mercredi 28 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2301188 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | PHELIP & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante : Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 avril 2023 et 8 octobre 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal de condamner le département du Var à lui verser la somme de 6 992,20 euros, en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis, en raison des dégâts subis par son véhicule le 18 août 2022. Il soutient que : - la responsabilité du département du Var est engagée sur le fondement du défaut d'entretien normal de l'ouvrage public ; - ses préjudices financier et moral, causés par ce sinistre, doivent être réparés. Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mai 2023, le département du Var, représenté par Me Phelip, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. B, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la requête est irrecevable, en l'absence de conclusions chiffrées ; - les moyens de la requête ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Hélayel, conseiller, - les conclusions de M. Kiecken, rapporteur public. Considérant ce qui suit : 1. Le 18 août 2022, aux alentours de 21h30, M. B circulait sur la route départementale 554, sur le territoire de la commune de Solliès-Toucas. En raison d'une inondation de la chaussée, son véhicule s'est immobilisé puis a cessé de fonctionner, entraînant l'intervention des services de gendarmerie. Par un courrier du 19 janvier 2023, le département du Var a rejeté la demande formulée par l'assureur de M. B. Le recours gracieux de ce dernier a également été rejeté, le 14 mars 2023. 2. La responsabilité du maître de l'ouvrage public est engagée en cas de dommages causés aux usagers par cet ouvrage dès lors que la preuve de l'entretien normal de celui-ci n'est pas apportée, sans que le maître de l'ouvrage puisse invoquer le fait d'un tiers pour s'exonérer de tout ou partie de cette responsabilité. 3. En l'espèce, M. B soutient que l'inondation de la chaussée, à l'origine de son dommage est due à une mauvaise évacuation des eaux pluviales, en raison d'un défaut d'entretien des caniveaux bordant la route départementale, lesquels étaient remplis de branches d'arbres et de déchets. 4. Il résulte de l'instruction que l'accident subi par M. B est dû à un violent orage, le département du Var ayant été, à cette date, placé en vigilance orange et que les cunettes bordant la route départementale en cause avaient été nettoyées le 25 avril 2022, soit peu de temps avant l'accident, et postérieurement, les 22 septembre et 3 novembre 2022. Or, le département ne peut être tenu de prévenir, totalement et en tous lieux, les risques d'accidents liés à l'accumulation d'eau dès son apparition. En outre, le jour même du dommage subi par M. B, une patrouille est passée sur la route départementale en cause, l'agent ayant bien circulé au niveau du point kilométrique du lieu de l'accident. Dans ces conditions, et alors que les trois photographies versées au dossier par le requérant apparaissent comme insuffisamment probantes, le département du Var apporte la preuve de l'entretien normal de la route départementale en cause. La circonstance que des travaux aient été entrepris postérieurement sur ce tronçon de la route ne saurait, à elle seule, révéler un tel défaut d'entretien. Par suite, la responsabilité du département du Var n'est pas engagée à l'égard de M. B. 5. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que la requête doit être rejetée. 6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B une somme de 1 200 euros, au titre des frais exposés par le département du Var et non compris dans les dépens. D É C I D E :Article 1er : La requête de M. B est rejetée.Article 2 : M. B versera au département du Var une somme de 1 200 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au département du Var.Délibéré après l'audience du 7 mai 2025, à laquelle siégeaient :M. Philippe Harang, président, M. Zouhaïr Karbal, conseiller,M. David Hélayel, conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mai 2025. Le rapporteur,SignéD. HELAYEL Le président, Signé Ph. HARANGLa greffière,SignéF. POUPLYLa République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,La greffière.2N° 2301188
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026