lundi 15 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2200905 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | FEAT SOCIETE D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er avril 2022 et un mémoire, enregistré le 29 septembre 2023, la société à responsabilité limitée (SARL) Vanquish, représentée par Me Peltier-Féat, demande au tribunal :
1°) de rétablir le montant des déficits reportables dont elle disposait au titre des exercices clos en 2016 et 2017 ;
2°) dans l'hypothèse où la taxation des intérêts moratoires serait maintenue et dans la limite de ceux-ci, de réduire sa base imposable au titre de l'exercice clos en 2017 du montant du produit des dégrèvements de taxe sur les métaux précieux déclaré en tant que produits exceptionnels ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- si l'administration a valablement interrompu la prescription du délai de reprise à l'égard de la société CDB Atlantide, tel n'est pas le cas à son égard dès lors qu'elle n'a été informée que le 12 mars 2021 des conséquences financières en matière d'impôt sur les sociétés à l'échelle du groupe fiscal intégré des rectifications notifiées à la société CDB Atlantide ;
- les intérêts moratoires versés à la SARL CDB Atlantide dans le cadre de dégrèvements de taxe sur les métaux précieux ne constituaient pas des créances acquises au 31 décembre 2017 ;
- en tout état de cause, ces intérêts moratoires n'étaient pas taxables à l'impôt sur les sociétés ;
- la taxe sur les métaux précieux n'avait fait l'objet d'aucune déduction au titre des exercices clos en 2009, 2010 et 2011 ;
- la dépense de loyer engagée par la SARL CDB Atlantide au profit de M. C en 2017 pour 16 511 euros a été réalisée dans l'intérêt de l'exploitation de cette société et elle doit, par suite, être admise en déduction ;
- la dépense de loyer engagée par la société CDB Atlantide au profit de Mme B pour 14 400 euros se rapporte bien à l'exercice 2016 et a également été effectuée dans l'intérêt de l'exploitation de cette société ; elle doit ainsi être admise en déduction du résultat imposable.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 20 octobre 2022 et le 9 janviers 2024, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Martin,
- les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Peltier-Féat pour la SARL Vanquish.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Vanquish est la société mère, redevable de l'impôt, d'un groupe de société intégré auquel appartient la SARL CDB Atlantide. Cette dernière société a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2017, étendue jusqu'au 31 juillet 2018 en matière de taxe sur la valeur ajoutée à l'issue de laquelle des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des rehaussements à l'impôt sur les sociétés lui ont été notifiés par une proposition de rectification du 18 décembre 2018. Par courrier du 12 mars 2021, les conséquences de ces rehaussements ont été notifiés à la SARL Vanquish, ce qui a eu pour effet de minorer le montant des résultats déficitaires de cette dernière au titre des exercices clos en 2016 et 2017. La société Vanquish demande au tribunal de rétablir le montant des déficits dont elle disposait au titre de ces deux exercices. Elle demande également, dans l'hypothèse où la taxation des intérêts moratoires serait maintenue, à ce que son résultat imposable au titre de l'exercice clos en 2017 soit diminué du montant de la taxe sur les métaux précieux dégrevé en 2017 et déclaré en tant que produit exceptionnel.
Sur la prescription du délai de reprise :
2. Aux termes du quatrième alinéa de l'article R. 256-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsqu'en application des dispositions de l'article 223 A du code général des impôts ou de l'article 223 A bis du même code la société mère d'un groupe ou l'établissement public industriel et commercial qui s'est constitué seul redevable de l'impôt sur les sociétés dû sur l'ensemble des résultats d'un groupe est amené à supporter les droits et pénalités résultant d'une procédure de rectification suivie à l'égard d'un ou de plusieurs membres du groupe, l'administration adresse à cette société mère ou à cet établissement public, préalablement à la notification de l'avis de mise en recouvrement correspondant, un document l'informant du montant global par impôt des droits, des pénalités et des intérêts de retard dont elle ou il est redevable. L'avis de mise en recouvrement, qui peut être alors émis sans délai, fait référence à ce document ". Aux termes de l'article L. 169 de ce livre : " Pour () l'impôt sur les sociétés, le droit de reprise de l'administration des impôts s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est due () ". Enfin aux termes de l'article L. 183 du même livre : " La prescription est interrompue par la notification d'une proposition de rectification, par la déclaration ou la notification d'un procès-verbal, de même que par tout acte comportant reconnaissance de la part des contribuables et par tous les autres actes interruptifs de droit commun () ".
3. Il résulte de ces dispositions combinées avec celles de l'article 223 A du code général des impôts que la prescription du droit de reprise de l'administration à l'encontre de la société intégrante est interrompue par la notification de la proposition de rectification aux sociétés membres d'un groupe fiscal intégré avec lesquelles l'administration fiscale mène la procédure de vérification de comptabilité dans les conditions prévues aux articles L. 13, L. 47, L. 48 et L. 57 du livre des procédures fiscales quand bien même les rectifications ainsi apportées aux résultats déclarés par une société membre d'un groupe fiscal intégré constituent les éléments d'une procédure unique conduisant à la correction du résultat d'ensemble déclaré par la société mère du groupe, puis, le cas échéant, et après que l'administration ait informé la société mère du montant global par impôt des droits, pénalités et intérêts de retard dont elle est redevable, à la mise en recouvrement des rappels d'impôt établis à son nom sur les rehaussements de ce résultat d'ensemble.
4. Dès lors qu'en l'espèce, à l'issue de la vérification de comptabilité dont elle a fait l'objet au titre de la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2017, étendue jusqu'au 31 juillet 2018 en matière de la taxe sur la valeur ajoutée, la société CDB Atlantide s'est vu notifier une proposition de rectification du 18 décembre 2018, la SARL Vanquish, qui en tout état de cause ne s'est vu notifier aucune cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés, ne peut utilement faire valoir que le courrier du 12 mars 2021 par lequel l'administration l'a informée, en application du 4ème alinéa de l'article R. 256-1 du livre des procédures fiscales, des conséquences, en matière d'impôt sur les sociétés à l'échelle du groupe fiscal intégré, des rectifications notifiées à la société CBD Atlantide, était trop tardif pour avoir interrompu, à son égard, la prescription du délai de reprise en ce qui concerne les exercices clos en 2016 et 2017.
Sur les rectifications relatives aux intérêts moratoires :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 39 du code général des impôts dans sa version alors applicable : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment : / () 4° Sous réserve des dispositions de l'article 153, les impôts à la charge de l'entreprise, mis en recouvrement au cours de l'exercice, à l'exception des taxes prévues aux articles 231 ter, 235 ter X, 235 ter ZE, 235 ter ZE bis et 990 G et, pour les rappels de taxe sur la valeur ajoutée afférents à des opérations au titre desquelles la taxe due peut être totalement ou partiellement déduite par le redevable lui-même, du montant de la taxe déductible ". Aux termes de l'article L 208 du livre des procédures fiscales dans sa rédaction applicable en 2017 : " Quand l'Etat est condamné à un dégrèvement d'impôt par un tribunal ou quand un dégrèvement est prononcé par l'administration à la suite d'une réclamation tendant à la réparation d'une erreur commise dans l'assiette ou le calcul des impositions, les sommes déjà perçues sont remboursées au contribuable et donnent lieu au paiement d'intérêts moratoires dont le taux est celui de l'intérêt de retard prévu à l'article 1727 du code général des impôts. Les intérêts courent du jour du paiement. Ils ne sont pas capitalisés () ". Il résulte de ces dispositions que les intérêts moratoires assis sur des impositions dégrevées, qui ont pour seul objet de tenir compte de la durée pendant laquelle le contribuable a été privé des sommes correspondantes et dont ils ne sont ainsi que l'accessoire, doivent être soumis au même régime fiscal que ces dégrèvements. Ainsi lorsque des impositions restituées à une entreprise sont incluses dans son résultat imposable, les intérêts moratoires qui lui sont versés en application de l'article L. 208 du livre des procédures fiscales doivent également être soumis à l'impôt.
6. Il résulte de l'instruction que la société CDB Atlantide a bénéficié en 2017, par des décisions du 18 mai 2017 et du 7 juillet 2017, de deux dégrèvements en matière de taxe sur les métaux précieux. Dans les deux cas, ces dégrèvements ont donné lieu au paiement d'intérêts moratoires pour des montants respectifs de 247 238 euros et 302 929,08 euros. A ce titre, si la société fait valoir que ces intérêts moratoires ne constituaient pas des créances acquises en 2017, l'administration produit toutefois, d'une part, un avis de compensation du 19 juillet 2017 mentionnant que les intérêts moratoires d'un montant de 302 929,08 euros ont bien été payés par compensation à cette dernière date et, d'autre part, la fiche d'exécution comptable actant le paiement d'intérêts moratoires à hauteur de 247 238 euros le 27 juillet 2017. Par suite, un tel moyen manque en fait.
7. En deuxième lieu, l'article 150 VI du code général des impôts dispose que : " I. - Sous réserve des dispositions propres aux bénéfices professionnels, sont soumises à une taxe forfaitaire dans les conditions prévues aux articles 150 VJ à 150 VM les cessions à titre onéreux ou les exportations, autres que temporaires, hors du territoire des Etats membres de l'Union européenne : 1° De métaux précieux ; / 2° De bijoux, d'objets d'art, de collection ou d'antiquité () ". Cette taxe n'étant pas visée parmi les exceptions au 4° du 1 de l'article 39, elle revêt le caractère d'une charge déductible. Dès lors, les dégrèvements de taxe sur les métaux précieux accordés par l'administration en 2017 constituaient un produit exceptionnel de l'exercice clos en 2017 de sorte que les intérêts moratoires liquidés à l'occasion de ces dégrèvements étaient également imposables.
8. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 77 du livre des procédures fiscales : " En cas de vérification simultanée des taxes sur le chiffre d'affaires et taxes assimilées, de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés, le supplément de taxes sur le chiffre d'affaires et taxes assimilées afférent à un exercice donné est déduit, pour l'assiette de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés, des résultats du même exercice ".
9. Si la société requérante fait valoir que la société CDB Atlantide n'avait initialement pas déduit les cotisations de taxe sur les métaux précieux dégrevés, cette circonstance ne peut toutefois être établie par la seule production de la proposition de rectification notifiée le 30 mars 2012 à la SARL CDB Atlantide et ayant mis à sa charge les rappels de taxe sur les métaux précieux dégrevés en 2017 dès lors qu'à cette occasion l'administration n'avait pas à procéder à la déduction en cascade, au titre de l'assiette de l'impôt sur les sociétés, des rappels de taxe sur les métaux précieux notifiés, cette taxe ne présentant pas le caractère d'une taxe sur le chiffre d'affaires.
10. Par suite, la SARL Vanquish n'est pas fondée à demander, d'une part, à ce que la réintégration des intérêts moratoires dans le résultat imposable de la SARL CDB Atlantide au titre de l'exercice clos en 2017 soit remise en cause et, d'autre part, et en tout état de cause, à ce que le résultat de cette société au titre de ce même exercice, soit réduit, au titre de la " compensation ", du montant des dégrèvements de taxe sur les métaux précieux imposés en tant que produits exceptionnels, cette demande n'étant assortie d'aucune précision juridique quant à son bien-fondé.
Sur les rectifications relatives aux dépenses de loyers afférentes à des appartements situés à Beausoleil et à Arles :
11. Aux termes du 1 de l'article 39 du code général des impôts : " Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant () notamment : 1° Les frais généraux de toute nature, les dépenses de personnel et de main-d'oeuvre, le loyer des immeubles dont l'entreprise est locataire () ".
12. Pour être admis en déduction des bénéfices imposables, les frais et charges doivent être exposés dans l'intérêt direct de l'exploitation ou se rattacher à la gestion normale de l'entreprise, correspondre à une charge effective, être appuyés de justifications suffisantes et être compris dans les charges de l'exercice au cours duquel ils ont été engagés.
13. Il est loisible à l'employeur d'assurer la prise en charge du logement d'un salarié ou d'un dirigeant, sous réserve qu'elle ne conduise pas à porter la rémunération à un niveau excessif. Cet avantage a la nature, pour le salarié ou le dirigeant, d'un avantage en nature taxable entre ses mains dans la catégorie des traitements et salaires ou en application de l'article 62 du code général des impôts. Symétriquement, elle constitue, sous la même réserve, une charge déductible des bénéfices de l'employeur. Ce traitement fiscal est toutefois subordonné à la condition que les avantages en nature ainsi accordés par la société à son personnel, y compris ses dirigeants soient, conformément aux prescriptions de l'article 54 bis du code général des impôts, inscrits explicitement comme tels en comptabilité.
14. En premier lieu, s'agissant de l'appartement situé à Beausoleil, l'administration a remis en cause la déduction des dépenses de loyers acquittées par la société CDB Atlantide en 2016 et 2017 au motif que le bail avait été conclu par une autre société du groupe, la société par actions simplifiée (SAS) Alexander. La requérante demande à ce que le montant du loyer acquitté en 2017, soit la somme de 16 511 euros, soit admis en déduction du résultat de la SARL CDB Atlantide, en soutenant que cette dépense a été engagée dans l'intérêt direct de l'exploitation dès lors que cet appartement était loué au profit de M. C, salarié de l'entreprise depuis 2007 en tant que " consultant achat ", afin de faciliter ses déplacements professionnels dans la région. Toutefois, dès lors qu'il est constant que le bail a été conclu, non par la SARL CDB Atlantide, mais par une autre société, et alors qu'il n'est pas démontré que la charge a été exposée dans l'intérêt de la société requérante, c'est à bon droit que l'administration a refusé d'admettre cette dépense en déduction du résultat imposable. A ce titre, la requérante n'est pas fondée à se prévaloir de la doctrine administrative publiée au bulletin officiel des impôts référencé BIC-CHG-10, laquelle ne contient pas d'interprétation d'un texte fiscal différente de celle dont il est ici fait application.
15. En second lieu, l'administration a refusé d'admettre en déduction des loyers acquittés pour un appartement situé à Arles. Si la requérante fait valoir que cette dépense a été engagée dans l'intérêt de l'exploitation de la société CDB Atlantide afin de faciliter les déplacements professionnels de Mme B, responsable de zone, c'est toutefois à bon droit que l'administration a refusé d'admettre cette charge en déduction du résultat imposable dès lors, d'une part, que l'existence d'une contrepartie au bénéfice de la société n'est justifiée par aucune pièce versée au dossier et, d'autre part, qu'il résulte de l'instruction qu'aucun avantage en nature n'a été déclaré au profit de Mme B. Enfin, la requérante n'est pas d'avantage fondée à se prévaloir de la doctrine administrative publiée au bulletin officiel des impôts référencé BIC-CHG-10, laquelle ne contient pas d'interprétation d'un texte fiscal différente de celle dont il est ici fait application.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la SARL Vanquish ne peut qu'être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL Vanquish est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Vanquish et au directeur départemental des finances publiques du Var.
Délibéré après l'audience du 17 juin 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Bernabeu, présidente,
- M. A et M. Martin, premiers conseillers.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juillet 2024.
Le rapporteur,
Signé
J. MARTIN
La présidente,
Signé
M. BERNABEULa greffière,
Signé
E. PERROUDON
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026