LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2201307

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2201307

mardi 21 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2201307
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre - Juge Unique

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 mai 2022, Mme A B, demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre des années 2013, 2014 et 2015 ainsi que le paiement des intérêts moratoires.

Elle soutient que :

- l'administration fiscale a commis une erreur dans le calcul de sa taxe foncière entre 2013 et 2021 en intégrant une piscine sur sa propriété alors que celle-ci se situe sur la parcelle de son voisin ;

- si l'administration a reconnu son erreur pour les années 2016 à 2021, elle n'a pas accordé de dégrèvement pour les années 2013 à 2015 ;

- en l'absence de réponse du conciliateur fiscal saisi le 7 avril 2022, elle sollicite du tribunal la décharge de l'imposition contestée.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 octobre 2022, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet des conclusions de la requête tendant au paiement des intérêts moratoires.

Il fait valoir que :

- le dégrèvement de la taxe foncière au titre des années 2013 à 2015 a finalement été accordé le 5 août 2022 à la suite de l'accord donné par le conciliateur fiscal ;

- la requérante n'est toutefois pas fondée à réclamer des intérêts moratoires au titre de ces années, sa réclamation étant hors délai pour les années litigieuses.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le bulletin officiel des impôts ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Hamon pour exercer les fonctions de magistrat prévues par les dispositions de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Hamon, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique du 22 avril 2024 durant laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B a été imposée à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2013 à 2015. Sa réclamation en date du 3 janvier 2022 ayant été rejetée le 15 mars 2022 par l'administration fiscale, la requérante demande au tribunal de prononcer la décharge de cette imposition.

Sur l'étendue du litige :

2. Il résulte de l'instruction que, le 5 août 2022 postérieurement à l'introduction de la requête, le directeur départemental des finances publiques du Var a procédé au dégrèvement de la part de la taxe foncière à laquelle Mme B a été assujettie au titre des années 2013 à 2015 à raison d'une piscine intégrée à tort sur son terrain. Dès lors les conclusions à fin de décharge de l'imposition litigieuse sont, dans cette mesure, devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les conclusions tendant au paiement des intérêts moratoires :

3. Aux termes de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales : " Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes doivent être présentées à l'administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle, selon le cas : a) De la mise en recouvrement du rôle ou de la notification d'un avis de mise en recouvrement ; b) De la réalisation de l'événement qui motive la réclamation; ();c) De la réception par le contribuable d'un nouvel avis d'imposition réparant les erreurs d'expédition que contenait celui adressé précédemment ; d) Au cours de laquelle le contribuable a eu connaissance certaine de cotisations d'impôts directs établies à tort ou faisant double emploi ; e) Du versement de l'impôt contesté lorsque cet impôt n'a pas donné lieu à l'établissement d'un rôle ou à la notification d'un avis de mise en recouvrement " ; qu'aux termes de l'article R.211-1 du même livre : " La direction générale des finances publiques () peut prononcer d'office le dégrèvement ou la restitution d'impositions qui n'étaient pas dues, jusqu'au 31 décembre de la quatrième année suivant celle au cours de laquelle le délai de réclamation a pris fin,.() ". Ces dispositions, qui permettent à l'administration fiscale de prononcer d'office un dégrèvement pour des impositions qui n'étaient pas dues, n'ont ni pour objet ni pour effet de rendre recevable une réclamation présentée après l'expiration du délai fixé par l'article R. 196-2 précité. Par ailleurs, en application de l'article R*211-1 du livre de procédures fiscales : " La direction générale des finances publiques ou la direction générale des douanes et droits indirects selon le cas, peut prononcer d'office le dégrèvement ou la restitution d'impositions qui n'étaient pas dues, jusqu'au 31 décembre de la quatrième année suivant celle au cours de laquelle le délai de réclamation a pris fin, ou, en cas d'instance devant les tribunaux, celle au cours de laquelle la décision intervenue a été notifiée ". Enfin, aux termes du point 100 du BOI-CTX-DG-20-50-10 : " Le paiement d'intérêts moratoires est exclu à la suite de réclamations entachées de déchéance ou d'un vice de forme les rendant irrecevables ".

4. A défaut de réclamation régulière de la part du contribuable, l'administration n'est pas tenue de verser des intérêts moratoires sur les dégrèvements qu'elle a prononcés, même lorsqu'ils sont accordés à la demande de celui-ci.

5. Il résulte de l'instruction que Mme B a demandé, pour la première fois, le dégrèvement de la taxe foncière mise à sa charge au titre des années 2013 à 2015, le 13 septembre 2021. Cette réclamation a ainsi été introduite après l'expiration du délai de réclamation prévu à l'article R. 196-2 du livre de procédures fiscales précité. Il résulte par ailleurs de l'instruction que le dégrèvement qui a été accordé à Mme B par l'administration fiscale le 5 août 2022, qui a fait suite à une réclamation irrecevable, est intervenue à la seule initiative de l'administration. Il en résulte que Mme B ne peut donc pas prétendre au versement des intérêts moratoires correspondant au dégrèvement qui lui a été ainsi accordé.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme B tendant au paiement des intérêts moratoires doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B tendant à la décharge de la part de la cotisation de taxe foncière à laquelle elle a été assujettie au titre de des années 2013 à 2015 à raison de l'intégration à tort d'une piscine sur sa propriété.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la Mme A B et au directeur départemental des finances publiques du Var.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mai 2024.

Le magistrat désigné,

Signé

L. HAMON

La greffière,

Signé

E. PERROUDON

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Et par délégation,

La greffière.

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions