Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2401865

jeudi 5 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2401865
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté comme irrecevable la requête de M. A B, qui contestait une décision du 12 avril 2024 imposant un contrôle administratif à son fils majeur C et lui interdisant de quitter Toulon. Le juge a estimé que M. B ne justifiait pas d’un intérêt à agir pour le compte de son fils, seul destinataire de la mesure. La solution retenue s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 juin 2024, M. A B demande l'annulation de la décision du 12 avril 2024 imposant à son fils C un contrôle administratif et lui interdisant de se déplacer en dehors du territoire de Toulon.

Par un mémoire enregistré le 2 juillet 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête en opposant, à titre principal, son irrecevabilité en raison du défaut de qualité à agir du requérant.

Vu le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4' Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () "

2. Par la présente requête, M. B demande au tribunal l'annulation de la décision du 12 avril 2024 imposant à son fils C un contrôle administratif et lui interdisant de se déplacer en dehors du territoire de Toulon. Toutefois et ainsi que l'oppose le ministre en défense, le requérant ne justifie pas de sa capacité à agir à la place de son fils majeur. Il appartient à M. C B, s'il s'y croit fondé, de saisir lui-même le tribunal de conclusions tendant à l'annulation d'une décision qui le vise. Ainsi la requête de M. A B est irrecevable et doit être rejetée.

O R D O N N E

Article 1er : La requête susvisée de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Toulon, le 5 septembre 2024.

Le président de la 3ème Chambre,

Signé

Ph. Harang

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2401865