vendredi 5 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2200292 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | RACINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 février 2022, la commune de Saint-Raphaël, représentée par Selarl Fourmeaux Lambert associes agissant par Me Fourmeaux, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative de désigner un expert.
Elle soutient que l'expertise est utile dans le cadre d'un litige ultérieur devant le juge du fond visant à obtenir le règlement de sommes qui lui sont dues.
Par un mémoire enregistré le 25 juillet 2023, la société MD Piscines Aménagements Equipements, représentée par Me Lopasso, associé de la Selarl Mauduit Lopasso Goirand et Associés, conclut à ce qu'il leur soit donner acte de ce qu'elle formule ses plus expresses protestations et réserves s'agissant de la mesure d'expertise sollicitée et demande de condamner tout succombant au paiement de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 25 juillet 2023, M. C E / F, représenté par Me Roux, conclut à qu'il lui soit donner acte de ce qu'il formule ses plus expresses réserves s'agissant de la mesure d'expertise sollicitée.
Par un mémoire enregistré le 21 juillet 2023, la société Techniques piscine et la société AXA France IARD, représentées par Me Degryse, associé de la Selarl Cabinet Degryse, concluent à ce qu'il leur soit donner acte de ce qu'elles ne s'opposent pas à la mesure d'expertise judiciaire sollicitée sous les plus expresses réserves.
Par un mémoire enregistré le 26 mai 2023, la société AXA France IARD, représentée par l'AARPI ABBL Avocats agissant par Me Bouclon-Lucas, conclut à qu'il lui soit donner acte de ce qu'elle formule ses plus expresses réserves s'agissant de la mesure d'expertise sollicitée.
Par un mémoire enregistré le 25 mai 2023, la société ALITOL représentée par la SCP Delbosc Clavet Blanc Curzu agissant par Me Blanc précise la nature de la mission qui lui a été confiée.
Par un mémoire enregistré le 11 mai 2023, la société TECHNI COUPE précise la nature de la mission qui lui a été confiée.
Par un mémoire enregistré le 10 mai 2023, la société GAN Assurances, représentée par a SCP Drujon d'Astros et Associés agissant par Me Demichelis, conclut à qu'il lui soit donner acte de ce qu'elle formule ses plus expresses réserves s'agissant de la mesure d'expertise sollicitée.
Par un mémoire enregistré le 24 avril 2023, la société MIC Insurance Company, représentée par la SELARL Racine agissant par Me Bouty-Duparc, conclut à qu'il lui soit donner acte de ce qu'elle formule ses plus expresses réserves s'agissant de la mesure d'expertise sollicitée.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. Harang, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission () ". Le juge des référés peut, sur le fondement de ces dispositions, ordonner une mission d'expertise dès lors que la demande qui lui est présentée n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative et qu'elle n'est pas dépourvue d'utilité.
2. La commune de Saint-Raphaël, agissant en qualité de maître d'ouvrage, a entrepris la rénovation de la pataugeoire du stade nautique A. Chateigner. L'exécution des travaux en a été confiée à la société MD PISCINES AMENAGEMENTS EQUIPEMENTS suivant marché public de travaux en date du 30 août 2019. La société MD PISCINES a sous-traité l'intégralité des travaux aux intervenants société NOUVELLE TECHNI COUPE pour l'exécution des carottages, société ALITOL pour la confection d'un bassin inox à usage de patinoire, société ABC DECORS pour l'exécution des travaux de décoration de la pataugeoire, société TECHNIQUES PISCINE pour l'exécution des travaux de remplacement de la pataugeoire existante par une pataugeoire en inox avec intégration de quatre zones de jeu et M. C E a réalisé les travaux de soudure du bassin inox. Les travaux ont démarré le 25 novembre 2019. Aux termes du CCAP, le délai d'exécution a été fixé à 14 semaines à compter de l'ordre de service de démarrage des travaux. Les travaux n'ont pas été achevés dans le délai convenu. Des désordres ont été objectivés. Ces désordres rendent l'ouvrage impropre à sa destination, de telle sorte que la pataugeoire n'a pu être ouverte au public.
3. La mesure d'expertise demandée par la commune de Saint-Raphaël entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative ; qu'il a lieu de faire droit à sa demande et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A B demeurant 204 Rue Breteuil à Marseille (13006), est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission de :
- Se rendre sur les lieux Stade Nautique A. Chateigner à Saint-Raphaël ;
- Entendre les parties ;
- Se faire communiquer tous documents utiles à l'exécution de sa mission ;
- Décrire la nature et l'étendue des désordres affectant la pataugeoire du Stade Nautique A. Chateigner de Saint-Raphaël ;
- Déterminer la ou les causes des désordres constatés et, dans les cas de causes multiples, indiquer la part d'imputabilité à chacune d'entre elles ;
- Dire si les désordres constatés sont de nature à compromettre le bon fonctionnement de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination ;
- Fournir au Tribunal tous éléments lui permettant d'apprécier l'étendue des préjudices et notamment l'évaluation du coût et de la durée des travaux nécessaires à réparer les désordres ;
- Donner tous éléments utiles de nature à permettre au Tribunal éventuellement saisi de se prononcer sur les éventuelles responsabilités encourues et évaluer l'ensemble des préjudices subis par la Commune de Saint-Raphaël ;
- Faire toutes autres constatations nécessaires.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 4 : Les opérations d'expertise auront lieu contradictoirement entre les parties ci-avant désignées.
Article 5 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 6 : L'expert qui communiquera aux parties un pré-rapport, s'il l'estime utile, avec un délai leur permettant de faire valoir leurs dires avant d'analyser leurs observations dans un rapport définitif, déposera le rapport définitif au greffe en deux exemplaires dans un délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 8 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 9 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Saint-Raphaël, à la société TECHNI COUPE, à la Compagnie d'assurances GENERALI, à la société ALITOL, à la société Techniques piscine, la société AXA France IARD, à la Société ABC DECORS, à la Selarl GM, à la Compagnie d'assurances GAN, à M. D, à M. C E, à la société BATIRISK-MILLENIUM INSURANCE COMPANY et à M. A B, expert.
Fait à Toulon, le 5 janvier2024.
Le juge des référés,
signé
Ph. HARANG
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026