Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2400785
vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2400785 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 mars 2024, M. A E, représenté par
Me Zerrouki, demande au Tribunal :
1°) de l'admettre à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'ordonner le sursis à statuer de la requête jusqu'à ce que l'expert judiciaire désigné par la cour d'appel d'Aix-en-Provence se soit prononcé sur la paternité de M. E à l'égard de F E ;
3°) d'annuler l'arrêté du 6 mars 2024 par lequel le préfet du Var l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans, a fixé le pays de renvoi en Tunisie ;
4°) d'enjoindre au préfet du Var de réexaminer sa situation au titre de la législation relative au séjour des étrangers en France dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
5°) d'enjoindre au préfet du Var de procéder, dès la notification de la présente décision, et sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, à l'effacement du signalement de M. E aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat, sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, la somme de 1 500 euros, à verser à Me Zerrouki, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la compétence de l'auteur de l'arrêté en litige n'est pas établie ; il n'est pas établi par les pièces du dossier qu'un arrêté préfectoral régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture a donné délégation à M. C H, le signataire de l'acte ;
- il y a lieu de surseoir à statuer sur la requête car une action judiciaire est en cours devant la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence pour reconnaître la paternité de M. F E ; une expertise en reconnaissance de paternité a été ordonnée le 30 janvier 2024 par un arrêt de la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence ; cette expertise déterminera si M. E est le père de l'enfant F E ;
- M. E est le père de l'enfant F E et il subvient aux besoins de celui-ci ; la paternité de M. E est établie au vu des pièces qu'il a communiquées ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article
10-1 c) de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation à l'aune des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- est disproportionnée et entachée d'erreur manifeste d'appréciation à l'aune des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il doit être regardé comme résidant en France depuis l'année 2015 et il ne constitue aucune menace pour l'ordre public, dès lors qu'il n'a jamais fait l'objet d'une condamnation pénale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mai 2024, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés dans la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du 4 juin 2024 près le tribunal judiciaire de Toulon accordant l'aide juridictionnelle totale à M. E.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 28 mai 2024, le rapport de M. Bailleux, rapporteur.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant de nationalité tunisienne, né le 6 février 1991 à Kelibia, a bénéficié d'une carte de séjour temporaire " vie privée et familiale " valable du 10 février 2020 au 9 février 2021 dont il a sollicité le renouvellement le 17 décembre 2020. Par un arrêté du
30 mars 2022, le préfet du Var a refusé de lui renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de renvoi, et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Le tribunal administratif de Toulon a, par un jugement n° 2202387 du 1er décembre 2022, confirmé par la cour Administrative d'Appel de Marseille par un arrêt n° 23MA00962 du 14 juin 2024, rejeté le recours de M. E à l'encontre de cette première décision. Par un arrêté du 6 mars 2024, le préfet du Var a pris à l'encontre de M. E, un arrêté l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans, a fixé le pays de renvoi en Tunisie et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Sur les conclusions tendant au prononcé d'un sursis à statuer :
3. Il résulte de l'instruction que, par un jugement du 10 décembre 2021, le tribunal judiciaire de G a annulé la reconnaissance de paternité effectuée le 23 mars 2018 par M. E. L'intéressé a interjeté appel devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, qui a ordonné, le 30 janvier 2024, la réalisation d'une expertise génétique aux fins d'établir l'existence d'un lien de filiation avec l'enfant F. S'il n'est pas contesté que le requérant a fait appel devant la Cour administrative de Marseille du jugement rendu par le tribunal de Toulon le 1er décembre 2022, la simple circonstance qu'une expertise biologique ait été demandée par le requérant et que la cour administrative de Marseille ait demandé des renseignements sur l'état de la procédure devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence ne fait pas obstacle, en l'état des pièces du dossier, à ce que le juge administratif statue sur le présent litige, la décision en litige ne se fondant pas directement sur la paternité ou l'absence de paternité de M. E. Par suite, il n'y a pas lieu de surseoir à statuer sur la présente requête.
Sur les conclusions tendant à admettre le requérant à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
4. M. E ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, par une décision du 4 juin 2024, il n'y a pas lieu de faire droit à ses conclusions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
4. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté n°2023/47/MCI du 21 août 2023, qui figure aux visas de la décision attaquée, et dont il ressort des mentions de cet arrêté, ainsi que de la vérification du recueil des actes administratifs de la préfecture, qu'il a été régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n°156 du 21 août 2023, le préfet du Var a donné délégation à M. Lucien Giudicelli, secrétaire général de la préfecture du Var, à l'effet de signer tous actes, décisions, recours juridictionnels, saisines juridictionnelles, notamment en matière de police des étrangers. En conséquence, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
S'agissant de l'arrêté attaqué dans son ensemble :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 10-1 c) de l'accord franco-tunisien : " 1. Un titre de séjour d'une durée de dix ans, ouvrant droit à l'exercice d'une activité professionnelle, est délivré de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour sur le territoire français : () c) Au ressortissant tunisien qui est père ou mère d'un enfant français résidant en France, à la condition qu'il exerce, même partiellement, l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins ".
6. Il ressort des pièces du dossier que, par un jugement du 10 décembre 2021, le tribunal judiciaire de G a annulé la reconnaissance de paternité effectuée le 23 mars 2018 par M. E à l'égard de F E B en considérant qu'elle " ne peut qu'avoir été effectuée en fraude à la loi en ce qui concerne tant Mme D B que M. A E [qui] avaient connaissance de ce que F n'était pas l'enfant de M. A E ". M. E, soutenant qu'il est le père biologique de F, fait valoir une ordonnance de la cour d'appel d'Aix-en-Provence du 30 janvier 2024 ordonnant la réalisation d'une expertise dans un délai de quatre mois. Toutefois, il ressort directement de la lecture de l'arrêté en litige que le préfet du Var ne s'est pas fondé sur les stipulations de l'article 10-1 c) de l'accord franco-tunisien pour prendre son arrêté. Ainsi, le requérant ne peut utilement invoquer la méconnaissance de ces stipulations de l'accord franco-tunisien et le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté comme étant inopérant.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. M. E allègue être entré sur le territoire français en 2015, et se prévaut de la présence sur le territoire français de son fils, l'enfant F E B. Toutefois, le requérant déclare lui-même être entré irrégulièrement en France en 2015, et il n'est pas en mesure de justifier sa résidence habituelle depuis son entrée en France, ni ne fournit aucun justificatif d'une expérience professionnelle antérieure. Par ailleurs, s'il fait valoir son lien affectif avec l'enfant F, et s'il se prévaut de sa volonté d'exercice de son droit d'hébergement envers ce dernier et d'intégration, ces seuls éléments ne suffisent pas à démontrer qu'il aurait en France le centre de sa vie privée et familiale, dès lors qu'il a vécu l'essentiel de son existence dans son pays d'origine où résident, selon l'arrêté litigieux, l'ensemble des membres de sa famille. En outre, il ne justifie pas davantage d'une insertion sociale et professionnelle réelle sur le territoire français. Par ailleurs, deux jugements du tribunal pour enfants de G des 10 septembre 2020 et 17 décembre 2020 font respectivement état de la condamnation de M. E pour violences et de ce que la mère ne souhaite pas lui laisser l'enfant au regard de sa consommation d'alcool. Dans ces conditions, M. E n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise et aurait ainsi méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant de la décision d'obligation de quitter le territoire français :
9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Selon l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. E s'est vu refuser le renouvellement de son titre de séjour par l'arrêté préfectoral du 30 mars 2022 et entrait dans les cas prévus aux 4° et 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans lequel le risque de soustraction à une mesure d'éloignement peut être regardé comme établi. En outre, il n'est pas en mesure de présenter de garanties de représentation suffisantes et n'établit pas disposer d'une résidence effective et permanente au sens du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'intéressé ne fait pas état, hormis son lien de filiation avec l'enfant F B, qui au demeurant n'est pas établi de manière certaine en l'état actuel des faits, ainsi qu'il a été dit précédemment, de circonstances particulières de nature à faire regarder le risque de soustraction à la mesure d'éloignement comme non établi. Par suite, l'autorité préfectorale a légalement pu refuser d'accorder à M. E un délai de départ volontaire en application des dispositions précitées du 2° et 3° de l'article L. 612-2, et du 5°, 6° et 8° de l'article L. 612-3 précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : "'Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Selon l'article L. 612-10 du même code : "'Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
12. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
13. D'une part, M. E a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français qui n'était assortie d'aucun délai de départ volontaire. Il ne se prévaut d'aucune circonstance humanitaire faisant obstacle au prononcé d'une décision d'interdiction de retour sur le territoire français. D'autre part, il résulte des termes de l'arrêté en litige que, pour fixer à trois ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, le préfet s'est fondé sur la circonstance que M. E ne justifiait pas de sa présence habituelle sur le territoire français depuis 2015, de ce qu'il ne justifiait pas plus de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de ce qu'il n'établissait pas être dépourvu d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine, où il a vécu la majeure partie de sa vie et de ce qu'il n'avait pas exécuté la précédente mesure d'éloignement édictée à son encontre le 30 mars 2022. Si l'arrêté contesté ne mentionne pas que M. E représente une menace pour l'ordre public, il ressort toutefois des pièces du dossier, et notamment de la base de données du fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), produite à l'instance par le préfet du Var, que M. E est défavorablement connu des services de police pour des faits de conduite avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance le 20 janvier 2020 et de violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité et agression sexuelle imposée à un mineur de 15 ans, en date du 11/11/2018. Dès lors, c'est sans commettre d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation que le préfet, qui a apprécié la durée de présence de l'intéressé sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France et l'existence d'une précédente mesure d'éloignement au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fixé la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français à trois ans.
14. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. E doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
DECIDE
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A E et au préfet du Var.
Délibéré après l'audience du 28 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Privat, président,
M. Bailleux, premier conseiller,
Mme Le Gars, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2024.
Le rapporteur,
Signé :
F. BAILLEUX
Le président,
Signé :
J.-M. PRIVAT La greffière,
Signé :
K. BAILET
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.00
Décisions similaires
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600300
01/10/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2612179
01/10/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2604311
01/10/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603832
01/10/2026