LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2201652

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2201652

lundi 25 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2201652
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantFEAT SOCIETE D'AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 juin 2022, la société à responsabilité limitée (SARL) Blue Jaticua, représentée par Me Peltier-Féat, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2014, 2015 et 2016 pour un montant total, en droits et pénalités, de 5 045 euros demeurant à sa charge ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

A titre principal :

- les mentions figurant sur l'avis de mise en recouvrement du 31 mai 2021 diffèrent à la hausse de celles figurant sur les conséquences financières résultant de l'avis de la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires auquel l'administration a pourtant admis se conformer ; cette modification la prive de la garantie de pouvoir contester ce surplus ;

- l'administration a méconnu les dispositions des articles L. 256 et R. 256-1 du livre des procédures fiscales ; il s'agit d'une irrégularité substantielle impliquant la décharge de l'ensemble des impositions en litige ;

- elle entend se prévaloir, sur le fondement de l'article 80 A du livre des procédures fiscales, de la doctrine référencée BOI-REC-PREA-10-10-20 ;

A titre subsidiaire :

- la proposition de rectification est insuffisamment motivée ; l'administration a méconnu les dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ; l'administration a considéré que le loyer de la villa située impasse Dutasta à Toulon ne saurait être inférieur à 2 100 euros par mois sans en justifier ;

A titre infiniment subsidiaire :

- il ne peut être soutenu qu'elle ne possède en France qu'une activité immobilière en au profit exclusif de son dirigeant ;

- le loyer pratiqué n'est pas anormalement bas ; la baisse du loyer est justifiée par la circonstance que le locataire risquait d'être expulsé du fait d'un contentieux existant entre la société Avelis et les époux A ; l'écart existant avec le précédant loyer n'est pas significatif ; la prise en charge des charges locatives du dirigeant n'est pas interdite ;

- elle justifie de charges pouvant être admises en déduction du résultat imposable des exercices clos en 2014, 2015 et 2016 pour des montants respectifs de 23 111 euros, 56 929 euros et 28 357 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 janvier 2023, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Martin,

- et les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La SARL Blue Jaticua, domiciliée à Saint-Martin, est propriétaire de biens immobiliers situés en France. A l'issue d'un contrôle sur pièces, par des propositions de rectification du 7 décembre 2017 et du 24 juillet 2018, des cotisations supplémentaires d'impôts sur les sociétés lui ont été notifiées, selon la procédure de rectification contradictoire, au titre des exercices clos en 2014, 2015 et 2016. Ces impositions ont été mises en recouvrement le 31 mai 2021 pour un montant total en droits, intérêts de retard et majorations de 5 552 euros. Par une décision du 22 avril 2022, l'administration a accordé un dégrèvement de 507 euros à l'intéressée. Par sa requête, la SARL Blue Jaticua demande la décharge des impositions supplémentaires restant à sa charge.

Sur les conclusions à fin de décharge :

En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 256 du livre des procédures fiscales : " Un avis de mise en recouvrement est adressé par le comptable public compétent à tout redevable des sommes, droits, taxes et redevances de toute nature dont le recouvrement lui incombe lorsque le paiement n'a pas été effectué à la date d'exigibilité () ". Aux termes de l'article R. 256-1 du même livre : " L'avis de mise en recouvrement prévu à l'article L. 256 indique pour chaque impôt ou taxe le montant global des droits, des pénalités et des intérêts de retard qui font l'objet de cet avis. / L'avis de mise en recouvrement mentionne également que d'autres intérêts de retard pourront être liquidés après le paiement intégral des droits. / Lorsque l'avis de mise en recouvrement est consécutif à une procédure de rectification, il fait référence à la proposition prévue à l'article L. 57 ou à la notification prévue à l'article L. 76 et, le cas échéant, au document adressé au contribuable l'informant d'une modification des droits, taxes et pénalités résultant des rectifications () ".

3. En l'espèce, l'avis de mise en recouvrement du 31 mai 2021 vise la proposition de rectification du 7 décembre 2017, la lettre de réponse aux observations du contribuable du 13 mars 2018 et la notification de l'avis de la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires du 3 décembre 2020. La SARL Blue Jaticua relève que suite à l'avis de la commission départementale des impôts, les conséquences financières du contrôle notifiées par l'administration s'élevaient à un montant total, en droits et pénalités, de 5 045 euros alors que l'avis de mise en recouvrement du 31 mai 2021 a mis à sa charge un montant total de 5 552 euros. Elle soutient que l'administration a ainsi commis une irrégularité substantielle devant entrainer la décharge de l'intégralité des impositions contestées. Toutefois, il résulte de l'instruction que cette erreur de montant a été corrigée par l'administration le 22 avril 2022 par l'octroi d'un dégrèvement de 507 euros. Dans ces conditions, l'avis du 31 mai 2021 était seulement entaché d'une erreur matérielle, laquelle n'a pas privé le contribuable d'une garantie ou de la possibilité de contester utilement les droits et pénalités restant en litige.

4. Par ailleurs, la société requérante n'est pas fondée à se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, des commentaires administratifs publiés au bulletin officiel des finances publiques du BOI-REC-PREA-10-10-20 du 18 février 2019 dès lors qu'ils sont relatifs à la procédure d'imposition et sont ainsi exclus du champ d'application de la garantie instituée par cet article.

5. En second lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation ". Selon l'article R. 57-1 de ce livre : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée. L'administration invite, en même temps, le contribuable à faire parvenir son acceptation ou ses observations dans un délai de trente jours à compter de la réception de la proposition, prorogé, le cas échéant, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de cet article ".

6. Il résulte de l'instruction que la proposition de rectification du 7 décembre 2017 comporte la mention de l'impôt et des exercices concernés par les rectifications litigieuses. Elle se réfère aux dispositions du code général des impôts permettant de déterminer le bénéfice imposable d'une société et expose les motifs ayant conduit le vérificateur à rehausser le montant du bénéfice imposable en présence de recettes non déclarées résultant de la mise à disposition d'un bien immobilier à titre gratuit. Si la requérante soutient que la fixation du loyer à 2 100 euros par mois ou le taux de rendement retenu par l'administration ne sont pas suffisamment justifiés, ces éléments portent sur le bien-fondé des impositions en litige et ne sauraient, par eux-mêmes, remettre en cause la régularité de la procédure d'imposition.

7. Par suite, la proposition de rectification du 7 décembre 2012 satisfait ainsi aux exigences prescrites par les dispositions précitées des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.

En ce qui concerne le bien-fondé des impositions :

8. D'une part, aux termes de l'article 39 du code général des impôts, applicable à l'impôt sur les sociétés en vertu de l'article 209 du même code : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant () notamment : 1° Les frais généraux de toute nature () 5. Sont également déductibles les dépenses suivantes : a. Les rémunérations directes et indirectes, y compris les remboursements de frais versés aux personnes les mieux rémunérées ; b. Les frais de voyage et de déplacements exposés par ces personnes ; c. Les dépenses et charges afférentes aux véhicules et autres biens dont elles peuvent disposer en dehors des locaux professionnels ; () e. Les cadeaux de toute nature, à l'exception des objets de faible valeur conçus spécialement pour la publicité ; f. Les frais de réception, y compris les frais de restaurant et de spectacles () Les dépenses ci-dessus énumérées peuvent également être réintégrées dans les bénéfices imposables dans la mesure où elles sont excessives et où la preuve n'a pas été apportée qu'elles ont été engagées dans l'intérêt direct de l'entreprise ". Pour être admis en déduction des bénéfices imposables, les frais et charges de l'entreprise doivent être exposés dans l'intérêt direct de l'exploitation, correspondre à une charge effective et être appuyés de justifications suffisantes.

9. D'autre part, aux termes de l'article 38 du code général des impôts applicable à l'impôt sur les sociétés en vertu de l'article 209 du même code : " () le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d'après les résultats d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises, y compris notamment les cessions d'éléments quelconques de l'actif, soit en cours, soit en fin d'exploitation. () ". Il résulte de ces dispositions que le bénéfice imposable à l'impôt sur les sociétés provient de toutes les opérations faites par l'entreprise, quelle que soit leur nature, à l'exception de celles qui, en raison de leur objet ou de leurs modalités, sont étrangères à une gestion commerciale normale. Constitue un acte anormal de gestion l'acte par lequel une entreprise décide de s'appauvrir à des fins étrangères à son intérêt. Il appartient, en règle générale, à l'administration, qui n'a pas à se prononcer sur l'opportunité des choix de gestion opérés par une entreprise, d'établir les faits sur lesquels elle se fonde pour invoquer ce caractère anormal.

S'agissant de l'acte anormal de gestion :

10. Il résulte de l'instruction que la SARL Blue Jaticua a acquis le 12 mai 2014 une villa de 131 m² sur un terrain de 1 200 m² situé au 127 impasse Dutasta à Toulon pour un prix de 1 400 000 euros. Cette villa appartenait antérieurement à la société Avelis, laquelle avait consenti sur ce bien une convention d'occupation précaire en date du 5 juillet 2013 au profit de M. B, associé gérant de la SARL Blue Jaticua. Il résulte de cette convention que M. B pouvait occuper la villa, à l'exception d'un studio situé au rez-de-chaussée, en contrepartie d'une redevance mensuelle de 2 100 euros. L'article 7 de cette convention précisait que l'occupant devait supporter l'ensemble des charges de toute nature lié à l'occupation du bien. Une fois propriétaire de la villa, la société Blue Jaticua a donné à bail l'ensemble immobilier à M. B. Ce contrat de bail a fixé le montant du loyer mensuel à 2 100 euros, payable par imputation sur le compte courant d'associé du preneur.

11. Après avoir constaté que M. B n'avait acquitté aucun loyer en 2015 et 2016, l'administration a considéré que la SARL Blue Jaticua avait commis un acte anormal de gestion en mettant gratuitement à disposition de son associé gérant cette villa. Pour reconstituer le résultat imposable de la société, le service a estimé que cette dernière aurait, d'une part, dû percevoir un loyer mensuel de 2 100 euros et, d'autre part, se voir rembourser l'ensemble des charges locatives acquittées pour le compte du locataire.

12. En premier lieu, la SARL Blue Jaticua ne peut utilement faire valoir que le montant du loyer de 2 100 euros était justifié par l'existence d'un risque d'expulsion rendant l'occupation de la villa par M. B précaire dès lors qu'il ressort de l'instruction que l'administration n'a pas remis en cause le montant du loyer mais a caractérisé l'acte anormal de gestion par l'absence de mise en paiement du loyer au cours des exercices 2015 et 2016. Par suite, un tel moyen doit être regardé comme inopérant.

13. En deuxième lieu, la requérante ne peut utilement soutenir que son associé gérant occupait en réalité un logement de fonction lui permettant de mener à bien, dans l'intérêt de la société, une opération immobilière, d'une part, sur un bien détenu par la mère de M. B et, d'autre part, sur un second bien dont elle était propriétaire depuis 2011, situé impasse Saint-Dominique à Toulon, dès lors qu'il résulte de l'instruction que ce bien a été revendu à M. et Mme B le 24 août 2016. A ce titre, l'administration a pu relever, sans commettre d'erreur de fait, que la société Blue Jaticua exerçait en France une activité immobilière au profit exclusif de son dirigeant. Si l'intéressée soutient qu'elle détient de nombreuses participations dans des sociétés françaises de sorte qu'elle ne saurait être qualifiée de société à prépondérance immobilière, elle n'établit nullement ni même n'allègue que cette activité de gestion de titres nécessiterait un logement de fonction. Dans ces conditions, l'administration était fondée à regarder comme anormale la mise à disposition gratuite de la villa au profit de M. B et à réintégrer le montant du loyer prévu au contrat de bail afin de déterminer le résultat imposable de la société Blue Jaticua au titre de chacun des exercices concernés.

14. En dernier lieu, Il résulte de l'instruction que la société requérante a acquitté des charges de téléphone, internet, assurance, eau, électricité et impôt locaux pour le compte du locataire pour des montant respectifs de 6 692 euros en 2014, 8 512 euros en 2016 et 8 630 euros en 2016. En l'espèce, quand bien même le contrat de bail conclu avec M. B prévoyait une prise en charge de ces dépenses par le bailleur, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que ces dépenses ont été engagées dans l'intérêt exclusif du locataire et ne comporte ainsi aucune contrepartie pour la société bailleresse. Par suite, l'administration établit qu'en prenant en charge de telles dépenses, la SARL Blue Jaticua s'est délibérément appauvrie à des fins étrangères à son intérêt et sans contrepartie.

S'agissant des charges présentées comme restant à déduire :

15. La société requérante présente une série de charges dont elle soutient que l'administration aurait dû les admettre en déduction de son résultat imposable au titre des exercices clos en 2014, 2015 et 2016 pour des montants respectifs de 23 111 euros, 56 929 euros et 28 357 euros.

16. En premier lieu, les dépenses d'ameublement de la villa située impasse Dutasta, lesquelles comprennent notamment l'achat d'un jacuzzi pour 27 000 euros, correspondent à des dépenses engagées dans l'intérêt exclusif de M. B et non dans l'intérêt de l'exploitation de la société Blue Jaticua. En toute hypothèse, dès lors que l'intéressée et M. B ont signé un bail portant sur la location d'un logement meublé à compter du 12 mai 2014, les dépenses d'ameublement postérieures à cette date correspondent nécessairement à des dépenses personnelles du locataire.

17. En deuxième lieu, il résulte de la proposition de rectification du 7 décembre 2017 que les charges d'assurance de cette villa ont déjà été admises en déduction du résultat imposable de la société requérante.

18. En troisième lieu, s'agissant des deux biens immobiliers situés à Pra-Loup, si la requérante soutient que les dépenses en litige ont été exposées dans le but de permettre l'exploitation locative de ces appartements, elle ne l'établit pas alors que l'administration fait valoir, sans être sérieusement contestée, que ces biens ont pour objet de satisfaire les besoins personnels de M. B et de sa famille. En conséquence, les dépenses d'ameublement et les frais d'avocats engagés dans le cadre du contentieux avec Mme C n'apparaissent pas avoir été engagés dans l'intérêt de la société Blue Jaticua.

19. En quatrième lieu, s'agissant de la villa située impasse Saint-Dominique, la société requérante présente une facture d'eau d'un montant de 320,51 euros partiellement admise en déduction par l'administration à hauteur de 70,65 euros. Toutefois, dès lors qu'en 2015 ce bien immobilier n'était pas occupé, la part de la facture relative au volume d'eau consommé ne peut, en l'absence de tout autre élément, être regardée comme une dépense engagée dans l'intérêt de la société.

20. Enfin, en dernier lieu, si la SARL Blue Jaticua se prévaut de la déductibilité de dépenses liées à l'acquisition d'un ordinateur et de frais de recherche sur le site " société.com " correspondant à la consultation d'annonces au bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, elle n'établit pas que ces dépenses auraient été engagées dans son intérêt à défaut de justifier de tout projet d'investissement au titre de la période concernée par les rectifications en litige.

21. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la SARL Blue Jaticua n'est pas fondée à demander la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2014, 2015 et 2016.

Sur les frais liés au litige :

22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle, en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme que ce soit au titre des frais exposés par la requérante et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SARL Blue Jaticua est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Blue Jaticua et au directeur départemental des finances publiques du Var.

Délibéré après l'audience du 4 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Bernabeu, présidente,

- M. Cros, premier conseiller,

- M. Martin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 novembre 2024.

Le rapporteur,

Signé

J. MARTIN

La présidente,

Signé

M. BERNABEULa greffière,

Signé

G. BODIGER

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

P/ le Greffier en chef,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions