lundi 26 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2200117 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | GEORGES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 janvier 2022, et un mémoire, enregistré le 9 octobre 2023, la société civile immobilière (SCI) LLAP, représentée par Me Georges, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2016 au 1er mars 2018 pour un montant total de 98 862 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme correspondant aux frais qu'elle sera amenée à exposer dans le cadre de la présente instance au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la régularité de la procédure :
- la société à responsabilité limitée (SARL) B Automobiles ne lui ayant jamais versé de loyers, elle n'avait pas à déclarer la taxe sur la valeur ajoutée correspondante ;
- la procédure de taxation d'office est irrégulière dans la mesure où aucune mise en demeure ne lui a jamais été adressée ;
En ce qui concerne le bien-fondé de l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée des loyers :
- l'activité de location du terrain en litige n'est pas soumise à la taxe sur la valeur ajoutée et la SARL B Automobiles ne lui a jamais versé de loyers ;
- il n'existe aucun lien entre la SARL Le Normandy et la SARL B Automobiles ; le service ne rapporte pas la preuve que la SARL Le Normandy aurait acquitté auprès de la SCI LLAP des loyers pour le compte de la SARL B Automobiles ;
- cette location entre dans le champ d'application du 2° de l'article 261 D du code général des impôts portant exonération de taxe sur la valeur ajoutée ;
- elle n'a pas opté formellement pour l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée ;
En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition à la taxe sur la valeur ajoutée de la cession du terrain :
- elle n'a pas opté pour l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée s'agissant de l'activité de location de ce terrain ;
- le terrain concerné était sorti du champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée dans la mesure où elle n'avait pas respecté son engagement de procéder à une construction sur ce terrain dans le délai de quatre ans suivant son acquisition ;
- le remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée relative à l'acquisition de ce terrain a résulté d'une erreur de l'administration.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juillet 2022, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 5 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 23 octobre 2023.
Un nouveau mémoire, présenté par le directeur départemental des finances publiques du Var, enregistré le 19 janvier 2024 postérieurement à la clôture de l'instruction précitée, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Martin ;
- et les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La société civile immobilière (SCI) LLAP, qui exerce une activité de location et de sous-location, a fait l'objet, en matière de taxe sur la valeur ajoutée, d'un contrôle sur pièces portant sur la période du 1er janvier 2016 au 1er mars 2018. A l'issue de ce contrôle, par une proposition de rectification en date du 19 décembre 2019, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée lui ont été notifiés selon la procédure de taxation d'office. Par la présente requête, la société requérante demande au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, de ces impositions pour un montant total de 98 862 euros.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne le bien-fondé de l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée des loyers :
2. D'une part, aux termes du I de l'article 256 du code général des impôts : " Sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel ". Aux termes de l'article 269 de ce code : " 1. Le fait générateur de la taxe se produit : / a) Au moment où la livraison, l'acquisition intracommunautaire du bien ou la prestation de service est effectué () / 2. La taxe est exigible : / () c) Pour les prestations de services autres que celles visées au b bis, lors de l'encaissement des acomptes, du prix, de la rémunération ou, sur option du redevable ".
3. D'autre part, aux termes de l'article 260 du code général des impôts : " Peuvent sur leur demande acquitter la taxe sur la valeur ajoutée : / () 2° Les personnes qui donnent en location des locaux nus pour les besoins de l'activité d'un preneur assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée ou, si le bail est conclu à compter du 1er janvier 1991, pour les besoins de l'activité d'un preneur non assujetti. / L'option ne peut pas être exercée : / () b. Si le preneur est non assujetti, sauf lorsque le bail fait mention de l'option par le bailleur () ". Enfin, selon l'article 261 D du même code : " Sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée : () / 2° Les locations de terrains non aménagés et de locaux nus, à l'exception des emplacements pour le stationnement des véhicules ; toutefois, ces dispositions ne sont pas applicables lorsque les locations constituent pour le bailleur un moyen de poursuivre, sous une autre forme, l'exploitation d'un actif commercial ou d'accroître ses débouchés ou lorsque le bailleur participe aux résultats de l'entreprise locataire () ".
4. La SCI LLAP a acquis, par un acte du 4 mars 2010, un terrain non aménagé à usage de stationnement situé à la Seyne-sur-Mer qu'elle a donné en location à la SARL B Automobiles.
5. En premier lieu, il résulte de l'instruction, et il n'est pas sérieusement contesté, que, d'une part, la SCI LLAP a opté pour l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée, selon le régime normal mensuel, dès sa constitution le 1er septembre 1997 et, d'autre part, que le bail conclu avec la SARL B Automobiles le 1er octobre 2009 stipule que cette dernière versera un " loyer annuel de trente cinq mille cent dix euros hors TVA [taxe sur la valeur ajoutée], majoré de la TVA au taux en vigueur () ". L'option précitée n'a jamais été dénoncée par la société. Par suite, eu égard aux dispositions précitées aux points 2 et 3, la société requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle n'était pas assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée s'agissant de son activité de location de terrain au profit de la SARL B Automobiles.
6. En second lieu, si la SCI LLAP fait valoir que la SARL B Automobiles ne lui a jamais versé de loyers, il résulte de l'instruction qu'une société tierce, la SARL Le Normandy, par ailleurs sous-locataire de la société requérante et dont M. A B est également associé majoritaire, ainsi qu'il l'est de la SCI LLAP et de la SARL B Automobiles, réglait directement, outre des loyers de crédit-bail dus par la SCI LLAP et le crédit relatif au terrain acquis le 4 mars 2010, les loyers dus par la SARL B Automobiles à la SCI LLAP. A partir du recoupement entre le compte fournisseur de la SCI LLAP au sein de la comptabilité de la SARL Le Normandy et le compte fournisseur de la SARL Le Normandy au sein de la comptabilité de la SCI LLAP, le montant des loyers encaissés toutes taxes comprises a pu être arrêté aux sommes respectives de 45 832 euros en 2016, 81 606 euros en 2017 et 40 152 euros en 2018. Il en ressort, dès lors, l'existence d'un lien direct entre le service rendu et la contre-valeur reçue quand bien même les loyers étaient acquittés par une société tierce. Par suite, c'est à bon droit que l'administration fiscale a réclamé en conséquence à la SCI LLAP les rappels de taxe sur la valeur ajoutée en litige.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée de la cession du terrain :
7. D'une part, aux termes de l'article 256 A du code général des impôts : " Sont assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée les personnes qui effectuent de manière indépendante une des activités économiques mentionnées au cinquième alinéa, quels que soient le statut juridique de ces personnes, leur situation au regard des autres impôts et la forme ou la nature de leur intervention. / () Les activités économiques visées au premier alinéa se définissent comme toutes les activités de producteur, de commerçant ou de prestataire de services () ".
8. D'autre part, aux termes de l'article 257 du code général des impôts : " I. - Les opérations concourant à la production ou à la livraison d'immeubles sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée dans les conditions qui suivent. / () 2. Sont considérés : / 1° Comme terrains à bâtir, les terrains sur lesquels des constructions peuvent être autorisées en application d'un plan local d'urbanisme, d'un autre document d'urbanisme en tenant lieu, d'une carte communale ou de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme () ". Aux termes de ce même article 257 dans sa version en vigueur jusqu'au 11 mars 2010 : " Sont également soumis à la taxe sur la valeur ajoutée : / () 7° Les opérations concourant à la production ou à la livraison d'immeubles () 1. Sont notamment visés : a) Les ventes et les apports en société de terrains à bâtir, des biens assimilés à ces terrains par le A de l'article 1594-0 G ainsi que les indemnités de toute nature perçues par les personnes qui exercent sur ces immeubles un droit de propriété ou de jouissance, ou qui les occupent en droit ou en fait ; / Sont notamment visés par le premier alinéa, les terrains pour lesquels, dans un délai de quatre ans à compter de la date de l'acte qui constate l'opération, l'acquéreur ou le bénéficiaire de l'apport obtient le permis de construire ou le permis d'aménager ou commence les travaux nécessaires pour édifier un immeuble ou un groupe d'immeubles ou pour construire de nouveaux locaux en surélévation () ". Aux termes de l'article 283 de ce code : " 1. La taxe sur la valeur ajoutée doit être acquittée par les personnes qui réalisent les opérations imposables () ". Enfin, aux termes de l'article 285 du même code en vigueur jusqu'au 10 mars 2010 et depuis lors abrogé : " Pour les opérations visées au 7° de l'article 257, la taxe sur la valeur ajoutée est due : / () 3° Par l'acquéreur, la société bénéficiaire de l'apport, ou le débiteur de l'indemnité, lorsque la mutation ou l'apport porte sur un immeuble qui, antérieurement à ladite mutation ou audit apport, n'était pas placé dans le champ d'application du 7° de l'article 257 () ".
9. Le terrain non aménagé, acquis le 4 mars 2010 par la SCI LLAP, a été, par un acte du 31 mai 2018, revendu pour la somme de 400 000 euros. Il résulte de l'instruction que l'acte d'acquisition du 4 mars 2010 précisait que la mutation entrait dans le champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée dans le cadre des dispositions précitées du a) du 1 du 7° de l'article 257 du code général des impôts, la SCI LLAP ayant pris l'engagement de procéder à une construction sur le terrain dans le délai de quatre ans. Il résulte également de l'instruction que la SCI LLAP, qui n'a pas respecté son engagement de construire, s'est présentée comme étant non assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée à l'occasion de la revente de ce terrain. Enfin, il est constant que le terrain concerné se trouve en zone constructible au regard de la réglementation applicable en matière d'urbanisme.
10. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la SCI LLAP a pour objet la sous-location d'un bien acquis en crédit-bail immobilier et qu'à compter de 2010, elle a adjoint à cette première activité soumise à la taxe sur la valeur ajoutée, une activité de location d'un terrain à usage de stationnement consentie à la SARL B Automobiles. Ainsi qu'il a été dit aux points 2 à 5 du présent jugement, la SCI LLAP ne peut faire valoir que cette activité n'était pas assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée. Il s'ensuit qu'en acquérant et en cédant ce terrain à usage de stationnement, la société requérante doit être regardée comme s'étant livrée non à la gestion de son patrimoine mais à l'activité économique pour laquelle elle était assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée.
11. En deuxième lieu, il résulte des dispositions citées au point 8 que l'acquisition de ce terrain par la société requérante était une mutation soumise à la taxe sur la valeur ajoutée et qu'il appartenait à la SCI LLAP d'acquitter cette taxe. Il en résulte également que la cession de ce terrain à bâtir au sens des dispositions précitées du 2 du 1 de l'article 257 du code général des impôts, qui a été réalisée à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel, constitue également une mutation soumise à la taxe sur la valeur ajoutée et il appartenait donc au vendeur, c'est-à-dire à la SCI LLAP, de déclarer la taxe sur la valeur ajoutée collectée à cette occasion, ce qu'elle s'est abstenue de faire.
12. En dernier lieu, les circonstances que la société requérante n'aurait pas respecté son engagement de construire dans les quatre ans suivant l'acquisition du terrain et qu'elle aurait bénéficié à tort d'un remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée liée à l'acquisition du bien qu'elle n'avait pas déclarée sont sans incidence sur le bien-fondé de la rectification ainsi opérée. Par suite, les moyens développés à ce titre par la SCI LLAP ne peuvent qu'être écartés comme inopérants.
En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :
13. Aux termes de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales : " Sont taxés d'office : () / 3° aux taxes sur le chiffre d'affaires, les personnes qui n'ont pas déposé dans le délai légal les déclarations qu'elles sont tenues de souscrire en leur qualité de redevables des taxes () ". Aux termes de l'article L. 67 de ce livre : " La procédure de taxation d'office prévue aux 1° et 4° de l'article L. 66 n'est applicable que si le contribuable n'a pas régularisé sa situation dans les trente jours de la notification d'une mise en demeure. () ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 68 du même livre : " La procédure de taxation d'office prévue aux 2°, 5° et 6° de l'article L. 66 n'est applicable que si le contribuable n'a pas régularisé sa situation dans les trente jours de la notification d'une mise en demeure ". Enfin, aux termes du 1. de l'article 287 du code général des impôts : " Tout redevable de la taxe sur la valeur ajoutée est tenu de remettre au service des impôts dont il dépend et dans le délai fixé par arrêté une déclaration conforme au modèle prescrit par l'administration ".
14. Il résulte de l'application combinée des dispositions précitées des articles L. 66, L. 67 et L. 68 du livre des procédures fiscales que l'obligation de notifier au contribuable une mise en demeure de régulariser sa situation préalablement à la taxation d'office, qui s'applique notamment en matière d'impôt sur le revenu et d'impôt sur les sociétés, ne s'applique pas en matière de taxe sur la valeur ajoutée.
15. Ainsi qu'il a été exposé précédemment, les loyers perçus par la SCI LLAP et la cession du terrain réalisée en 2018 devaient être soumis à la taxe sur la valeur ajoutée. Or, il est constant que la requérante n'a pas souscrit de déclarations de chiffre d'affaires relatives à ces deux opérations. Les dispositions, rappelées au point 13, du 3° de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales autorisaient l'administration, en conséquence de ce seul constat, à taxer d'office, à raison de ces sommes, la SCI LLAP. Par suite, en s'abstenant d'adresser une mise en demeure à l'intéressée préalablement à la proposition de rectification du 19 décembre 2019, l'administration n'a commis aucune irrégularité procédurale. Dès lors, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure de taxation d'office à l'issue de laquelle les rappels de taxe sur la valeur ajoutée en litige ont été établis doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la SCI LLAP n'est pas fondée à demander la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme, au demeurant non chiffrée, soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SCI LLAP est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière LLAP et au directeur départemental des finances publiques du Var.
Délibéré après l'audience du 5 février 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Bernabeu, présidente,
- M. Cros, premier conseiller,
- M. Martin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 février 2024.
Le rapporteur,
Signé
J. MARTIN
La présidente,
Signé
M. BERNABEULa greffière,
Signé
E. PERROUDON
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026