LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2400948

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2400948

mardi 10 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2400948
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un courrier du maire de Six-Fours-les-Plages relatif à son absence de promotion et demandait des indemnités pour préjudice et harcèlement moral. Le tribunal a jugé que ce courrier constituait une simple lettre d’information ne faisant pas grief, rendant irrecevables les conclusions en annulation. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées pour irrecevabilité, faute pour la requérante d’avoir produit la demande préalable obligatoire malgré une demande de régularisation. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 mars 2024, Mme B A, représentée par Me Dezeuze, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision en date du 26 février 2024 par laquelle le maire de la commune de Six-Fours-les-Plages confirme qu'elle n'a pas été nommée dans le grade d'adjoint administratif principal de 2ème classe au titre des promotions de l'année 2024 ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de Six-Fours-Les-Plages de la promouvoir au grade d'adjoint administratif principal de 2ème classe, avec effet rétroactif au 7 janvier 2010, et ce, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;

3°) de condamner la commune de Six-Fours-Les-Plages à la somme de 25 200 euros au titre des dommages et intérêts, en réparation du préjudice économique qu'elle a subi en raison de son absence de promotion légitime, constitutive d'une discrimination professionnelle ;

4°) de juger que le maire de la commune de Six-Fours-Les-Plages s'est livré à des humiliations brimades, moqueries, pressions psychologiques, intimidations et autres menaces, constitutives de harcèlement moral, sur sa personne ;

5°) de condamner la commune de Six-Fours-Les-Plages à la somme de 30 000 euros au titre de dommages et intérêts, en réparation du préjudice moral qu'elle a subi en raison de son harcèlement moral ;

6°) de mettre à la charge de la commune de Six-Fours-Les-Plages la somme de 3 600 euros au titre de dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;

7°) de mettre à la charge de la commune de Six-Fours-Les-Plages les entiers dépens.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. () ". Aux termes de l'article R.421-1 du même code : " () Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. ".

3. D'une part, le courrier en date du 26 février 2024 du maire de la commune de Six-Fours-Les-Plages, qui se borne à répondre aux interrogations de Mme A concernant sa situation administrative et des modalités d'inscription sur le tableau d'avancement pour les agents de catégorie C, n'a pas pour objet de refuser une promotion au grade supérieur. Ainsi, le courrier litigieux n'est qu'une simple lettre d'information qui ne fait pas grief à Mme A et ne constitue pas, par conséquent, une décision administrative, au sens de l'article R.421-1 du code de justice administrative, susceptible de faire l'objet d'un recours en excès de pouvoir. Par suite, les conclusions de la requête de Mme A dirigées contre ce courrier du 26 février 2024 sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées en application des dispositions du 4° de l'article R.222-1 du code de justice administrative.

4. D'autre part, par courrier du 8 avril 2024, lu le jour même, le greffe du tribunal a invité la requérante à produire, dans le délai de quinze jours, conformément aux dispositions de l'article R.612-1 du code précité, la demande indemnitaire préalable adressée à l'administration ou la décision rejetant cette demande. En dépit de cette demande de régularisation, Mme A n'a pas adressé au tribunal la preuve de dépôt de sa demande indemnitaire préalable dans le délai imparti. Dès lors, les conclusions indemnitaires de la requête, qui ne répondent pas aux exigences, rappelées ci-dessus au point 2, des articles R.412-1 et R.421-1 du code de justice administrative, sont entachées d'irrecevabilité manifeste et doivent être rejetées en application des dispositions précitées du 4° de l'article R.222-1 du même code.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Copie en sera adressée pour information à la commune de Six-Fours-les-Plages.

Fait à Toulon, le 10 septembre 2024.

Le président,

signé

JF. SAUTON

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Le greffier.

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions