LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2201365

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2201365

mardi 12 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2201365
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantRUGGIRELLO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par jugement n° 1803021 du 2 juillet 2020, le tribunal administratif de Toulon a condamné in solidum la commune de Toulon, la SA Colas et la Compagnie des Eaux et de l'Ozone à verser à M. A la somme de 9 810 euros.

Par un mémoire enregistré au greffe du tribunal le 12 janvier 2022, M. A représenté par Me Ruggirello, a saisi le tribunal des difficultés rencontrées dans l'exécution du jugement n° 1803021 du 2 juillet 2020 et a demandé au tribunal de prendre les mesures qu'implique l'exécution de ce jugement.

Il précise avoir reçu un premier règlement de 5 265 euros de la SA Colas le 21 août 2020

La procédure a été communiquée à la commune de Toulon, à la SA Colas et à la Compagnie des Eaux et de l'Ozone qui n'ont pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le jugement n° 1803021 du 2 juillet 2020 ;

- le code civil ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- les conclusions de Mme D,

- et les observations de Me Ruggirello pour M. A.

Considérant ce qui suit :

1. Par jugement n° 1803021 du 2 juillet 2020, le tribunal administratif de Toulon a condamné in solidum la commune de Toulon, la société Colas et la Compagnie des Eaux et de l'Ozone à verser à M. A la somme de 9 810 euros, au titre des différents préjudices qu'il a subis en raison de son accident survenu le 21 juin 2016 sur une voie départementale située sur le territoire de la commune de Toulon.

2. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".

3. Il résulte de l'instruction que M. A n'a perçu qu'un premier règlement de

5 265 euros de part de la SA Colas, le 21 août 2020. Dans ces conditions, il y a lieu de faire droit aux conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit enjoint in solidum à la commune de Toulon, à la société Colas et à la Compagnie des Eaux et de l'Ozone d'exécuter le jugement précité en versant le solde restant dû, soit la somme de 4 545 euros, assortie des intérêts de retard au taux légal à compter du 21 août 2020.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de fixer un délai de deux mois pour le versement par la commune de Toulon, la société Colas et la Compagnie des Eaux et de l'Ozone, de la somme de 4 545 euros à M. A en exécution du jugement n° 1803021 du 2 juillet 2020 et d'assortir cette injonction d'une astreinte prononcée à leur encontre de 100 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai.

D E C I D E :

Article 1er : Il est enjoint in solidum à la commune de Toulon, la société Colas et la Compagnie des Eaux et de l'Ozone, de procéder au versement à M. A, de la somme de 4 545 euros assortie des intérêts de retard au taux légal à compter du 21 août 2020, en exécution du jugement n° 1803021 du 2 juillet 2020 dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 2 : L'astreinte à l'encontre de la commune de Toulon, de la société Colas et de la Compagnie des Eaux et de l'Ozone, est fixée à 100 euros par jour à compter de l'expiration du délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.

Article 3 : Les parties informeront le tribunal des mesures prises pour exécuter le jugement n° 1803021 du 2 juillet 2020.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Toulon, à la société Colas et à la Compagnie des Eaux et de l'Ozone.

Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :

- M. Harang, président ;

- M. Lamarre, premier conseiller

- Mme Wustefeld, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.

Le président-rapporteur,

Signé

Ph. B L'assesseur le plus ancien,

Signé

L. Lamarre

La greffière,

Signé

F. Pouply

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions