jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2202043 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | MAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 27 juillet 2022, le 30 novembre 2022, le 6 février 2023, le 3 juillet 2023 et le 19 mars 2024, Mme A B, représentée par Me Le Denmat, demande au tribunal :
1°) d'ordonner, avant dire droit, une expertise médicale ;
2°) de condamner in solidum la commune de La Croix-Valmer et la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez à lui verser la somme de 40 000 euros, en réparation des préjudices subis ;
3°) de mettre à la charge in solidum de la commune de La Croix-Valmer et de la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le 16 août 2018, elle a été victime d'une chute sur la voie publique causée par un avaloir de collecte des eaux pluviales situé le long de la route départementale 559, sur le territoire de la commune de La Croix-Valmer ;
- la responsabilité pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public de la commune de La Croix-Valmer et de la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez est engagée ;
- la chute lui a causé une fracture bimalléolaire luxée gauche ;
- l'ensemble de ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux doivent être réparés ; leur évaluation nécessite une expertise médicale.
Par un mémoire, enregistré le 16 septembre 2022, la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Saône demande au tribunal :
1°) à titre principal, de surseoir à statuer sur sa créance dans l'attente du rapport d'expertise sollicité ;
2°) à titre subsidiaire, de condamner in solidum la commune de La Croix-Valmer et la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez, sur le fondement de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, à lui rembourser la somme de 5 020,45 euros au titre de ses débours, assortie des intérêts au taux légal ;
3°) de condamner in solidum la commune de La Croix-Valmer et la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez à lui verser le montant maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Elle soutient que le montant de ses débours exposés lors de la prise en charge de son assurée à la suite de sa chute sur la voie publique s'élève à la somme totale de 5 020,45 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 18 octobre 2022 et le 7 février 2023, la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez, représentée par Me Mas, conclut au rejet de la requête et des conclusions présentées par la CPAM de la Haute-Saône et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'utilité d'une mesure d'expertise n'est pas démontrée par la requérante dès lors que sa demande n'est pas assortie de précisions suffisantes ;
- elle doit être mise hors de cause dès lors que, s'agissant d'une chute causée par un avaloir incorporé à une voie départementale, seule la responsabilité du département du Var est susceptible d'être engagée ;
- en tout état de cause, la requérante ne rapporte pas la preuve de la matérialité des faits qu'elle avance ; elle a commis une imprudence fautive.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 30 novembre 2022, le 28 février 2023 et le 30 août 2023, la commune de La Croix-Valmer, représentée par Me Faure-Bonaccorsi, conclut au rejet de la requête et des conclusions présentées par la CPAM de la Haute-Saône et à ce que la somme de 3 500 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable comme tardive et en l'absence de liaison du contentieux ;
- l'utilité d'une mesure d'expertise n'est pas démontrée par la requérante dès lors que sa demande n'est pas assortie de précisions suffisantes ;
- la requérante ne rapporte pas la preuve de la matérialité des faits qu'elle avance ;
- elle doit être mise hors de cause dès lors que la gestion des eaux pluviales hors zone urbaine ne relève pas de sa compétence ; la gestion de la voirie départementale incombe au département du Var ;
- le maire ne pouvait faire usage de ses pouvoirs de police sur les lieux de l'accident dès lors que cette portion de la route départementale se situe hors agglomération ;
- en tout état de cause, la requérante a commis une imprudence fautive.
Un mémoire enregistré le 11 avril 2024, présenté par Mme B, n'a pas été communiqué en application de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la route ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la voirie routière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Montalieu, conseillère,
- les conclusions de M. Kiecken, rapporteur public,
- et les observations de Me Mas, avocat de la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez, et de Me Haas, substituant Me Faure-Bonaccorsi, représentant la commune de
La Croix-Valmer,
- la requérante et la CPAM de la Haute-Saône n'étant ni présentes, ni représentées.
Une note en délibéré, présentée par la commune de la Croix-Valmer, a été enregistrée le 6 septembre 2024.
Une note en délibéré, présentée par Mme B, a été enregistrée le 11 septembre 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Le 16 août 2018, vers 21h30, alors qu'elle circulait sur l'accotement de la route départementale 559 traversant la commune de La Croix-Valmer, Mme B, née le 21 juin 1951, a été victime d'une chute lui causant une fracture bimalléolaire de la cheville gauche. Par des courriers du 8 mars 2022, réceptionnés le 21 mars suivant, et du 26 février 2024, réceptionné le 29 février suivant, Mme B a formé des demandes préalables d'indemnisation auprès de la commune de La Croix-Valmer et de la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez, lesquelles ont été rejetées.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception. () ". Aux termes de l'article L. 112-6 du même code : " Les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications exigées par la règlementation. () ". Et aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ".
3. Il ne résulte pas de l'instruction que la demande préalable d'indemnisation adressée à la commune de La Croix-Valmer par un courrier du 8 mars 2022, réceptionné le 22 mars suivant, a fait l'objet de l'accusé de réception, prévu par l'article L. 112-3 cité au point précédent, mentionnant les voies et délais de recours. Ainsi, les délais de recours fixés par l'article R. 421-1 du code de justice administrative ne sont pas opposables à la requérante. Par suite, la commune de La Croix-Valmer n'est pas fondée à soutenir que la requête est tardive.
4. En second lieu, les termes du second alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative n'impliquent pas que la condition de recevabilité de la requête tenant à l'existence d'une décision de l'administration s'apprécie à la date de son introduction. Cette condition doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l'administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle. Par suite, l'intervention d'une telle décision en cours d'instance régularise la requête, sans qu'il soit nécessaire que le requérant confirme ses conclusions et alors même que l'administration aurait auparavant opposé une fin de non-recevoir fondée sur l'absence de décision.
5. Il résulte de l'instruction que Mme B a, par un courrier du 26 février 2024, réceptionné le 29 février suivant, adressé à la commune de La Croix-Valmer une demande préalable d'indemnisation sur le fondement de la responsabilité pour carence fautive de son maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police. Par suite, la fin de non-recevoir tirée du défaut de liaison du contentieux sur ce fondement de responsabilité doit être écartée.
Sur la responsabilité pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public :
6. D'une part, aux termes de l'article L. 2226-1 du code général des collectivités territoriales : " La gestion des eaux pluviales urbaines correspondant à la collecte, au transport, au stockage et au traitement des eaux pluviales des aires urbaines constitue un service public administratif relevant des communes, dénommé service public de gestion des eaux pluviales urbaines. () ".
7. D'autre part, aux termes de l'article R. 131-1 du code de la voirie routière : " Les profils en long et en travers des routes départementales doivent être établis de manière à permettre l'écoulement des eaux pluviales et l'assainissement de la plate-forme. () ". Aux termes de l'article L.131-2 du même code : " () Les dépenses relatives à la construction, à l'aménagement et à l'entretien des routes départementales sont à la charge du département. ".
8. Il résulte de l'instruction que, le 16 août 2018, la requérante a chuté dans le regard d'eaux pluviales situé en bordure de l'accotement de la route départementale 559, quelques mètres après le panneau signalant l'entrée dans la commune de La Croix-Valmer. Pour rechercher la responsabilité de cette commune et de la communauté de communes du Golfe Saint-Tropez, Mme B soutient que l'ouvrage litigieux est rattaché au service public de gestion des eaux pluviales urbaines. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction, en particulier compte tenu de la configuration des lieux, que le système de gestion des eaux pluviales à ciel ouvert en litige soit rattaché au réseau de stockage et de traitement des eaux pluviales urbaines de la commune. Dans ces conditions, l'ouvrage en litige, qui permet l'assainissement de la chaussée et constitue un accessoire de la route départementale, se rattache au service public de la voirie dont seul le département du Var a la charge. Par suite, la requérante n'est pas fondée à rechercher la responsabilité pour défaut d'entretien normal de la commune de La Croix-Valmer et de la communauté de communes du Golfe Saint-Tropez.
Sur la responsabilité de la commune de La Croix-Valmer pour carence fautive de son maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police :
En ce qui concerne la faute :
9. Aux termes de l'article L. 2212-1 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est chargé () de la police municipale () ". Selon l'article L. 2212-2 du même code : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : / 1° Tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques, ce qui comprend le nettoiement, l'éclairage, () ".
10. Il résulte de l'instruction que le lieu de l'accident est une route en entrée d'agglomération, en zone non urbaine, et dépourvue d'infrastructures particulières, de sorte qu'un éclairage public n'est pas nécessaire. En revanche, il résulte de l'instruction que le regard d'eaux pluviales dans lequel la requérante a chuté empiète sur l'accotement de la route et mesure 60 centimètres sur 60 centimètres avec une profondeur d'un mètre, de sorte qu'il constitue un danger pour l'ensemble des usagers de la voie dont il appartenait au maire de signaler la présence en vertu de ses pouvoirs de police générale qui s'exercent sur l'ensemble du territoire communal. Par suite, la responsabilité pour faute de la commune de La Croix-Valmer est engagée à l'égard de Mme B, sans qu'il soit besoin de se prononcer l'existence d'une faute commise par le maire dans le cadre de ses pouvoirs de police spéciale de la circulation.
En ce qui concerne la faute de la victime :
11. Aux termes de l'article R. 412-35 du code de la route : " Lorsqu'il ne leur est pas possible d'utiliser les emplacements qui leur sont réservés ou en l'absence de ceux-ci, les piétons peuvent emprunter les autres parties de la route en prenant les précautions nécessaires. () ".
12. Ainsi qu'il a été dit aux points précédents, il résulte de l'instruction que Mme B a emprunté à pied, vers 21h30, une portion de l'accotement de la route départementale 559 située en zone non urbaine, de sorte qu'il lui appartenait de prendre les précautions nécessaires pour identifier son environnement. Dans ces conditions, la requérante a commis une imprudence fautive de nature atténuer la responsabilité de la commune de La Croix-Valmer. Il sera fait, dans les circonstances de l'espèce, une juste appréciation des responsabilités respectives de chacun en évaluant à 30 % la part de responsabilité de la commune de La Croix-Valmer et à 70 % celle de la requérante.
En ce qui concerne les préjudices :
13. Aux termes de l'article R. 621-1 du code de justice administrative : " La juridiction peut, soit d'office, soit sur la demande des parties ou de l'une d'elles, ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise sur les points déterminés par sa décision. () ".
14. L'état de l'instruction ne permet pas au tribunal d'apprécier l'étendue des préjudices de Mme B qui présentent un lien direct avec son accident. Dès lors, il y a lieu, avant de statuer sur l'ensemble des préjudices, d'ordonner une expertise médicale et de réserver jusqu'en fin d'instance tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement.
D É C I D E :
Article 1er : La communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez est mise hors de cause.
Article 2 : La responsabilité de la commune de La Croix-Valmer est engagée à hauteur de 30 % à l'égard de Mme B.
Article 3 : Il sera procédé avant dire droit à une expertise médicale en présence de Mme B, de la commune de La Croix-Valmer et de la CPAM de la Haute-Saône.
Article 4 : L'expert aura pour mission :
1°) de se faire communiquer l'ensemble des documents, notamment médicaux, utiles à sa mission, notamment s'agissant du coût des soins médicaux réalisés et de la prise en charge par les organismes de sécurité sociale et les assurances de tout ou partie des frais correspondants ;
2°) d'examiner Mme B, de décrire son état de santé actuel ainsi que ses antécédents médicaux ;
3°) de dire dans quelle mesure l'état de santé actuel de Mme B est imputable à l'accident dont elle a été victime le 16 août 2018 et de fixer la date de consolidation de son état de santé ;
4°) de manière générale, donner toutes précisions et informations utiles permettant au tribunal de se prononcer sur l'importance des préjudices subis par Mme B et notamment :
a) évaluer le taux de déficit fonctionnel temporaire et le taux de déficit fonctionnel permanent ;
b) décrire et évaluer les souffrances physiques et psychiques subies par la victime jusqu'à la date de consolidation ;
c) évaluer les éventuels préjudices esthétique et d'agrément de Mme B résultant directement de l'accident du 16 août 2018 ;
d) indiquer si et dans quelle mesure l'assistance, constante ou occasionnelle, d'une tierce personne a été ou est nécessaire à Mme B pour accomplir les actes de la vie quotidienne ; préciser le volume horaire, la fréquence et le type d'aide nécessaire (médicalisée / non médicalisée), et dire jusqu'à quelle échéance cette aide éventuelle est requise ; préciser le cas échéant si et dans quelle mesure l'adaptation de son domicile et/ou de son véhicule ont été rendus nécessaires par l'accident.
Article 5 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il prêtera serment par écrit devant le greffier en chef du tribunal. L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal dans le délai fixé par la présidente du tribunal dans sa décision le désignant. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 6 : Les frais d'expertise sont réservés pour y être statué en fin d'instance.
Article 7 : Tous droits et moyens des parties, sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement, sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 8 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à la commune de
La Croix-Valmer, à la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez et à la CPAM de la Haute-Saône.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Philippe Harang, président,
M. Zouhaïr Karbal, conseiller,
Mme Mathilde Montalieu, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.
La rapporteure,
Signé
M. MONTALIEU
Le président,
Signé
Ph. HARANG
La greffière,
Signé
F. POUPLY
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026