LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2201606

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2201606

lundi 9 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2201606
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) a rejeté la requête de Mme C, associée de la SCI Di Santa, qui demandait la réduction de ses cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2016. La contestation portait sur la réintégration par l'administration fiscale de dotations aux amortissements et de charges, au motif que les justificatifs produits étaient insuffisants ou incohérents. Le tribunal a jugé que l'administration avait à bon droit refusé les amortissements non justifiés et requalifié certaines dépenses courantes en immobilisations, en application des articles 38 quater de l'annexe III au code général des impôts et du plan comptable général. La demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 juin 2022, et des mémoires, enregistrés le 5 octobre 2022 et le 17 avril 2023, Mme A C, représentée par la société KS conseil, mandataire, demande au tribunal :

1°) de prononcer la réduction, en droits, intérêt de retard et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2016 à hauteur 5 825 euros ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les dotations aux amortissements remises en cause par l'administration sont justifiées par la société civile immobilière (SCI) Di Santa qui a présenté tous les documents en sa possession ;

- l'administration a considéré que certaines dépenses comptabilisées en charges étaient relatives à des immobilisations ; or, en l'espèce, ces dépenses sont relatives à de menus travaux d'entretien ou des dépenses courantes qui ont seulement pour but de maintenir la construction dans son état d'utilisation et de fonctionnement.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 septembre 2022 et le 27 mars 2023, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Un mémoire en défense du directeur départemental des finances publiques du Var, enregistré le 7 juillet 2023, n'a pas été communiqué en application de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le règlement n° 2014-03 du 5 juin 2014 de l'Autorité des normes comptables relatif au Plan comptable général ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Martin,

- les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique ;

- et les observations de M. B de la société KS conseil pour Mme C.

Considérant ce qui suit :

1. La société civile immobilière (SCI) Di Santa a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2017. Par une proposition de rectification du 25 juillet 2019, des rehaussements lui ont été notifiés en matière de taxe sur la valeur ajoutée et de bénéfices non commerciaux (BNC). Les conséquences de ces rectifications au titre des BNC ont été notifiées, sur le fondement de l'article 8 du code général des impôts, par une proposition de rectification du même jour à Mme C, associée de cette SCI à hauteur de 40 % de ses parts. Par sa requête, cette dernière demande la réduction, à hauteur de 5 825 euros, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2016.

Sur les conclusions à fin de réduction :

2. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'en l'absence de factures d'immobilisations et en présence d'incohérences entre le compte d'immobilisation 214 " construction sur sol d'autrui " et le tableau présenté sur la liasse fiscale n° 2035, le service a refusé d'admettre en déduction du résultat de la SCI Di Santa au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2016 des dotations aux amortissements pour un montant de 9 442 euros.

3. Ainsi que le relève l'administration, seulement treize factures sur les dix-huit figurant sur le tableau d'amortissement ont été transmises par la requérante. S'agissant des factures libellées " Mas du Golf ", il est relevé qu'elles font état de prestations de services et qu'aucune corrélation entre le paiement de ces factures et les débits figurant sur les relevés bancaires produits ne peut être établie. Si l'intéressée produit à l'appui de ses écritures du 17 avril 2023 des factures d'immobilisations, l'administration fait valoir, sans être contredite, que, d'une part, ces factures ne permettent pas de justifier entièrement le montant de la base amortissable portée par la SCI Di Santa sur le tableau d'amortissement figurant sur sa déclaration n°2035 au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2016, et d'autre part, que certaines de ses factures, telles que les factures " Design Bâti ", " Eurofaçade " et " S Corrado ", société au demeurant radiée en 2015, ne correspondent pas, s'agissant du libellé, du montant ou du numéro Siret, à celles inscrites dans le tableau n° 2035 déposé par la société. Le règlement des factures pour ces trois fournisseurs n'est pas non plus établi. Dans ces conditions, eu égard à ces incohérences et imprécisions, c'est à bon droit que l'administration a pu réintégrer, au titre de l'exercice 2016, un montant de dotations aux amortissements non justifiées de 9 442 euros.

4. En second lieu, aux termes de l'article 38 quater de l'annexe III au code général des impôts : " Les entreprises doivent respecter les définitions édictées par le plan comptable général, sous réserve que celles-ci ne soient pas incompatibles avec les règles applicables pour l'assiette de l'impôt ". Aux termes de l'article 211-1 du plan comptable général issu du règlement n° 2014-03 du 5 juin 2014 : " 1. Un actif est un élément identifiable du patrimoine ayant une valeur économique positive pour l'entité, c'est-à-dire un élément générant une ressource que l'entité contrôle du fait d'événements passés et dont elle attend des avantages économiques futurs ". Aux termes de l'article 211-6 de ce plan comptable général : " Une immobilisation corporelle est un actif physique détenu, soit pour être utilisé dans la production ou la fourniture de biens ou de services, soit pour être loué à des tiers, soit à des fins de gestion interne et dont l'entité attend qu'il soit utilisé au-delà de l'exercice en cours ". Aux termes de l'article 212-1 du plan comptable général : " Une immobilisation corporelle, incorporelle ou un stock est comptabilisé à l'actif lorsque les conditions suivantes sont simultanément réunies : / il est probable que l'entité bénéficiera des avantages économiques futurs correspondants () son coût ou sa valeur peut être évalué avec une fiabilité suffisante () ".

5. D'une part, l'intéressée n'est pas fondée à soutenir que la facture " Aselman " du 20 mars 2016 de 1 550 euros relative à l'achat et à l'installation d'une climatisation pouvait être inscrite en charge de l'exercice et ouvrir droit à déduction immédiate alors qu'un tel équipement, identifiable, non consommable sur l'exercice en cours et ayant vocation à rester durablement dans l'entreprise, devait nécessairement s'analyser en une immobilisation.

6. D'autre part, la facture " Comuobat " du 1er juin 2016 d'un montant de 15 490 euros concerne, contrairement à ce que soutient la requérante, d'important travaux d'électricité, dont la fourniture et la pose d'un chauffage électrique, d'un tableau électrique, d'un volet roulant ou de nouveau moteur pour un rideau métallique, ayant nécessairement pour effet de prolonger la durée de vie des immobilisations en place. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a pu rectifier, au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2016, le montant des bénéfices non commerciaux de la SCI Di Santa d'une somme de 17 040 euros.

7. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander la réduction, à hauteur de 5 825 euros, en droits, intérêts de retard et pénalités des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu mises à sa charge au titre de l'année 2016.

Sur les frais relatifs au litige :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée à ce titre par Mme C.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au directeur départemental des finances publiques du Var.

Délibéré après l'audience du 18 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Bernabeu, présidente,

- M. Cros, premier conseiller,

- M. Martin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 décembre 2024.

Le rapporteur,

Signé

J. MARTIN

La présidente,

Signé

M. BERNABEU

La greffière,

Signé

E. PERROUDON

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Et par délégation,

La greffière.

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions