lundi 24 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2200893 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SEREE DE ROCH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 mars 2022, et un mémoire, enregistré le 29 janvier 2024, M. C B, pour le compte de l'entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) B Brokerage Consulting, représenté par Me Serée de Roch, demande au tribunal :
1°) d'annuler le bordereau de situation émis le 10 mai 2021 et faisant état de créances fiscales d'un montant total de 144 606,60 euros ;
2°) de prononcer la décharge de l'ensemble des impositions mentionnées sur le bordereau précité ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la recevabilité de sa réclamation et de sa requête :
- le bordereau de situation du 10 mai 2021 fait mention de multiples majorations ne figurant pas dans les avis d'impositions initiaux ;
- il n'a jamais été avisé de l'existence de nouveaux avis de mise en recouvrement et a ainsi été informé d'une imposition supplémentaire uniquement par le bordereau de situation du 10 mai 2021 ; par suite, sa réclamation est recevable ;
- l'administration ne l'a pas informé des voies et délais de recours de sorte que le délai de recours ne pouvait commencer à courir qu'à compter du moment où il a eu connaissance de l'imposition ;
- l'émission d'un bordereau de situation le 10 mai 2021 constitue un événement nouveau au sens du c) de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales ;
En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :
- le bordereau de situation du 10 mai 2021, qui comporte l'inscription " La/le comptable des finances publiques ", est irrégulier en la forme en l'absence de la mention du nom, du prénom et de la signature de son auteur ;
- le service vérificateur l'a privé d'un véritable débat oral et contradictoire ;
- la proposition de rectification est insuffisamment motivée au sens de la loi fiscale et de la doctrine administrative référencée BOI-CF-IOR-10-40, n°s 40 et 190 ;
- il a en conséquence été porté atteinte aux droits de la défense au sens de l'article 6 § 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 relatif au droit de communication du dossier administratif ;
En ce qui concerne le bien-fondé des impositions :
- il pouvait bénéficier de l'exonération fiscale applicable aux zones franches urbaines ;
- les conditions d'exercice de son activité répondent parfaitement à la définition posée par la doctrine administrative référencée BIC-CHAMP 80-10-20-20 n°s 230, 240 et 270 ;
- son activité relevait du régime réel d'imposition simplifié à la taxe sur la valeur ajoutée ; dès lors, l'administration ne peut lui reprocher des manquements à des obligations déclaratives afférentes au régime mini-réel pour lui refuser le bénéfice de l'exonération prévue par l'article 44 octies A du code général des impôts ;
En ce qui concerne les pénalités :
- l'administration ne justifie pas, par des considérations de fait ou de droit, l'application de pénalités aux impositions en litige.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 septembre 2022 et le 1er mars 2024, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le quantum du litige ayant fait l'objet d'une réclamation régulière et éligible au bénéfice du sursis de paiement est limité à la somme de 25 348 euros correspondant aux rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui ont été réclamés au requérant après la vérification de comptabilité de l'EIRL B Brokerage Consulting au titre des années 2015 et 2016 ; en effet, la réclamation adressée au service par courriel du 25 octobre 2021 ne comporte aucun moyen de contestation d'assiette visant les autres impositions figurant sur le bordereau de situation du 10 mai 2021 ;
- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Par un courrier du 7 mai 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre le bordereau de situation du 10 mai 2021 dès lors qu'il s'agit d'un document qui ne comprend que des informations relatives aux créances de M. B en sorte qu'il ne constitue pas une décision susceptible de recours.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- la loi du 22 avril 1905 portant fixation du budget des dépenses et des recettes de l'exercice 1905 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Martin ;
- et les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B exerce dans le cadre de l'EIRL B Brokerage Consulting une activité d'agent commercial. Son activité a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur les exercices clos en 2015 et 2016. A l'issue de ce contrôle, par une proposition de rectification du 1er juin 2018, l'administration a, d'une part, selon la procédure contradictoire, remis en cause le bénéfice du régime d'exonération prévu par l'article 44 octies A du code général des impôts, ce qui a conduit M. B à être assujetti à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux et, d'autre part, selon la procédure de taxation d'office, notifié à l'EIRL des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2015 au 31 mars 2016 pour un montant en droits de 21 172 euros et en pénalités de 4 176 euros. Par sa requête, M. B demande l'annulation du bordereau de situation du 10 mai 2021 dressant la liste des impositions demeurées impayées pour un montant total de 144 606 euros. Il doit être regardé comme demandant également la décharge du rappel de taxe sur la valeur ajoutée lui ayant été notifié par la proposition de rectification du 1er juin 2018 ainsi que de l'ensemble des impositions figurant sur le bordereau de situation du 10 mai 2021, qui mentionnent des créances relatives à de la taxe sur la valeur ajoutée déclarée ou rappelée, de la cotisation foncière des entreprises et du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu.
Sur les conclusions à fin d'annulation du bordereau de situation :
2. Aux termes de l'article L. 105 du livre des procédures fiscales : " Les comptables chargés du recouvrement des impôts directs délivrent des bordereaux de situation aux personnes qui en font la demande dans la mesure où ces documents concernent les contribuables eux-mêmes ou les personnes auxquelles le paiement de l'impôt peut être demandé à leur place ".
3. Le bordereau de situation émis le 10 mai 2021 par l'administration fiscale est un document qui ne comprend que des informations relatives à l'état des créances fiscales de M. B. Par suite, il ne constitue pas une décision susceptible de recours, et les conclusions de la requête de M. B dirigées à son encontre doivent être rejetées comme irrecevables, ainsi que les parties en ont été averties en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative.
Sur les conclusions à fin de décharge :
4. M. B doit être regardé comme demandant la décharge de l'ensemble des impositions mentionnées sur le bordereau de situation du 10 mai 2021, à savoir des cotisations de taxe sur la valeur ajoutée portant sur la période du 1er janvier 2015 au 31 mars 2021 correspondant selon les affirmations non contestées de l'administration à la taxe déclarée par le requérant dans le cadre de son activité commerciale et non réglée depuis le 4ème trimestre de l'année 2017 jusqu'à mars 2021, d'une part, et aux rappels de cette même taxe mis en recouvrement au titre de la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2016 suite aux opérations de contrôle décrites au point 1, de la cotisation foncière des entreprises au titre des années 2019 et 2020, ainsi que des cotisations d'impôt sur le revenu au titre du mois de juin 2019 et des mois de mars et juillet 2020, dont le prélèvement à la source n'a pu être honoré.
En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 13 du livre des procédures fiscales : " Les agents de l'administration des impôts vérifient sur place, en suivant les règles prévues par le présent livre, la comptabilité des contribuables astreints à tenir et à présenter des documents comptables ". Dans le cas où la vérification de la comptabilité d'une entreprise a été effectuée soit, comme il est de règle en vertu de ces dispositions, dans ses propres locaux soit, si son dirigeant ou représentant l'a expressément demandé, dans les locaux du comptable où sont déposés les documents comptables, il appartient au contribuable qui allègue que les opérations de vérification ont été conduites sans qu'il ait eu la possibilité d'avoir un débat oral et contradictoire avec le vérificateur, de justifier que ce dernier se serait refusé à un tel débat.
6. M. B se borne à soutenir, de manière non circonstanciée et sans préciser la procédure de contrôle dont il entend remettre en cause la régularité, qu'il " souhaite l'instauration d'un véritable débat oral, débat refusé par le service n'ayant jamais été en mesure de discuter et de réfuter l'appréciation des faits du service ", de sorte que son moyen n'est pas assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. En tout état de cause, il résulte de l'instruction que les investigations liées à la vérification de comptabilité de l'EIRL B Brokerage Consulting portant sur la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2016 ont eu lieu au siège social de la société le 25 janvier 2018, puis, à la demande du contribuable, se sont poursuivies dans les locaux du cabinet comptable du requérant. Enfin, la réunion de synthèse s'est tenue le 14 avril 2018 au siège de la société, en présence de M. B et de son comptable. En l'espèce, le requérant n'apporte aucun élément de nature à laisser même supposer que le service vérificateur aurait refusé un débat oral et contradictoire. Par suite, il ne résulte pas de l'instruction que le requérant aurait été privé de la possibilité d'avoir un débat oral et contradictoire.
7. En deuxième lieu, si M. B soutient que la proposition de rectification n'est pas suffisamment motivée au regard des dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, de telles dispositions ne lui sont pas applicables en matière de rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été notifiés, dès lors qu'il a fait l'objet d'une procédure de taxation d'office prévue au 3° de l'article L. 66 du même livre. Cependant, il doit être regardé comme ayant entendu se prévaloir également des dispositions de l'article L. 76 de ce livre qui prévoient que : " Les bases ou éléments servant au calcul des impositions d'office et leurs modalités de détermination sont portées à la connaissance du contribuable trente jours au moins avant la mise en recouvrement des impositions. () ".
8. Si le requérant " conteste la procédure diligentée à son encontre compte tenu de l'absence de motivation suffisante " en se bornant à un rappel théorique des prescriptions applicables en la matière issues de la loi fiscale, de la doctrine administrative ou de la documentation publiée par les éditions Francis Lefebvre, il ne précise nullement la proposition de rectification dont il entend contester la motivation. En tout état de cause, à supposer qu'il ait entendu contester la régularité formelle de la motivation de la proposition de rectification du 1er juin 2018, cette dernière comporte la désignation des impôts concernés, des années et des bases d'imposition. En matière de taxe sur la valeur ajoutée, l'administration a clairement exposé les motifs de fait et de droit pour lesquels des rappels de taxe lui ont été notifiés en matière de taxe sur la valeur ajoutée non déclarée sur des recettes comptabilisées et non comptabilisées ou encore en matière de taxe déduite à tort. Par suite, cette notification répondait aux exigences de motivation prévues par les dispositions précitées de l'article L. 76 du livre des procédures fiscales.
9. De plus, les énonciations des doctrines administratives référencées BOI-BIC-IOR,10-40, n° 40 et BOI-CF-IOR-10-40, n° 190, qui sont relatives à la procédure d'imposition, ne constituent pas une interprétation d'un texte fiscal dont M. B pourrait se prévaloir sur le fondement des dispositions de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales.
10. En troisième et dernier lieu, sous le terme générique d'" atteinte aux droits de la défense ", M. B invoque les stipulations de l'article 6 § 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905, relatif à la communication du dossier dans le cadre des mesures disciplinaires intéressant les fonctionnaires civils et militaires, lesquelles sont toutefois inapplicables pour contester des impositions devant le juge de l'impôt. En outre, et en tout état de cause, si M. B soutient que l'insuffisance de motivation alléguée porterait par elle-même une atteinte aux droits de la défense, un tel moyen ne peut qu'être écarté, compte tenu de ce qui a été exposé précédemment au point 8.
En ce qui concerne le bien-fondé des impositions :
11. En premier lieu, M. B ne peut utilement soutenir, à l'appui de ses conclusions à fin de décharge, qui sont afférentes aux impositions détaillées au point 4 du présent jugement, que son activité remplissait les conditions pour bénéficier de l'exonération prévue par l'article 44 octies A du code général des impôts en faveur des contribuables exerçant une activité dans une zone franche urbaine, une telle exonération ayant été remise en cause et ayant donné lieu à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, non contestées dans le cadre de la présente requête, mais qui l'ont été dans une autre requête, enregistrée le 9 juin 2021, et ayant donné lieu à un jugement n° 2101565 du 17 avril 2023 du tribunal administratif de Toulon. L'intéressé ne peut pas davantage utilement soutenir que c'est à tort que l'administration aurait remis en cause le bénéfice de cette exonération en relevant notamment que les déclarations de chiffre d'affaires n'avaient pas été déposées dans les délais au cours de la période vérifiée.
12. En second lieu, le requérant ne développe aucun autre moyen permettant de contester le bien-fondé des impositions litigieuses rappelées par le bordereau de situation du 10 mai 2021 en matière de taxe sur la valeur ajoutée, de cotisations foncières des entreprises ou d'impôt sur le revenu. Par suite, il n'est pas fondé à demander la décharge de ces impositions.
En ce qui concerne les pénalités :
13. En premier lieu, aux termes de l'article 1727 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable à la période en litige : " I. - Toute somme, dont l'établissement ou le recouvrement incombe à la direction générale des impôts, qui n'a pas été acquittée dans le délai légal donne lieu au versement d'un intérêt de retard. () ".
14. Les intérêts de retard réclamés à M. B qui sont dus de plein droit et n'impliquent aucune appréciation du comportement de la contribuable, n'ont pas le caractère de sanction et visent uniquement à réparer le préjudice subi par le Trésor du fait du défaut de paiement de l'impôt dans les délais impartis. Par suite, l'intéressé ne peut utilement soutenir à l'appui de ses conclusions à fin de décharge de ces intérêts de retard qu'ils seraient insuffisamment motivés au sens des dispositions de l'article L. 80 D du livre des procédures fiscales.
15. En second lieu, aux termes de de l'article 1728 du code général des impôts, dans sa version applicable : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : / a. 10 % en l'absence de mise en demeure () ".
16. En l'espèce, à supposer que le requérant ait entendu contester les pénalités relatives aux rappels de taxe sur la valeur ajoutée mentionnés dans la proposition de rectification du 1er juin 2018, celle-ci expose clairement qu'aucune déclaration de chiffre d'affaires n'a été déposée dans les délais au cours de la période vérifiée. Elle fait également référence aux dispositions du a. du 1. de l'article 1728 du code général des impôts. Dès lors, elle comporte les motifs de fait et de droit justifiant l'application de la majoration de 10 %. Par suite, le moyen tiré de l'absence de motivation doit être écarté.
17. Enfin, si sur le bordereau de situation contesté par le requérant, il est mentionné des majorations de 5 % ou de 10 % ayant été appliquées à certaines des autres impositions y figurant en matière de taxe sur la valeur ajoutée ou de cotisation foncière des entreprises, le requérant ne précise pas leur nature, de sorte qu'il ne met pas à même le tribunal de se prononcer sur la portée et le bien-fondé du moyen tiré de l'insuffisance de motivation de ces pénalités.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée dans toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au directeur départemental des finances publiques du Var.
Délibéré après l'audience du 23 mai2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Bernabeu, présidente,
- M. A et M. Martin premiers conseillers.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2024.
Le rapporteur,
Signé
J. MARTIN
La présidente,
Signé
M. BERNABEU
La greffière,
Signé
E. PERROUDON
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026