LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2300903

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2300903

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2300903
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre - Juge Unique

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de M. B contestant son assujettissement à la taxe d'habitation pour l'année 2021. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions tendant à l'annulation de la décision de rejet de la réclamation préalable, celle-ci n'étant pas un acte détachable de la procédure d'imposition. Sur le fond, il a rappelé qu'est redevable de la taxe d'habitation le propriétaire qui, au 1er janvier de l'année d'imposition, se réserve la disposition du bien, même s'il le loue une partie de l'année. La solution retenue s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 mars 2023 et un mémoire enregistré le 27 septembre 2023, M. C B, représenté par le cabinet Prad Avocats agissant par Me Hubler, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision en date du 23 janvier 2023 de l'administration fiscale rejetant sa réclamation ;

2°) de prononcer la décharge de la cotisation de taxe d'habitation à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2021 et le remboursement de ladite imposition y compris les pénalités et intérêts mis à sa charge ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les éventuels dépens.

Il soutient que :

- il a une activité de loueurs de meublés professionnels (LMP) depuis 2008 et dispose de deux biens qu'il loue de manière permanente ;

- alors qu'il bénéficiait jusqu'à présent d'une exemption de taxe d'habitation, l'administration a remis en cause celle-ci sur le bien qu'il possède sur la commune de Hyères ;

- il lui est reproché d'avoir failli à son obligation d'inscription de son activité au registre du commerce de Toulon ;

- en outre, la condition que le loueur en meublé soit professionnel ou non professionnel est sans pertinence pour apprécier la condition de disposition du bien au 1er janvier de l'année d'imposition s'agissant de la taxe d'habitation ;

- il est inconstitutionnel d'obliger un non commerçant de s'inscrire au registre du commerce afin de bénéficier du régime de loueur non professionnel.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 juillet 2023, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Un mémoire enregistré le 1er décembre 2023 pour le directeur départemental des finances publiques du Var n'a pas été communiqué en application des dispositions de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.

Par lettre du 12 septembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur des moyens relevés d'office tirés, d'une part, de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de la décision portant rejet de leur réclamation préalable qui ne constitue pas un acte détachable de la procédure d'imposition et n'est pas susceptible de recours pour excès de pouvoir.

Un mémoire a été enregistré le 18 septembre 2024 pour les requérants en réponse à cette lettre d'information.

La présidente du tribunal a désigné M. Hamon en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges relevant de cet article.

Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Hamon a été entendu au cours de l'audience publique du

23 septembre 2024 lors de laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, propriétaire d'un bien situé 51 allée Prince A sur la commune de Hyères, a été assujetti à la taxe d'habitation au titre de l'année 2021 pour un montant de 3 937 euros. Ses réclamations ayant été rejetées par l'administration fiscale, le requérant demande au tribunal de prononcer la décharge de cette imposition.

Sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision de rejet de la réclamation préalable

2. Les décisions par lesquelles l'administration fiscale statue sur les réclamations contentieuses des contribuables ne constituent pas des actes détachables de la procédure d'imposition qui ne peut être contestée qu'à l'appui d'une demande tendant à la décharge ou à la réduction des impositions correspondantes. Ainsi les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision du 23 janvier 2023 par laquelle l'administration fiscale a statué sur la réclamation de la société requérante sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions à fin de décharge

3. Aux termes de l'article 1407 du code général des impôts : " I. La taxe d'habitation est due : 1º Pour tous les locaux meublés affectés à l'habitation () ". Selon les termes de l'article 1408 du même code : " I. - La taxe est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux imposables. () ". Aux termes de l'article 1415 de ce code : " La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d'habitation sont établies pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année de l'imposition ".

4. Il résulte de ces dispositions, qu'est redevable de la taxe d'habitation le propriétaire d'un local imposable qui peut être regardé, au 1er janvier de l'année d'imposition, comme entendant s'en réserver la disposition ou la jouissance une partie de l'année. Tel est le cas s'il l'occupe ou le fait occuper gracieusement une partie de l'année, sans qu'y fassent obstacle les circonstances que ce local meublé serait mis en location pendant l'autre partie de l'année et que ce propriétaire disposerait d'une autre habitation ou qu'il donnerait directement le bien en location sans passer par un intermédiaire. Par ailleurs, un propriétaire qui a loué un logement meublé plusieurs mois pendant l'année, au titre de laquelle l'imposition est due, est redevable de la taxe d'habitation au titre de cette année, dès lors qu'au 1er janvier il n'avait donné aucun mandat à une agence pour mettre l'appartement en location, il doit donc être regardé comme s'en réservant la disposition en dehors des périodes de location saisonnière.

5. Si l'administration a considéré, dans sa décision de rejet du 23 janvier 2023, que son activité de loueur pour son bien situé au 51 allée Prince A à Hyères n'avait pas été enregistrée au registre des commerces et des sociétés de Toulon, elle substitue à ce motif la circonstance que le requérant ne démontre pas qu'il ne s'est pas réservé la disposition de son bien sur la période d'imposition litigieuse. En l'espèce, cette substitution de motif ne prive la requérante d'aucune garantie de procédure.

6. Il résulte de l'instruction que M. B est propriétaire d'un bien situé sur la commune de Hyères qu'il loue pendant une partie de l'année dans le cadre d'une activité professionnelle de location de meublé. Si le requérant se prévaut d'un contrat de gestion avec la société Interhome qu'il a conclu le 26 juillet 2018, ce document n'apporte aucune information sur la durée du contrat signé. Il ne peut donc être tenu pour établi que ce contrat de gestion concerne l'année de l'imposition litigieuse. La circonstance que, dans ce courrier, il soit mentionné que la maison serait ouverte à la location toute l'année n'est pas de ce fait, de nature à démontrer que l'imposition en litige serait irrégulière. Par ailleurs, si l'intéressé produit à l'instance un calendrier de location issu d'un site de location par internet " Abritel HomeAway " pour l'année 2021 pour une maison dénommée " Carpe Diem " située au 51 allée Prince A, la commune de résidence de ce bien n'est cependant pas précisée. En outre, au terme du contrat de location conclu avec la société Interhome, la maison a été désignée comme s'appelant " Les Cystes, résidence Les Cystes " et non " Carpe Diem ". Compte tenu de ces éléments et en l'absence de mandat à une agence pour mettre le bien litigieux en location à compter du 1er janvier 2021, M. B peut donc être regardé, à cette même date, comme ayant entendu se réserver la disposition du bien en litige en dehors des périodes de location saisonnière. Ce motif suffit à lui seul à justifier l'imposition en litige, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête tirés de l'inconstitutionnalité de l'obligation d'un non commerçant de s'inscrire au registre du commerce et des sociétés afin de bénéficier du régime de loueur non professionnel et de l'absence de pertinence de la condition que le loueur en meublé soit professionnel ou non professionnel pour apprécier la condition de disposition du bien au 1er janvier de l'année d'imposition. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a imposé le requérant à la taxe d'habitation au titre de l'année 2021 à raison du bien litigieux situé sur la commune d'Hyères. Il suit de là que M. B n'est pas fondé à demander la décharge de la cotisation de taxe d'habitation à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2021 et le remboursement de ladite imposition y compris les pénalités et intérêts mis à sa charge.

7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions du requérant tendant à la décharge de l'imposition litigieuse doivent être rejetées, ensemble celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au directeur départemental des finances publiques du Var.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.

Le magistrat désigné,

Signé

L. HAMON

La greffière,

Signé

G. GUTH

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Et par délégation,

La greffière.

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions