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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2102588

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2102588

jeudi 15 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2102588
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre - Juge Unique
Avocat requérantCOHEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 21 septembre 2021 et le 8 mars 2022, A B C, représentée par Me Cohen, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision 48SI du ministre de l'intérieur du 23 octobre 2020 et les décisions ministérielles de retraits de points prononcées à son encontre ;

2°) d'enjoindre à l'administration de procéder à la restitution des points retirés de son permis de conduire ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle n'a pas reçu l'information préalable relative au retrait de points au moment de la constatation de l'infraction du 14 janvier 2020 en méconnaissance des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;

- elle n'a pas reçu l'information préalable relative au retrait de points au moment de la constatation des infractions des 15 septembre 2014, 20 février 2015, 7 avril 2015, 16 avril 2015, 1er juin 2015 et 30 avril 2017 en méconnaissance des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;

- la réalité des infractions qui lui sont reprochées en date des 15 septembre 2014,

20 février 2015, 7 avril 2015, 16 avril 2015, 1er juin 2015, 30 avril 2017 et 14 janvier 2020 n'est pas établie en l'absence de paiement des amendes correspondantes ;

- l'infraction du 14 janvier 2020 a fait l'objet d'une réclamation contentieuse conformément aux prévisions des articles 529 et suivants du code de procédure pénale et celle-ci ne présente pas un caractère définitif.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 novembre 2021, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu partiel et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que :

- les points retirés consécutivement aux infractions des 7 novembre 2014 et 20 juillet 2016 ont été restitués, les conclusions dirigées contre ces retraits sont donc sans objet ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 11 avril 2022 la clôture d'instruction a été fixée au 26 avril 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de la route ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Silvy, premier conseiller, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de M. Silvy, magistrat délégué, a été entendu à l'audience, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Par la présente requête, Mme A B C demande au tribunal l'annulation d'une décision " 48SI " du 23 octobre 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a prononcé l'invalidation de son permis de conduire, la décision implicite rejetant son recours hiérarchique du 4 décembre 2020 et les décisions successives par lesquelles il a été procédé à des retraits de point sur son permis de conduire du fait d'infractions au code de la route.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

Sur le moyen tiré du défaut d'information préalable :

2. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. ".

3. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues à ces articles, lesquelles constituent une garantie essentielle en ce qu'elles mettent l'intéressé en mesure de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis.

4. D'une part, il résulte des arrêtés pris pour l'application des articles R. 49-1 et

R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment de leurs dispositions codifiées à l'article

A. 37-8 de ce code, que, lorsqu'une contravention mentionnée à l'article L. 121-3 du code de la route est constatée sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique, le service verbalisateur adresse à l'intéressé un formulaire unique d'avis de contravention, qui comprend en bas de page la carte de paiement et comporte non seulement les références de l'infraction dont la connaissance est matériellement indispensable pour procéder au paiement de l'amende forfaitaire, mais aussi une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Enfin, lorsque le contrevenant, après avoir reçu le titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, ne forme pas de réclamation dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale ou s'acquitte spontanément de cette amende forfaitaire majorée, sans élever d'objection, il doit être regardé comme renonçant à contester la majoration de l'amende forfaitaire dont il devait s'acquitter dans le délai en reconnaissant que le délai dont il disposait, en vertu du formulaire unique d'avis de contravention décrit ci-dessus qui lui a alors nécessairement été remis, pour s'acquitter de cette amende forfaitaire, était expiré. Ainsi, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est constatée sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique au modèle et dont il est établi, notamment dans les conditions décrites ci-dessus, qu'il a payé sans objection l'amende forfaitaire majorée correspondant à cette infraction ou n'a formé aucune réclamation à son encontre, a nécessairement reçu le formulaire unique d'avis de contravention décrit ci-dessus. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit alors être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.

5. D'autre part, en application du second alinéa de l'article 592-2 du code de procédure pénale, en l'absence de paiement ou de requête en exonération dans le délai de quarante-cinq jours suivant, selon les cas, la date de constatation de l'infraction ou la date d'envoi de l'avis de contravention, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. Le paiement de l'amende forfaitaire majorée établit que le contrevenant a reçu un avis d'amende forfaitaire majorée. Avant même que ces mentions ne soient rendues obligatoires par un arrêté du 13 mai 2011 introduisant dans le code de procédure pénale un article A. 37-28, le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration rappelait la qualification de l'infraction au code de la route et précisait que l'émission de l'amende forfaitaire majorée pouvait entraîner un retrait de points du permis de conduire, que cette amende pouvait être contestée dans un délai de trois mois, que les retraits et reconstitutions de points faisaient l'objet d'un traitement automatisé et que le titulaire du permis pouvais accéder à ces informations. Ces indications mettaient le contrevenant en mesure de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende il serait procédé au retrait de points et porteraient à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route. Dans ces conditions, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire majorée, il découle de cette seule constatation qu'il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.

S'agissant de l'infraction du 14 janvier 2020 :

6. Pour l'infraction commise à Fréjus le 14 janvier 2020 d'usage d'un téléphone tenu en main par le conducteur d'un véhicule en circulation, le ministère de l'intérieur produit le procès-verbal de contravention dressé le jour même par un agent de police judiciaire adjoint appartenant à la police municipale de Fréjus, signé par celui-ci et par Mme A B sur l'équipement de verbalisation qui comporte l'indication expresse de ce que la personne en infraction encourt un retrait de points correspondant à l'infraction constatée, laquelle était explicitement désignée. Il résulte également du relevé d'information intégral communiqué par l'autorité administrative que cette infraction a donné lieu à l'émission d'une amende forfaitaire majorée le 9 juillet 2020. Il découle de ces constatations qu'il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers elle de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises. Il suit de là que la requérante n'est pas fondée à soutenir que le retrait de points auquel il a été procédé à la suite de cette infraction serait intervenu au terme d'une procédure irrégulière.

S'agissant de l'infraction du 19 juin 2018 :

7. Pour l'infraction commise à Clelles le 19 juin 2018 de franchissement d'une ligne continue qui a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, il est établi, notamment par la mention qui en est faite dans le relevé d'information intégral issu du système national des permis de conduire, que la requérante a payé, à la date du 12 août 2018, postérieure à celle de l'infraction, l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci et qu'elle a donc nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers celle-ci de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende et la requérante, qui ne produit pas l'avis qu'elle a nécessairement reçu, n'allègue ni ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet. Il suit de là que la requérante n'est pas fondée à soutenir que le retrait de points auquel il a été procédé à la suite de cette infraction serait intervenu au terme d'une procédure irrégulière.

S'agissant des infractions des 12 août 2015, 23 octobre 2017 et 2 novembre 2017 :

8. Pour les infractions d'excès de vitesse constatées par radar automatique les 12 août 2015, 23 octobre 2017 et 2 novembre 2017 respectivement sur le territoire des communes de Marseille, Fréjus et Vidauban, pour l'application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment de leurs dispositions codifiées à l'article A. 37-8 de ce code, lorsqu'une contravention mentionnée à l'article L. 121-3 du code de la route est constatée sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique, le service verbalisateur adresse à l'intéressé un formulaire unique d'avis de contravention, qui comprend en bas de page la carte de paiement et comporte, d'une part, les références de l'infraction dont la connaissance est matériellement indispensable pour procéder au paiement de l'amende forfaitaire et, d'autre part, une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En conséquence, lorsqu'il est établi, notamment dans les conditions décrites au I., que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers elle de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises en vertu des dispositions précitées, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.

9. Il résulte du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de

Mme B di Oliveira que ces trois infractions ont donné lieu au paiement différé par celle-ci de l'amende forfaitaire correspondante en date respectivement des 30 août 2015, 17 décembre 2017 et 17 décembre 2017. Le paiement de ces amendes forfaitaires suffit à établir que l'intéressée a nécessairement reçu les avis de paiement sur lesquels figurent les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. L'administration s'est ainsi acquittée envers la requérante de son obligation d'information, celle-ci ne justifiant pas avoir reçu des avis d'amende forfaitaire inexacts ou incomplets. Il suit de là que Mme B di Oliveira n'est pas fondée à soutenir que les retraits de points auxquels il a été procédé à la suite de ces infractions seraient intervenus au terme d'une procédure irrégulière.

S'agissant des infractions des 15 septembre 2014, 20 février 2015, 7 avril 2015,

16 avril 2015, 1er juin 2015 et 30 avril 2017 :

10. Il ressort des pièces du dossier que le ministre chargé de l'intérieur produit des attestations de la trésorerie du contrôle automatisé établissant que Mme B C s'était acquittée du montant des amendes forfaitaires majorées consécutives aux infractions commises les 15 septembre 2014, 20 février 2015, 7 avril 2015, 16 avril 2015, 1er juin 2015 et

30 avril 2017. Ce faisant il établit la démonstration du paiement qui lui incombe et il découle de cette seule constatation qu'il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers la contrevenante de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressée, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'elle a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet, ce qui n'est pas le cas en l'espèce. Mme B di Oliveira n'est, dès lors, pas fondée à soutenir que les retraits de points auxquels il a été procédé à la suite de ces infractions seraient intervenus au terme d'une procédure irrégulière.

S'agissant des infractions des 7 novembre 2014 et 20 juillet 2016 :

11. Il résulte du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de

Mme B di Oliveira que l'infraction d'excès de vitesse commise aux Adrets-de-l'Estérel le 7 novembre 2014 et l'infraction d'excès de vitesse commise à Bouc-Bel-Air ont donné lieu à la restitution des points retirés respectivement les 11 août 2015 et 23 mai 2017. Il en résulte que les conclusions développées contre ces décisions ont, en tout état de cause, perdu leur objet.

Sur le moyen tiré du défaut d'établissement de la réalité des infractions des

15 septembre 2014, 20 février 2015, 7 avril 2015, 16 avril 2015, 1er juin 2015, 30 avril 2017 et 14 janvier 2020 :

12. Aux termes du premier alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale : " Dans le délai prévu par l'article précédent, le contrevenant doit s'acquitter du montant de l'amende forfaitaire, à moins qu'il ne formule dans le même délai une requête tendant à son exonération auprès du service indiqué dans l'avis de contravention. Dans les cas prévus par l'article 529-10, cette requête doit être accompagnée de l'un des documents exigés par cet article. Cette requête est transmise au ministère public ".

13. Le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.

14. Il résulte de l'instruction, notamment du relevé d'information intégral de la requérante, extrait du système national des permis de conduire, édité à la date du 23 novembre 2021, qui est produit en défense, que des titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée ont été émis s'agissant des infractions des 15 septembre 2014, 20 février 2015, 7 avril 2015, 16 avril 2015, 1er juin 2015, 30 avril 2017 et 14 janvier 2020. La requérante ne produit aucun élément de nature à remettre en cause les énonciations du relevé d'information intégral et n'établit pas que les titres exécutoires auraient été annulés à la suite de réclamations formées devant l'officier du ministère public. Si elle fait valoir une convocation devant le tribunal de police de Draguignan en date du 3 décembre 2021 relative à l'infraction d'usage d'un téléphone tenu en main par le conducteur commise à Fréjus le 14 janvier 2020, elle n'établit pas que le jugement qui s'en est suivie a écarté sa responsabilité pour ces faits. Par suite, la réalité des infractions en litige qui ont donné lieu à des retraits de points non automatiquement restitués est suffisamment établie pour l'application des dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route.

15. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B di Oliveira n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 23 octobre 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a prononcé l'invalidation de son permis de conduire, la décision implicite rejetant son recours hiérarchique du 4 décembre 2020 et les décisions successives par lesquelles il a été procédé à des retraits de points sur son permis de conduire du fait d'infractions au code de la route

Sur les conclusions à fin d'injonction :

16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation de la requête de Mme B di Oliveira n'implique aucune mesure d'exécution.

Sur les frais de justice :

17. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le Tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme B di Oliveira doivent, dès lors, être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B di Oliveira est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B di Oliveira et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juin 2023.

Le magistrat désigné,

Signé

J.-A. SILVY

La greffière,

Signé

A. CAILLEAUX

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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