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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2200007

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2200007

lundi 26 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2200007
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationAide sociale
Avocat requérantDESFARGES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A pour contester deux titres exécutoires émis par le président du conseil départemental du Var, visant à recouvrer des indus de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant total de 16 059,90 euros. La requérante invoquait notamment la violation du caractère suspensif de son recours, l’absence de motivation des titres et le bien-fondé de l’indu, en se prévalant de sa résidence stable en France et du droit à l’erreur. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, en application des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, et L. 123-1 du code des relations entre le public et l’administration, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête, enregistrée le 3 janvier 2022, sous le n° 2200007, Mme C A, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'avis des sommes à payer n° 2021-24374-1 valant titre exécutoire n° 24374 émis le 3 décembre 2021 par le président du conseil départemental du Var pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 14 162,77 euros ;

3°) de la décharger du paiement de la somme de 14 162,77 euros ;

4°) de mettre à la charge du département du Var la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve d'une renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Elle soutient que :

- le titre exécutoire a été pris en violation des dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles dans la mesure où l'autorité administrative a méconnu le caractère suspensif du recours formé devant le tribunal administratif de Toulon le 2 décembre 2021 contre la décision notifiant l'indu de revenu de solidarité active concerné ;

- à défaut de production d'une copie du bordereau du titre dûment signé, la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;

- le titre exécutoire n'est pas motivé en méconnaissance des dispositions de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 et des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- l'indu de revenu de solidarité active est infondé dès lors qu'elle dispose d'une résidence stable et effective en France et qu'elle s'est rendue en Turquie pour des raisons professionnelles comme indiqué dans ses contrats d'engagement et pour des problèmes de santé ;

- elle doit bénéficier du droit à l'erreur prévu par les dispositions de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration dans la mesure où elle n'a jamais été informée de la règle des 92 jours relative à l'obligation de résidence stable et effective en France.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 décembre 2022, le département du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les requêtes n°s 2103231, 2200627 et 2200007 de Mme A doivent faire l'objet d'une jonction ;

- les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Par une décision du 21 février 2022, Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

II. Par une requête enregistrée le 8 mars 2022, sous le n° 2200627, Mme C A, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'avis des sommes à payer n° 2021-24375-1 valant titre exécutoire n° 24375 émis le 3 décembre 2021 par le président du conseil départemental du Var pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 1 897,13 euros ;

3°) de la décharger du paiement de la somme de 1 897,13 euros ;

4°) de mettre à la charge du département du Var la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve d'une renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Elle soulève les mêmes moyens que ceux exposés précédemment au soutien des conclusions présentées dans la requête n° 2200007.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 décembre 2022, le département du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les requêtes n°s 2103231, 2200627 et 2200007 doivent faire l'objet d'une jonction ;

- aucun recours en contestation de l'indu de revenu de solidarité active, référencé INK 003, d'un montant de 1 897,13 euros n'a été formé par la requérante ;

- les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Par une décision du 23 juin 2022, Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme B, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges relevant de cet article.

La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer, dans les deux instances susvisées, des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme B relatif à ces deux affaires a été entendu au cours de l'audience publique.

La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier du 22 avril 2021 libellé " relevé de droits et paiements ", la caisse d'allocations familiales du Var a informé Mme A qu'elle était redevable d'un indu de revenu de solidarité active, référencé INK 001, d'un montant de 14 162,77 euros. Par un courrier du 27 mai 2021 libellé " relevé de droits et paiements ", le directeur de cette même caisse a informé l'intéressée qu'elle était redevable d'un indu de revenu de solidarité active, référencé INK 003, d'un montant de 1 897,13 euros. Mme A a formé un recours administratif préalable obligatoire pour contester l'indu de revenu de solidarité active INK 001, qui a été implicitement rejeté par l'administration. Par suite, le président du conseil département du Var a émis le 3 décembre 2021 deux titres exécutoires n° 24374 et n° 24375 pour recouvrer les indus de revenu de solidarité active (INK 001 et INK 003) d'un montant respectif de 14 162,77 euros et 1 897,13 euros. Par les requêtes susvisées n°s 2200007 et 2200627, Mme A demande l'annulation des deux titres exécutoires n° 24374 et n° 24375.

Sur la jonction :

2. Les requêtes susvisées concernent la situation de la même requérante, ont fait l'objet d'une instruction commune et présentent à juger les mêmes questions. Dès lors, il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul et même jugement.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

3. Par deux décisions, l'une en date du 21 février 2022 et l'autre en date du 23 juin 2022, Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale dans les deux instances susvisées. Par suite, ses conclusions tendant à ce qu'elle soit admise provisoirement à l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions tendant à l'annulation du titre exécutoire n° 24375 et les conclusions aux fins de décharge subséquentes (requête n° 2200627) :

4. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. Toute réclamation dirigée contre une décision de récupération de l'indu, le dépôt d'une demande de remise ou de réduction de créance ainsi que les recours administratifs et contentieux, y compris en appel, contre les décisions prises sur ces réclamations et demandes ont un caractère suspensif. () L'article L. 161-1-5 du même code est applicable pour le recouvrement des sommes indûment versées au titre du revenu de solidarité active. () ". Aux termes de l'article L. 262-47 du même code : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental () ".

5. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. Toutefois, l'introduction devant une juridiction de l'instance ayant pour objet de contester le bien-fondé d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local suspend la force exécutoire du titre. L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. () ".

6. Il résulte des dispositions citées au point 4 qu'une décision de récupération d'un indu de revenu de solidarité active prise par le président du conseil départemental ne peut, à peine d'irrecevabilité, faire l'objet d'un recours contentieux sans qu'ait été préalablement exercé un recours administratif auprès de cette autorité. Si la recevabilité d'un recours contentieux dirigé contre le titre exécutoire émis pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active n'est pas, en vertu des dispositions citées au point 5, subordonnée à l'exercice d'un recours administratif préalable, le débiteur ne peut toutefois, à l'occasion d'un tel recours, contester devant le juge administratif le bien-fondé de cet indu en l'absence de tout recours préalable saisissant de cette contestation le président du conseil départemental.

7. Il ne résulte pas de l'instruction que Mme A aurait adressé un recours administratif préalable obligatoire pour contester l'indu de revenu de solidarité, référencé INK 003, d'un montant de 1 897,13 euros. Par suite, en l'absence d'un tel recours, la requérante n'est pas recevable à contester le bien-fondé de cet indu au soutien de conclusions à fin d'annulation du titre exécutoire n° 24375 émis le 3 décembre 2021, ainsi que le fait valoir en défense le département du Var.

8. Aux termes du deuxième alinéa de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 : " Toute créance liquidée faisant l'objet () d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation () ". Ainsi, alors même qu'il n'est pas au nombre des décisions devant être motivées en application des disposition des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, tout état exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.

9. Il résulte de l'instruction que l'avis des sommes à payer d'un montant de 1 897,13 euros émis le 3 décembre 2021 indique seulement " récup indu RSA-03/12/2021 ", sans comporter aucune information sur les bases et éléments de calcul de la dette précitée dont le remboursement était demandé à Mme A au titre d'un trop-perçu de revenu de solidarité active, en particulier sur la période de l'indu en cause, et ne fait référence à aucun document transmis à l'intéressée qui indiquerait les bases de la liquidation de cet indu et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde. A supposer que ce titre fasse suite à la décision de la caisse d'allocations familiales du Var du 27 mai 2021 informant Mme A de ce qu'elle était redevable de l'indu en litige, cette décision, si elle mentionne les motifs de l'indu, n'indique pas, en toute hypothèse, les éléments ayant conduit au calcul de l'indu en litige et auquel le titre ferait implicitement mais nécessairement référence. Par suite, Mme A est fondée à soutenir que le titre litigieux, faute d'indiquer les bases de liquidation de la somme réclamée, est insuffisamment motivé au regard des exigences de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012.

10. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer expressément sur les autres moyens de la requête, que Mme A est fondée à demander l'annulation du titre exécutoire n° 24375 émis le 3 décembre 2021.

11. L'annulation d'un titre exécutoire pour un motif de régularité en la forme n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé du titre. Il en résulte que, lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions tendant à l'annulation d'un titre exécutoire, des conclusions à fin de décharge de la somme correspondant à la créance de l'administration, il incombe au juge administratif d'examiner prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé du titre qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de la décharge. Dans le cas où il ne juge fondé aucun des moyens qui seraient de nature à justifier le prononcé de la décharge mais retient un moyen mettant en cause la régularité formelle du titre exécutoire, le juge n'est tenu de se prononcer explicitement que sur le moyen qu'il retient pour annuler le titre ; statuant ainsi, son jugement écarte nécessairement les moyens qui assortissaient la demande de décharge de la somme litigieuse.

12. Il résulte de ce qui précède que, eu égard au motif retenu, l'annulation par le tribunal du titre exécutoire n'implique pas nécessairement la décharge de la créance, ni la restitution de la somme qui aurait été prélevée, dès lors que le département du Var peut, s'il entend poursuivre le recouvrement de sa créance, et si aucune règle de prescription n'y fait obstacle, émettre régulièrement et dans le respect de l'autorité de la chose jugée, sous le contrôle du juge, un nouveau titre exécutoire. Il en résulte que les conclusions aux fins de décharge présentées par Mme A ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'annulation du titre exécutoire n° 24374 et les conclusions aux fins de décharge subséquentes (requête n° 2200007) :

13. En l'espèce, l'avis des sommes à payer d'un montant de 14 162,77 euros indique seulement " récup indu RSA-03/12/2021 ", sans comporter aucune information sur les bases et éléments de calcul de la dette dont le remboursement était demandé à Mme A au titre d'un trop-perçu de revenu de solidarité active, en particulier sur la période de l'indu en cause, et ne fait référence à aucun document transmis à l'intéressée qui indiquerait les bases de la liquidation de cet indu et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde. A supposer que ce titre fasse suite à la décision de la caisse d'allocations familiales du Var du 22 avril 2021 informant Mme A de ce qu'elle était redevable de l'indu en litige, cette décision, si elle mentionne les motifs de l'indu, n'indique pas, en toute hypothèse, les éléments ayant conduit au calcul de l'indu en litige et auquel le titre ferait implicitement mais nécessairement référence. Par suite, Mme A est fondée à soutenir que le titre litigieux, faute d'indiquer les bases de liquidation de la somme réclamée, est insuffisamment motivé au regard des exigences de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012.

14. Ainsi qu'il a été exposé au point 11 du présent jugement, dans le cas où il ne juge fondé aucun des moyens qui seraient de nature à justifier le prononcé de la décharge mais retient un moyen mettant en cause la régularité formelle du titre exécutoire, le juge n'est tenu de se prononcer explicitement que sur le moyen qu'il retient pour annuler le titre ; statuant ainsi, son jugement écarte nécessairement les moyens qui assortissaient la demande de décharge de la somme litigieuse.

15. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer expressément sur les autres moyens de la requête, que Mme A est uniquement fondée à demander l'annulation du titre exécutoire n° 24374 émis le 3 décembre 2021, pour un motif d'irrégularité de cet acte.

16. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 12 du jugement, les conclusions tendant à la décharge de l'obligation de payer l'indu de revenu de solidarité active, référencé INK 001, doivent être rejetées.

Sur les frais liés aux litiges :

17. Dans les deux instances susvisées n° 2200007 et n° 2200627, Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, dans ces instances, sous réserve que Me Desfarges, avocat de Mme A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge du département du Var le versement à Me Desfarges d'une somme globale de 1 500 euros.

D E C I D E:

Article 1er : Dans les requêtes susvisées n° 2200007 et n° 2200627, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme A tendant à son admission à l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : L'avis des sommes à payer n° 2021-24374-1 valant titre exécutoire n° 24374 émis le 3 décembre 2021 par le président du conseil départemental du Var pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 14 162,77 euros est annulé.

Article 3 : L'avis des sommes à payer n° 2021-24375-1 valant titre exécutoire n° 24375 émis le 3 décembre 2021 par le président du conseil départemental du Var pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 1 897,13 euros est annulé.

Article 4 : Le département du Var versera à Me Desfarges, avocat de Mme A, la somme de 1 500 euros sur le fondement des disposions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de la renonciation de cet avocat à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 5 : Le surplus des conclusions des requêtes susvisées de Mme A est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à Me Desfarges et au département du Var.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 août 2024.

La magistrate désignée,

Signé

M. BLa greffière,

Signé

E. PERROUDON

La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne ou, à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Et par délégation,

La greffière,

N°s 2200007, 2200627

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