jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2302878 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ITINERAIRES AVOCATS CADOZ - LACROIX - REY - VERNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 septembre 2023, ainsi que des mémoires complémentaires enregistrés respectivement les 11 septembre 2023, 18 septembre 2023, 10 octobre 2023, 11 octobre 2023, 12 octobre 2023, 18 octobre 2023, 22 octobre 2023, 27 octobre 2023, 27 novembre 2023 et 7 décembre 2023, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 5 septembre 2023 par laquelle le centre communal d'action sociale (CCAS) de Fréjus n'a pas fait droit à sa demande d'élection de domicile ;
2°) de condamner le CCAS à lui verser des dommages et intérêts à hauteur de 2 000 euros en réparation de son " préjudice moral et administratif " à raison de deux mois sans domiciliation ;
3°) d'annuler la décision de rejet de la commission de médiation DALO du Var du 6 avril 2023 et de prononcer une injonction de relogement ;
4°) d'annuler les décisions par lesquelles la caisse d'allocations familiales du Var lui a notifié un trop perçu de revenu de solidarité active d'un montant de 1 832,76 euros et de prime d'activité d'un montant de 526,52 euros.
Elle soutient que :
- le refus d'élection de domicile ne repose sur aucun motif légalement justifié dès lors qu'elle remplit toutes les conditions requises pour se voir délivrer une attestation d'élection de domicile au sein du CCAS de Fréjus ;
- le préfet devra revoir sa décision relative au relogement de la famille au vu de la situation chaotique de cette dernière due aux défaillances de ses services ; sa demande de relogement doit être reconnue prioritaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 novembre 2023, le centre communal d'action sociale de Fréjus, représenté par la Selarl Itinéraires avocats Cadoz-Lacroix-Rey-Verne agissant par Me Cadoz, conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre le refus de domiciliation et, à titre subsidiaire, au rejet des conclusions indemnitaires.
Il fait valoir que :
- à titre principal, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de Mme B dirigées contre le refus de domiciliation dès lors que l'attestation d'élection de domicile lui a été délivrée le 3 octobre 2023 ;
- à titre subsidiaire, les conclusions indemnitaires sont irrecevables en l'absence de demande préalable et, en tout état de cause, infondées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. A titre liminaire, dans ses mémoires enregistrés les 10 octobre 2023 et 18 octobre 2023, Mme B présente, d'une part, des conclusions tendant à l'annulation des décisions par lesquelles la caisse d'allocations familiales du Var lui a notifié un trop perçu de revenu de solidarité active d'un montant de 1 832,76 euros et de prime d'activité d'un montant de 526,52 euros et, d'autre part, des conclusions tendant à la contestation de la décision défavorable de la commission de médiation DALO du Var du 6 avril 2023 et au prononcé d'une injonction de relogement. Toutefois, ces conclusions, qui portent sur des litiges distincts, ont en réalité été présentées dans des requêtes enregistrées respectivement au greffe du tribunal administratif, le 10 octobre 2023 sous le n° 2303335, laquelle a été rejetée par une ordonnance du 18 juillet 2024 et le 13 avril 2023 sous le n° 2301089, laquelle s'est conclue par un non-lieu à statuer dès lors que, par une décision du 2 novembre 2023, la commission de médiation DALO du Var a reconnu le caractère prioritaire et urgent du relogement de la requérante. Ainsi, la présente requête doit être regardée comme uniquement dirigée contre la décision du 5 septembre 2023 par laquelle le centre communal d'action sociale (CCAS) de Fréjus a refusé sa demande d'élection de domicile et comportant des conclusions indemnitaires à raison du retard pris pour accepter sa demande d'élection de domicile.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu à statuer sur une requête ; () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 5 septembre 2023 portant refus de demande d'élection de domicile :
3. Par une décision du 3 octobre 2023, postérieure à l'introduction de la présente requête, le CCAS de Fréjus a fait droit à la demande d'élection de domicile présentée par Mme B, qui a produit elle-même à l'instance cette décision le 4 octobre suivant. Le CCAS lui a également délivré une attestation d'élection de domicile d'une durée de validité d'un an. Par suite, Mme B ayant obtenu entière satisfaction, ainsi que le défendeur le fait valoir, les conclusions à fin d'annulation y afférentes sont, dans les circonstances de l'espèce, devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions indemnitaires :
4. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ".
5. Il ne résulte pas de l'instruction que Mme B aurait adressé une demande préalable au CCAS de Fréjus tendant à l'octroi d'une indemnité réparant le " préjudice moral et administratif " à raison de deux mois sans domiciliation qu'elle soutient avoir subi, laquelle demande est seule propre à lier le contentieux devant le juge administratif conformément aux dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative précitées. Dans ces conditions, il convient d'accueillir la fin de non-recevoir opposée en défense par le CCAS et de rejeter les conclusions indemnitaires présentées par la requérante comme irrecevables en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la décision du 5 septembre 2023 par laquelle le centre communal d'action sociale (CCAS) de Fréjus a refusé la demande d'élection de domicile présentée par Mme B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au centre communal d'action sociale de Fréjus.
Copie, pour information, en sera adressée au département du Var, à la caisse d'allocations familiales du Var et au préfet du Var.
Fait à Toulon, le 18 juillet 2024.
La présidente de la 4ème chambre,
Signé
M. C
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026