LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2400678

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2400678

jeudi 5 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2400678
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté l'opposition de M. A contre une contrainte émise par la CAF du Var pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 5 838,31 euros. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant étaient sans incidence sur la régularité et le bien-fondé de la contrainte, et que sa requête n'était pas suffisamment motivée malgré une demande de régularisation. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 février 2024, M. B A doit être regardé comme formant opposition à la contrainte émise le 27 septembre 2023 par le directeur de la caisse d'allocations familiales (CAF) du Var en vue du recouvrement d'un indu de prime d'activité, référencé IM2 002, d'un montant de 5 838,31 euros au titre de la période du 1er juillet 2019 au 30 juin 2022.

Il soutient que :

- il a apporté tous les justificatifs nécessaires sur la nature des revenus perçus ainsi que les entrées et sorties de sommes d'argent sur son compte bancaire, de sorte qu'il ne peut lui être reproché d'avoir fraudé ;

- par les documents qu'il apporte, il établit qu'il avait droit à la prime d'activité sur la période concernée ;

- il a demandé la réalisation d'un nouveau contrôle ;

- l'avis de passage du contrôleur de la CAF du Var a été établi au nom de " A Nicolas ".

Par un courrier du 27 février 2024, réceptionné le 1er mars suivant, le tribunal a invité l'auteur de la requête à régulariser celle-ci dans un délai de quinze jours, en lui adressant un inventaire détaillé des pièces jointes.

Par un courrier du 2 mai 2024, réceptionné le 14 mai suivant, le tribunal a invité l'auteur de la requête à régulariser celle-ci dans un délai de quinze jours, en lui adressant le formulaire prévu par l'article R. 772-7 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. L'article R. 772-5 du code de justice administrative dispose que : " Sont présentées, instruites et jugées selon les dispositions du présent code, sous réserve des dispositions du présent chapitre, les requêtes relatives aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi, sans préjudice des dispositions du chapitre VIII s'agissant du contentieux du droit au logement défini à l'article R.778-1 ". Aux termes de l'article R. 772-6 de ce code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou insuffisance de motivation () qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est invité à régulariser sa requête dans un délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ". Et aux termes de l'article R. 772-7 du même code : " Les dispositions de l'article R. 772-6 ne sont pas applicables lorsque la requête a été introduite par un avocat ou a été présentée sur un formulaire mis à la disposition des requérants par la juridiction administrative qui contient l'ensemble des informations mentionnées au premier alinéa de cet article ".

3. L'article R. 412-2 du code de justice administrative prévoit en outre que : " Lorsque les parties joignent des pièces à l'appui de leurs requêtes et mémoires, elles en établissent simultanément un inventaire détaillé. Sauf lorsque leur nombre, leur volume ou leurs caractéristiques y font obstacle, ces pièces sont accompagnées d'une copie. Ces obligations sont prescrites aux parties sous peine de voir leurs pièces écartées des débats après invitation à régulariser non suivie d'effet. / L'inventaire détaillé présente, de manière exhaustive, les pièces par un intitulé comprenant, pour chacune d'elles, un numéro dans un ordre continu et croissant ainsi qu'un libellé suffisamment explicite ".

4. Pour former opposition à la contrainte en litige, M. A se borne à soutenir qu'il a apporté tous les justificatifs nécessaires sur la nature des revenus perçus ainsi que les entrées et sorties de sommes d'argent sur son compte bancaire, de sorte qu'il ne peut lui être reproché d'avoir fraudé, qu'il a demandé la réalisation d'un nouveau contrôle et que l'avis de passage du contrôleur de la CAF du Var a été établi au nom de " A Nicolas ". Toutefois, de tels moyens sont sans incidence sur la régularité et le bien-fondé de la contrainte en litige. Par ailleurs, si le requérant estime que, par les documents qu'il apporte, il établit qu'il avait droit à la prime d'activité sur la période concernée, il n'explicite aucunement ce moyen qui est assorti de pièces jointes à sa requête, dont l'inventaire n'était pas présenté conformément aux dispositions citées au point 3. L'intéressé a été invité à régulariser sa requête par un courrier du 2 mai 2024, réceptionné le 14 mai suivant, en vue de préciser les motifs de sa demande et qui l'informait de la nécessité, sous peine de voir son recours rejeté par une décision du juge sans convocation à une audience, de soumettre à ce dernier une argumentation destinée à établir que la décision contestée avait méconnu ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. Le requérant n'a toutefois pas complété sa requête. Il n'a pas davantage régularisé les pièces jointes à sa requête, par la production de l'inventaire requis sous peine de voir ses pièces écartées du débat, alors qu'il y avait été invité par courrier réceptionné le 1er mars 2024. Le requérant n'ayant pas procédé à cette régularisation, il en résulte que le moyen tiré de ce qu'il avait droit à la prime d'activité sur la période en litige n'est assorti d'aucun justificatif permettant d'en apprécier le bien-fondé.

5. Par suite, la présente requête, qui ne comporte que des moyens inopérants et un moyen qui n'est manifestement pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, doit être rejetée en application des dispositions précitées au point 1, du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Toulon, le 5 décembre 2024.

La présidente de la 4ème chambre,

Signé

M. C

La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Et par délégation,

La greffière.

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions