jeudi 6 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2102784 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre - Juge Unique |
| Avocat requérant | CASANOVA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 octobre 2021, M. C A B, représenté par Me Casanova, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 48SI du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire du 23 juillet 2021 ;
2°) d'enjoindre à l'administration de lui restituer l'intégralité des douze points de son permis de conduire ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il est recevable pour contester la décision d'invalidation qui bien que datée du
23 juillet 2021 ne lui a été notifiée que le 19 août 2021 ;
- il n'a pas reçu l'information relative à la perte de points sur son permis au moment de la constatation des infractions et avant tout paiement de l'amende en méconnaissance des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- il n'a pas été informé du nombre exact de points retirés au moment du paiement de l'amende en méconnaissance des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- l'envoi de la lettre 48 SI qui récapitule les infractions ayant donné lieu à des retraits de points n'est pas de nature à régulariser la méconnaissance des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- le retrait de 4 points lié à l'amende du 19 octobre 2017 a fait l'objet d'une contestation et sa réalité ne peut être regardée comme établie pour l'application de l'article L. 223-1 du code de la route ;
- le caractère définitif des différents retraits de points opérés n'est pas établi par le ministre chargé de l'intérieur alors qu'il supporte la charge de la preuve pour l'application de l'article L. 223-1 du code de la route.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 avril 2022, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu partiel et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il fait valoir que :
- les points retirés consécutivement à l'infraction du 26 mai 2020 ont été restitués et la décision 48SI en tant qu'elle invalide le permis de conduire du requérant est réputée avoir été retirée, les conclusions dirigées contre cette décision et ce retrait de points sont donc sans objet ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 22 avril 2022 la clôture d'instruction a été fixée au 22 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code des relations du public avec l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Silvy, premier conseiller, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Silvy, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, M. C A B, né le 3 avril 1979 à Sfax (Tunisie) doit être regardé comme demandant l'annulation de la décision 48SI du 23 juillet 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire ainsi que les décisions portant retraits de points qui l'ont précédée.
Sur l'objet du litige :
2. Il ressort, d'une part, du relevé d'information intégral édité à la date du 21 avril 2022, et il n'est pas contesté que les points retirés au titre de l'infraction commise le 26 mai 2020 ont été restitués à M. A B en application des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route, que le solde de point du permis de conduire de celui-ci était à cette date de 3 sur 12. Les conclusions relatives au retrait de points consécutif à cette infraction et à l'invalidation de son permis de conduire ont, par suite, perdu leur objet à la date du présent jugement et il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Il ressort, d'autre part, du même relevé d'information intégral du 21 avril 2022 que les points retirés à la suite des infractions des 12 août 2015, 23 octobre 2017 et 2 novembre 2017 ont été automatiquement restitués au requérant aux dates des 15 septembre 2017, 11 mars 2019, 7 avril 2020 et 4 juillet 2021. Les conclusions de la requête relatives à ces infractions et aux retraits de points auxquels elles ont donné lieu avaient, par suite, perdu leur objet avant l'introduction de la présente requête et doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur le surplus des conclusions aux fins d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. ".
Sur le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait de points :
5. Les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévue par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Cette procédure a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont dispose celui-ci pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que le ministre de l'intérieur ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité ou que ces points ont été effectivement retirés. Ainsi, le moyen tiré, par la voie de l'exception d'illégalité, de ce que la preuve de la notification des retraits de points n'est pas rapportée par l'administration est inopérant.
Sur le moyen tiré du défaut d'information préalable :
6. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues à ces articles, lesquelles constituent une garantie essentielle en ce qu'elles mettent l'intéressé en mesure de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis.
7. D'une part, il résulte des arrêtés pris pour l'application des articles R. 49-1 et
R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment de leurs dispositions codifiées à l'article A. 37-8 de ce code, que, lorsqu'une contravention mentionnée à l'article L. 121-3 du code de la route est constatée sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique, le service verbalisateur adresse à l'intéressé un formulaire unique d'avis de contravention, qui comprend en bas de page la carte de paiement et comporte non seulement les références de l'infraction dont la connaissance est matériellement indispensable pour procéder au paiement de l'amende forfaitaire, mais aussi une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Enfin, lorsque le contrevenant, après avoir reçu le titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, ne forme pas de réclamation dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale ou s'acquitte spontanément de cette amende forfaitaire majorée, sans élever d'objection, il doit être regardé comme renonçant à contester la majoration de l'amende forfaitaire dont il devait s'acquitter dans le délai en reconnaissant que le délai dont il disposait, en vertu du formulaire unique d'avis de contravention décrit ci-dessus qui lui a alors nécessairement été remis, pour s'acquitter de cette amende forfaitaire, était expiré. Ainsi, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est constatée sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique au modèle et dont il est établi, notamment dans les conditions décrites ci-dessus, qu'il a payé sans objection l'amende forfaitaire majorée correspondant à cette infraction ou n'a formé aucune réclamation à son encontre, a nécessairement reçu le formulaire unique d'avis de contravention décrit ci-dessus. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit alors être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
8. D'autre part, en application du second alinéa de l'article 592-2 du code de procédure pénale, en l'absence de paiement ou de requête en exonération dans le délai de quarante-cinq jours suivant, selon les cas, la date de constatation de l'infraction ou la date d'envoi de l'avis de contravention, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. Le paiement de l'amende forfaitaire majorée établit que le contrevenant a reçu un avis d'amende forfaitaire majorée. Avant même que ces mentions ne soient rendues obligatoires par un arrêté du 13 mai 2011 introduisant dans le code de procédure pénale un article A. 37-28, le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration rappelait la qualification de l'infraction au code de la route et précisait que l'émission de l'amende forfaitaire majorée pouvait entraîner un retrait de points du permis de conduire, que cette amende pouvait être contestée dans un délai de trois mois, que les retraits et reconstitutions de points faisaient l'objet d'un traitement automatisé et que le titulaire du permis pouvais accéder à ces informations. Ces indications mettaient le contrevenant en mesure de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende il serait procédé au retrait de points et porteraient à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route. Dans ces conditions, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire majorée, il découle de cette seule constatation qu'il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
S'agissant de l'infraction commise le 1er janvier 2018 :
9. Pour l'infraction de conduite en état d'ébriété constatée le 1er janvier 2018 sur le territoire de la commune de La Farlède, il résulte des pièces du dossier que celle-ci a été constatée par un procès-verbal dressé par un officier de police judiciaire de la brigade motorisée de La-Valette-du-Var sur un équipement de verbalisation et que M. A B a signé ce document sur cet équipement, lequel faisait apparaitre l'ensemble des informations prescrites par le code de la route ou d'autres législations, celles-ci ayant également été insérées au niveau du fac-similé de sa signature pour attester de cette information. M. A B n'est pas fondé, par suite, à soutenir qu'il n'avait pas été préalablement informé de la perte de points sur son permis avant tout paiement de l'amende.
S'agissant de l'infraction commise le 30 mai 2015 :
10. Pour l'infraction commise au Beausset le 30 mai 2015 d'usage d'un téléphone par le conducteur d'un véhicule en circulation, il résulte du relevé d'information intégral que cette infraction a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende majorée du 17 août 2015. Il est établi, notamment par la mention qui en est faite dans le relevé d'information intégral issu du système national des permis de conduire, que le requérant a acquitté cette amende majorée à la date du 29 décembre 2015 postérieure à celle de l'infraction, et qu'il a donc nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers celui-ci de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende et le requérant, qui ne produit pas l'avis qu'il a nécessairement reçu, n'allègue ni ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet. Enfin, il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire que l'amende forfaitaire majorée devrait comporter l'indication du nombre de points retirés. Il suit de là que le requérant n'est pas fondé à soutenir que le retrait de points auquel il a été procédé à la suite de cette infraction serait intervenu au terme d'une procédure irrégulière.
S'agissant des infractions commises le 17 octobre 2016 et le 18 octobre 2016 :
11. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
12. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral du requérant, qu'en ce qui concerne les infractions d'excès de vitesse inférieur à 20 km/h commises à Toulon le 17 octobre 2016 à 20h20 et le 18 octobre 2016 à 00h17, M. A B a payé pour l'une l'amende forfaitaire et pour l'autre l'amende forfaitaire majorée, respectivement les 22 novembre 2016 et le 23 février 2017. Il découle de cette seule constatation que celui-ci a nécessairement reçu l'avis de contravention relatif à ces infractions. Il suit de là que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce, et alors que l'intéressé n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci seraient inexacts ou incomplets, comme apportant la preuve qu'elle a satisfait à son obligation d'information préalable du contrevenant. Enfin, il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire que l'amende forfaitaire majorée devrait comporter l'indication du nombre de points retirés. Le requérant n'est dès lors pas fondé à soutenir que les décisions par lesquelles le ministre a procédé au retrait de ces points du permis de conduire à la suite de ces infractions auraient été prises au terme d'une procédure irrégulière.
S'agissant de l'infraction commise le 22 juin 2019 :
13. Pour l'infraction commise à Marseille le 22 juin 2019 à 07h51 d'excès de vitesse inférieur à 20 km/h, il ressort du relevé d'information intégral que cette infraction a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende majorée du 9 septembre 2019 et que M. A B a acquitté cette amende forfaitaire majorée le 9 décembre 2019. Enfin, il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire que l'amende forfaitaire majorée devrait comporter l'indication du nombre de points retirés. Il découle de ces constatations que celui-ci a nécessairement reçu l'avis de contravention relatif à cette infraction et, faute de démontrer que le document qui lui a été adressé serait inexact ou incomplet, il n'est pas fondé à soutenir que le retrait d'un point auquel il a été procédé aurait été effectué au terme d'une procédure irrégulière.
S'agissant de l'infraction commise le 31 mars 2020 :
14. Pour l'infraction commise à Marseille le 31 mars 2020 à 10h51 d'excès de vitesse inférieur à 20 km/h, il ressort du relevé d'information intégral que cette infraction a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende majorée du 4 janvier 2021 et que M. A B a acquitté cette amende forfaitaire majorée le 8 avril 2021. Par ailleurs, il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire que l'amende forfaitaire majorée devrait comporter l'indication du nombre de points retirés. Il découle de ces constatations que celui-ci a nécessairement reçu l'avis de contravention relatif à cette infraction et, faute de démontrer que le document qui lui a été adressé serait inexact ou incomplet, il n'est pas fondé à soutenir que le retrait d'un point auquel il a été procédé aurait été effectué au terme d'une procédure irrégulière.
S'agissant de l'infraction commise le 14 janvier 2021 :
15. Pour l'infraction commise à La Crau le 14 janvier 2012 à 00h15 de conduite malgré l'usage de produits stupéfiants, il ressort du relevé d'information intégral que cette infraction a donné lieu à une suspension provisoire immédiate du permis de conduire du 18 janvier 2021 et que les poursuites relatives à ces faits se sont conclues par une composition pénale homologuée le 14 juillet 2021 et définitive en l'absence de recours. Dès lors que la réalité de cette infraction est établie par une condamnation, devenue définitive, le défaut de délivrance de l'information n'était pas de nature à entacher d'irrégularité le retrait de points et M. A B n'est pas fondé à critiquer la régularité de la procédure préalable au retrait des six points.
Sur le moyen d'exception d'illégalité tiré du défaut d'établissement de la réalité du surplus des infractions :
16. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. ".
17. Il résulte du relevé d'information intégral du requérant, extrait du système national des permis de conduire, édité à la date du 21 avril 2022 qui est produit en défense, que des titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée ont été émis s'agissant des infractions discutées et que l'une d'entre elles a donné lieu à une composition pénale définitive. Le requérant ne produit aucun élément de nature à remettre en cause les énonciations du relevé d'information intégral et n'établit pas, ni n'allègue, que les titres exécutoires auraient été annulés à la suite de réclamations formées devant l'officier du ministère public. Par suite, la réalité des infractions en litige est suffisamment établie pour l'application des dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. A B n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré des points à son permis de conduire.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. A B n'implique aucune mesure d'exécution.
Sur les frais liés au litige :
20. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme à la charge de l'État au titre des frais exposés par M. A B et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus de lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A B tendant à l'annulation de la décision 48 SI du 23 juillet 2021 invalidant son permis de conduire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. slim A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juillet 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
J.-A. SILVY
La greffière,
Signé
A. CAILLEAUX
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026