mardi 7 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2301987 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | PIERSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 juin 2023 et 2 août 2023, Mme A B, représentée par Me Huertas, demande au juge des référés :
1°) de condamner la Ville de Fréjus et la compagnie d'assurances Paris nord assurances services (PNAS) à lui verser une provision de 10 000 euros en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative ;
2°) de mettre à la charge de la Ville de Fréjus et de la compagnie d'assurances PNAS une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
-elle marchait sur le platelage en bois situé sur la voie publique menant au restaurant " Le Cabanon " lorsque celui-ci a cédé sous son poids, entrainant sa chute
- sa chute résulte d'un défaut d'entretien de la voie publique par la commune ce qui engage sa responsabilité
- le défaut d'entretien de la voie publique est absolu ;
- elle n'a commis aucune faute.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 13 juillet 2023, la commune de Fréjus et la compagnie d'assurances PNAS représentées par Me Pierson, concluent au rejet de la requête à titre principal et, en tout état de cause, à la condamnation de la requérante à leur verser la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que d'une part, la matérialité des faits n'est pas établie et que, d'autre part, la compagnie d'assurances PNAS n'est pas l'assureur de la commune de Fréjus.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande de provision :
1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ".
2. Par une requête enregistrée le 23 juin 2023 sous le n° 2302019, Mme A B a sollicité une mesure d'expertise. Cette mesure d'expertise a précisément pour but d'apporter tous éléments utiles pour apprécier l'existence et l'étendue des préjudices subis par la requérante. A ce titre, la créance dont se prévaut la requérante à l'encontre de la commune de Fréjus et son éventuel assureur, ne peut être qualifiée d'obligation non sérieusement contestable au sens des dispositions précitées de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Ainsi, les conclusions aux fins de condamnation au versement d'une provision présentée, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
4. Il n'y a pas lieu, dans la présente instance de référé, de faire droit aux conclusions des parties présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Fréjus et la compagnie d'assurances PNAS sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à la Caisse primaire d'assurance maladie des Alpes-Maritimes, à la commune de Fréjus et à la Compagnie d'assurances Paris nord assurances services.
Fait à Toulon, le 7 mai 2024.
Le juge des référés,
Signé
Ph. C
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026