lundi 7 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2201350 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | VILLALARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 mai 2022, M. B A, représenté par Me Villalard, demande au tribunal de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016 pour un montant total, en droits, intérêts de retard et majorations, de 91 224 euros.
Il soutient que la proposition de rectification du 19 décembre 2017 est entachée d'un défaut de motivation ; à cet égard, l'administration a méconnu les dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2022, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'administration a accordé au requérant un dégrèvement de 1 067 euros au titre de l'année 2014, un dégrèvement de 3 767 euros au titre de l'année 2015 et un dégrèvement de 1 601 euros au titre de l'année 2016 ;
- pour le surplus, le moyen invoqué par le requérant est infondé.
Par lettre du 30 juillet 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A à concurrence de la somme de 9 473 euros correspondant au dégrèvement partiel prononcé par l'administration le 12 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Martin,
- et les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A exerce sous la forme d'une entreprise individuelle une activité de restauration traditionnelle. Il a fait l'objet d'un examen de comptabilité portant sur la taxe sur la valeur ajoutée collectée au titre de la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016. Par une proposition de rectification en date du 19 décembre 2017, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée lui ont été notifiés au titre de cette même période et selon la procédure de rectification contradictoire, pour un montant total, en droits, intérêts de retard et majorations, de 91 221euros. M. A demande la décharge de ces impositions.
Sur le quantum du litige :
2. Il résulte du mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2022, que postérieurement à l'introduction de la requête, l'administration fiscale a partiellement fait droit à l'argumentation de M. A et a, en conséquence, par un avis du 12 décembre 2022, prononcé un dégrèvement, en droits et pénalités, de 9 473 euros. Par suite, ainsi que les parties en ont été informées par un courrier du 30 juillet 2024, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête à concurrence de ce montant.
Sur les conclusions à fin de décharge :
3. Aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation ". Selon l'article R. 57-1 de ce livre : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée. L'administration invite, en même temps, le contribuable à faire parvenir son acceptation ou ses observations dans un délai de trente jours à compter de la réception de la proposition, prorogé, le cas échéant, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de cet article ".
4. Il résulte de l'instruction que la proposition de rectification du 19 décembre 2020 comporte la mention de l'impôt et de la période concernée par les rectifications. Elle mentionne en outre les articles du code général des impôts relatifs à la taxe sur la valeur ajoutée en matière de prestations de services et expose comment le vérificateur, à partir de l'exercice du droit de communication auprès d'un client de l'entreprise de M. A, a identifié des sommes qui n'ont pas été portées dans la comptabilité de l'entreprise individuelle et qui, ainsi, ne peuvent être regardées comme régulièrement déclarées en base imposable à la taxe sur la valeur ajoutée. Par ailleurs, si M. A entend faire valoir qu'il aurait déjà porté sur ses déclarations de chiffre d'affaires une quote-part de la taxe sur la valeur ajoutée rectifiée et que le raisonnement de l'administration est erroné, de tels arguments sont relatifs au bien-fondé des impositions en litige et ne sauraient, par eux-mêmes, remettre en cause la régularité de la procédure d'imposition. Dans ces conditions, la proposition de rectification apparaît ainsi suffisamment motivée au sens des dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales et, par suite, l'unique moyen invoqué et tiré de l'irrégularité de la procédure d'imposition ne peut qu'être écarté.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée demeurant en litige doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de décharge présentées par M. A à hauteur de la somme de 9 473 euros
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au directeur départemental des finances publiques du Var.
Délibéré après l'audience du 16 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Bernabeu, présidente,
- M. Cros, premier conseiller,
- M. Martin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 octobre 2024.
Le rapporteur,
Signé
J. MARTIN
La présidente,
Signé
M. BERNABEULa greffière,
Signé
G. BODIGER
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/ le Greffier en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026