procédure d'imposition, ce mandat n'emporte pas élection de domicile auprès de ce mandataire. Dans ce cas, l'administration doit notifier l'ensemble des actes de la procédure au contribuable, alors même que le mandat confie au mandataire le soin de répondre à toute proposition de rectification, d'accepter ou de refuser toute rectification. Si, cependant, l'administration procède à une notification non au contribuable lui-même, mais à une personne qui se présente comme son mandataire, il appartient au juge d'apprécier, eu égard à l'ensemble des circonstances de l'espèce, si la notification est parvenue au contribuable et si, par suite, elle peut être regardée comme régulière.

4. Il résulte de l'instruction que, le 20 octobre 2017, M. C a donné mandat à Me Villalard, avocat, afin notamment de " répondre à toute proposition de rectification ". Ce mandat prévoyait expressément, à cette fin, l'élection de domicile de M. C chez ce mandataire. Par conséquent, ce mandat emportait élection de domicile auprès du mandataire, ce qui, en l'absence de stipulation contraire, habilitait nécessairement celui-ci à recevoir l'ensemble des actes de la procédure d'imposition et notamment la proposition de rectification. Il n'est pas contesté que ce mandat a été porté à la connaissance du service avant que celui-ci n'établisse la proposition de rectification du 21 novembre 2017. Par suite, le service était tenu de notifier cette dernière au mandataire, ainsi qu'il l'a fait par pli recommandé du 24 novembre 2017, reçu par le mandataire le 27 novembre suivant. En tout état de cause, le service a notifié une copie de la proposition de rectification à M. et Mme C qui l'ont reçue le 25 novembre 2017. Par suite, la notification de la proposition de rectification a été régulière au regard des dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.

En ce qui concerne la motivation de la proposition de rectification :

5. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, la proposition de rectification du 21 novembre 2017 mentionne, en pages 25 à 27, la base légale et les considérations factuelles sur lesquelles le service s'est fondé pour estimer que M. C devait être regardé comme le bénéficiaire des revenus distribués par la SARL Le Nautic Plage II. La proposition de rectification est donc motivée sur ce point. Par suite, le moyen tiré de l'absence de mention de la " base légale pouvant fonder les rectifications " et du défaut de motivation de la proposition de rectification au regard des dispositions précitées de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales manque en fait.

En ce qui concerne les suites données à l'avis de la commission des impôts :

6. En vertu du principe d'indépendance des procédures, les moyens relatifs à la régularité de la procédure d'imposition suivie à l'encontre d'une société soumise au régime d'imposition des sociétés de capitaux sont sans influence sur les impositions personnelles mises à la charge des bénéficiaires des revenus de capitaux mobiliers distribués par cette société. Par suite, M. et Mme C ne peuvent utilement soutenir que la procédure de rectification menée à l'encontre de la SARL Le Nautic Plage II serait viciée du fait de l'absence de débat oral et contradictoire à la suite de l'avis rendu le 11 juin 2018 par la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires, pour obtenir la décharge des impositions mises à leur charge à titre personnel. Ce moyen doit ainsi être écarté comme inopérant.

Sur le bien-fondé de l'imposition :

En ce qui concerne la base légale des revenus distribués :

7. Aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : / () 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices () ". Selon l'article 111 de ce code : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : / () c. Les rémunérations et avantages occultes () ".

8. Il ressort de la proposition de rectification du 21 novembre 2017 que le service s'est expressément fondé, pour retenir la qualification de revenus distribués par la SARL Le Nautic Plage II à l'égard de M. C, sur les dispositions du code général des impôts selon lesquelles sont considérées comme des revenus distribués toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices. Si le service a mentionné ces dispositions comme étant celles du c de l'article 111 du code général des impôts, cette mention relève d'une erreur matérielle puisqu'il s'agit des dispositions du 2° du 1 de l'article 109 du même code, article qui est également cité par le service, lequel ne s'est pas fondé sur la notion de rémunérations et avantages occultes visée par le c de l'article 111. Dès lors, la base légale des revenus distribués retenue par le service est le 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts, et non le c de l'article 111 du même code.

En ce qui concerne l'appréhension des revenus distribués :

9. Aux termes de l'article 117 du code général des impôts : " Au cas où la masse des revenus distribués excède le montant total des distributions tel qu'il résulte des déclarations de la personne morale visées à l'article 116, celle-ci est invitée à fournir à l'administration, dans un délai de trente jours, toutes indications complémentaires sur les bénéficiaires de l'excédent de distribution. / En cas de refus ou à défaut de réponse dans ce délai, les sommes correspondantes donnent lieu à l'application de la pénalité prévue à l'article 1759 ".

10. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré () ".

11. La charge de la preuve quant à l'appréhension des sommes réputées distribuées par la personne morale et quant à leur réalité ou leur montant dépend de la procédure d'imposition. En cas d'acceptation des rectifications par le contribuable, il appartient à ce dernier d'apporter la preuve tant de l'absence d'appréhension par ses soins des sommes réputées distribuées par la personne morale que de l'absence de réalité ou du montant exact de la distribution.

12. Par la proposition de rectification du 21 novembre 2017, dont les intéressés ne contestent pas qu'elle leur a été régulièrement notifiée, le service a informé M. et Mme C qu'il regardait M. C comme le bénéficiaire des revenus distribués par la SARL Le Nautic Plage II au motif que celle-ci l'avait désigné comme bénéficiaire de la totalité des distributions en application des dispositions de l'article 117 du code général des impôts. Il ne résulte pas de l'instruction que les époux C auraient répondu dans le délai légal à cette proposition de rectification. Par conséquent, ils supportent la charge de la preuve de l'absence d'appréhension par leurs soins des sommes réputées distribuées par la SARL Le Nautic Plage II. En se bornant à soutenir que la proposition de rectification du 21 novembre 2017 ne mentionne aucune base légale susceptible de fonder les rectifications et que les articles 110, 111-c, 116 et 117 du code général des impôts mentionnés dans la proposition de rectification ne constituent pas la base légale exigée, les requérants n'apportent aucun élément utile de nature à démontrer que les sommes en cause ne leur auraient pas été distribuées. Par suite, le moyen tiré du défaut d'appréhension des revenus distribués doit être écarté.

En ce qui concerne l'assiette des prélèvements sociaux :

13. Aux termes du 7 de l'article 158 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable aux années d'imposition en litige : " Le montant des revenus et charges énumérés ci-après, retenu pour le calcul de l'impôt selon les modalités prévues à l'article 197, est multiplié par 1,25. Ces dispositions s'appliquent : / () 2° Aux revenus distribués mentionnés aux c à e de l'article 111 () et aux revenus distribués mentionnés à l'article 109 résultant d'une rectification des résultats de la société distributrice () ". Aux termes du I de l'article L. 136-6 du code de la sécurité sociale, relatif à la contribution sociale sur les revenus du patrimoine : " Les personnes physiques fiscalement domiciliées en France () sont assujetties à une contribution sur les revenus du patrimoine assise sur le montant net retenu pour l'établissement de l'impôt sur le revenu () : / () c) Des revenus de capitaux mobiliers () ".

14. Pour l'application et l'interprétation d'une disposition législative, les autorités administratives et le juge sont liés par les réserves d'interprétation dont une décision du Conseil constitutionnel, statuant sur le fondement de l'article 61-1 de la Constitution, assortit la déclaration de conformité à la Constitution de cette disposition.

15. Dans sa décision n° 2016-610 QPC du 10 février 2017, le Conseil constitutionnel a déclaré conforme à la Constitution le c du paragraphe I de l'article L. 136-6 du code de la sécurité sociale, sous la réserve que ces dispositions ne sauraient, sans méconnaître le principe d'égalité devant les charges publiques, être interprétées comme permettant l'application du coefficient multiplicateur de 1,25 prévu au premier alinéa du 7 de l'article 158 du code général des impôts pour l'établissement des contributions sociales assises sur les rémunérations et avantages occultes mentionnés au c de l'article 111 du même code. Par sa décision n° 2017-643/650 QPC du 7 juillet 2017, le Conseil constitutionnel a étendu cette réserve d'interprétation aux contributions sociales assises sur les bénéfices ou revenus mentionnés au 2° du 7 de l'article 158 du code général des impôts, au nombre desquels figurent les revenus distribués de l'article 109 du même code.

16. M. et Mme C ont été assujettis à des cotisations supplémentaires de contributions sociales au titre des années 2014 et 2015 à raison de revenus distribués par la SARL Le Nautic Plage II, sur le fondement de l'article 109 du code général des impôts. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que c'est à tort que, pour déterminer le montant de ces impositions, l'administration fiscale a appliqué le coefficient multiplicateur de 1,25 prévu par les dispositions du 7 de l'article 158 du code général des impôts à la base imposable aux contributions sociales. Il y a lieu, par suite, de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des impositions ayant résulté de cette majoration en base.

17. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme C sont seulement fondés à demander la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires de contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2014 et 2015, à raison des revenus distribués par la SARL Le Nautic Plage II, à concurrence de la fraction correspondant à la majoration de 25 % des bases d'imposition prévue au 7 de l'article 158 du code général des impôts.

D E C I D E :

Article 1er : La base d'imposition des cotisations supplémentaires de contributions sociales mises à la charge de M. et Mme C au titre des années 2014 et 2015, à raison des revenus distribués par la SARL Le Nautic Plage II, est réduite du montant correspondant à la majoration de 25 % prévue au 7 de l'article 158 du code général des impôts.

Article 2 : M. et Mme C sont déchargés, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires de contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2014 et 2015, à concurrence de la réduction en base prononcée à l'article 1er.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme C est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme B et A C et au directeur départemental des finances publiques du Var.

Délibéré après l'audience du 19 février 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Bernabeu, présidente,

M. Cros, premier conseiller,

M. Martin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mars 2024.

Le rapporteur,

Signé

F. CROS

La présidente,

Signé

M. BERNABEU

La greffière,

Signé

G. GUTH

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Et par délégation,

La greffière.

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