vendredi 29 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2200129 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | DESFARGES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 janvier 2022, Mme C A, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) l'annulation du titre n° 24369 émis et rendu exécutoire le 3 décembre 2021 pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 13 007, 29 euros ;
3°) de la décharger de l'indu de RSA en litige ;
4°) de mettre à la charge du département du Var une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que Me Desfarges renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 février 2023, le département du Var conclut au non-lieu à statuer et au rejet du surplus de la requête.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Mme A ayant été admise à l'aide juridictionnelle totale en date du 21 février 2022, il n'y a plus lieu de statuer sur cette demande.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et de décharge:
3. Il résulte de l'instruction que par une décision du 19 janvier 2023, le président du conseil départemental du Var a demandé l'annulation du titre n° 24369, émis et rendu exécutoire le 3 décembre 2021, pour le recouvrement de l'indu de revenu de solidarité active (INK 005) d'un montant de 13 007,29 euros pour la période courant du 1er décembre 2015 au 31 octobre 2019. Il résulte également de l'instruction et notamment de l'extrait du logiciel produit par le département du Var que se trouve à la rubrique libellée : " gestion des liquidation " une ligne indiquant que le titre n° 24369 a été annulé le 26 janvier 2023. Par suite, les conclusions à fin d'annulation du titre n° 24369 émis et rendu exécutoire le 3 décembre 2021 pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 13 007,29 euros, ainsi que celles tendant à la décharge de cet indu ont perdu leur objet depuis le 26 janvier 2023, soit postérieurement à l'introduction de la requête. Il n'y a donc pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991:
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du département du Var le paiement d'une somme de 800 euros à verser à Me Desfarges, avocat de Mme A, en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Desfarges renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme A tendant à l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation du titre exécutoire n° 24369 émis et rendu exécutoire le 3 décembre 2021 et sur les conclusions tendant à la décharge de l'indu de RSA.
Article 3 : Le département du Var versera à Me Desfarges, avocat de Mme A, la somme de 800 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que Me Desfarges renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A et au département du Var.
Fait à Toulon, le 29 septembre 2023.
La présidente,
Signé
M. B
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026