jeudi 2 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2103487 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | PARIS |
Vu la procédure suivante : Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 décembre 2021 et 8 avril 2022, M. A B, représenté par Me Paris, demande au tribunal : 1°) à titre principal, de condamner la métropole Toulon Provence Méditerranée à lui verser la somme de 8 349,99 euros, en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis à la suite d'une chute sur la chaussée, en date du 5 août 2021 ; 2°) à titre subsidiaire, de désigner un expert ; 3°) de mettre à la charge de la métropole Toulon Provence Méditerranée la somme de 1 500 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la présence d'une flaque d'huile sur la chaussée ainsi que la déformation de cette dernière sont constitutives d'un défaut d'entretien normal de la chaussée, de nature à engager la responsabilité de la collectivité qui en a la charge ; - le lien de causalité est démontré ; - ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, résultant de cette chute, doivent être réparés. Par un mémoire enregistré le 14 janvier 2022, la Caisse primaire d'assurance maladie du Var indique au tribunal qu'elle n'entend pas intervenir dans la présente instance. Par un mémoire en défense, enregistré le 28 avril 2022, la métropole Toulon Provence Méditerranée, représentée par Me Pierson, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. B, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - la preuve du lien de causalité entre les dommages et l'ouvrage public n'est pas rapportée ; - les tâches présentes sur la chaussée sont minimes ; - le défaut de vigilance du requérant est manifeste ; - les sommes demandées en réparation du préjudice ne sont ni justifiées ni proportionnées. Vu les autres pièces du dossier. Vu le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Hélayel, conseiller, - les conclusions de M. Kiecken, rapporteur public. Considérant ce qui suit : 1. Par un courrier du 13 octobre 2021, M. A B, né le 22 juillet 1966, a adressé une demande indemnitaire à la métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM), à la suite d'une chute sur la chaussée du 5 août 2021, alors qu'il roulait à trottinette au croisement entre l'avenue de la République et l'avenue Franklin Roosevelt, à Toulon. La métropole n'a pas répondu à sa demande. 2. Il appartient à l'usager, victime d'un dommage survenu sur une voie publique, de rapporter la preuve du lien de causalité entre l'ouvrage public et le dommage dont il se prévaut. La collectivité en charge de l'ouvrage public doit alors, pour que sa responsabilité ne soit pas retenue, établir que l'ouvrage public faisait l'objet d'un entretien normal ou que le dommage est imputable à la faute de la victime ou à un cas de force majeure. 3. M. B soutient que sa chute est due à des flaques d'huile présentes sur la chaussée puis fait également valoir que celle-ci était déformée, du fait du passage important de véhicules pour s'engager sur le rond-point en cause. A l'appui de sa requête, le requérant produit des photographies des tâches et fissures présentes sur la chaussée ainsi qu'une attestation d'un pharmacien, rédigée 18 août 2021, indiquant avoir prodigué à M. B des soins à la suite de sa chute. 4. A supposer que la chute de M. B soit bien due aux défectuosités dont il se prévaut, les taches photographiées sont de l'ordre de quelques centimètres et le périmètre de la fissure est restreint, alors que, comme l'indique le requérant, ce passage, situé sur un grand rond-point, est très fréquenté par les automobilistes. Ainsi, il ne résulte pas de l'instruction que la chaussée présentait un état excédant les difficultés auxquelles un usager normalement prudent et attentif de la voie publique peut s'attendre à rencontrer ou imposant une signalisation particulière. En outre, la seule circonstance que le revêtement du rond-point ait été rénové en cours d'instance ne permet pas davantage de caractériser, à la date de survenue du dommage, un défaut d'entretien normal de l'ouvrage. Dans ces conditions, la responsabilité de la métropole TPM n'est pas engagée à l'égard de M. B. 5. Il résulte de ce qui précède et sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise, que la requête de M. B doit être rejetée. Sur les frais du litige : 6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'apparaît pas inéquitable de laisser à la charge des parties les frais exposés par elles et non compris dans les dépens.D É C I D E :Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.Article 2 : Les conclusions de la métropole Toulon Provence Méditerranée présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la métropole Toulon Provence Méditerranée. Délibéré après l'audience du 11 avril 2024, à laquelle siégeaient :M. Philippe Harang, président, Mme Mathilde Montalieu, conseillère,M. David Hélayel, conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 02 mai 2024. Le rapporteur,SignéD. HELAYEL Le président, Signé Ph. HARANGLa greffière,SignéF. POUPLY La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,La greffière.2N° 2103487
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026