mercredi 19 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2301580 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Aide sociale |
| Avocat requérant | GONZALEZ-LOPEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 mai 2023, Mme C A épouse B, représentée par Me Gonzales-Lopez, doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler les décisions en date du 7 mars 2023 par lesquelles le directeur de la caisse d'allocations familiales du Var a rejeté sa contestation relative à des indus d'allocation de logement à caractère familial, d'aide exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2021.
Elle soutient que :
- la CAF du Var a commis une erreur en considérant que son époux avait des revenus alors qu'il n'en a aucun et qu'il n'a pas de titre de séjour ;
- il ne peut donc lui être reproché d'avoir perçu des indus.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mars 2024, le département du Var fait valoir qu'il n'est pas compétent sur certains des indus contestés et appelle en la cause la caisse d'allocations familiales du Var.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2024, le directeur de la caisse d'allocations familiales du Var conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que la requête de Mme A épouse B déposée le 22 mai 2023 est tardive en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Par une décision en date du 29 août 2023, le tribunal judiciaire de Toulon a accordé l'aide juridictionnelle totale à Mme A épouse B.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Hamon, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges relevant de cet article.
Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Hamon, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique du 27 janvier 2025 lors de laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après appel de la présente affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par des décisions en date du 7 mars 2023, le directeur de la caisse d'allocations familiales du Var a rejeté les contestations déposées par Mme A épouse B relatives aux indus d'allocation de logement à caractère familial, d'aide exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2021. Par la présente requête, l'intéressée doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler ces décisions.
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ".
3. La caisse d'allocations familiales du Var fait valoir en défense que la requête de Mme A épouse B déposée le 22 mai 2023 est tardive en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, dés lors que les décisions attaquées lui ont été notifiées le 15 mars 2023. A cet effet, la CAF du Var produit la copie des avis de réception des décisions contestées adressées au domicile de la requérante et dont il ressort qu'elles ont été distribuées à l'intéressée le 15 mars 2023, les dits avis de réception comportant une signature validant leur distribution. La requérante qui a eu communication du mémoire en défense de la CAF du Var enregistré le 5 avril 2024 aux greffes du tribunal, ne conteste pas la réception des décisions en litige le 15 mars 2023. Conformément aux dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, Mme A épouse B disposait d'un délai de deux mois à compter de la réception desdites décisions pour les contester devant le tribunal de céans, soit jusqu'au 16 mai 2023. Il suit de là que la requête de Mme A épouse B enregistrée au greffe du tribunal le 22 mai 2023 est tardive et doit, par voie de conséquence, être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A épouse B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A épouse B et au département du Var.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 février 2025.
Le magistrat désigné,
signé
L. HAMON
La greffière,
signé
G. BODIGER
La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026