LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2402692

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2402692

vendredi 19 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2402692
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre - Juge Unique

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A... d’un recours contestant un indu d’allocation de logement familiale (ALF) de 324,10 euros, réclamé par la CAF du Var pour la période de janvier à octobre 2023. La requérante soutenait avoir correctement déclaré ses ressources, mais la CAF a démontré une discordance entre les revenus déclarés (2 400 euros de pension alimentaire) et ceux figurant auprès de la DGFIP (3 100 euros). Statuant en juge unique sur le fondement de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête. Il a estimé que l’indu était fondé, en application des articles L. 821-1, L. 823-1, R. 822-2, R. 822-3 et R. 822-4 du code de la construction et de l’habitation, qui prévoient la prise en compte des ressources réelles pour le calcul de l’aide.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 août 2024, Mme C... A... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 14 juin 2024 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales (CAF) du Var a rejeté son recours administratif préalable obligatoire contestant la décision du 18 novembre 2023 lui notifiant un indu d’allocation de logement familiale (ALF) d’un montant de 324,10 euros sur la période allant de janvier 2023 à octobre 2023 inclus.


Elle soutient que l’indu mis à sa charge n’est pas fondé dès lors qu’elle n’a fait aucune erreur dans sa déclaration et qu’elle a bien déclaré l’intégralité de ses ressources de l’année 2022.


Par un mémoire en défense, enregistré le 20 novembre 2024, la CAF du Var conclut au rejet de la requête.

La CAF du Var fait valoir que les ressources déclarées auprès de la CAF au titre de l’année 2022 ne correspondent pas à celles déclarées auprès de la direction générale des finances publiques (DGFIP) ; elle a déclaré 2 400 euros au titre de la pension alimentaire en 2022 alors qu’elle a en réalité perçu 3 100 euros.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme Chaumont, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 13 novembre 2025 :
- le rapport de Mme Chaumont, magistrate désignée
- et les observations de Mme B..., représentant la CAF du Var.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience, en application des dispositions de l’article R. 772-9 du code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :


1. Mme C... A... est bénéficiaire, depuis octobre 2010, de l’allocation de logement familiale (ALF). Au 1er janvier 2021, le mode de calcul de l’aide au logement a changé, entrainant un réexamen de la situation de Mme A.... Par une décision du 18 novembre 2023, la CAF du Var informait cette dernière de l’existence d’un indu d’ALF d’un montant de 324,10 euros. Par courrier du 30 novembre 2023, Mme A... saisissait la commission de recours amiable. Par une décision du 14 juin 2024, après avis de la commission de recours amiable, la CAF du Var a rejeté la contestation dirigée contre la décision du 18 novembre 2023. Mme A... demande l’annulation de la décision du 14 juin 2024.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

2. Lorsque le juge administratif est saisi d’un recours dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d’un indu de revenu de solidarité active, d’aide personnalisée au logement ou d’aide exceptionnelle de fin d’année, il entre dans son office d’apprécier, au regard de l’argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d’ordre public, en tenant compte de l’ensemble des circonstances de fait qui résultent de l’instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d’indu. Il lui appartient, s’il y a lieu, d’annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l’exercice de son office, de régler le litige.

3. Aux termes des dispositions de l’article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : « Les aides personnelles au logement ainsi que les primes accordées aux bénéficiaires de ces aides afin qu'ils déménagent pour s'assurer des conditions de logement plus adaptées sont régies par le présent livre. / Les aides personnelles au logement comprennent : / 1° L'aide personnalisée au logement ; / / 2° Les allocations de logement : / a) L'allocation de logement familiale ; / b) L'allocation de logement sociale ». Aux termes des dispositions de l’article L. 823-1 du code de la construction et de l’habitation : « Le montant des aides personnelles au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. / Ce barème est établi en prenant en considération : / (…) 2° Ses ressources et la valeur en capital de son patrimoine et, s'il y a lieu, de son conjoint et des personnes vivant habituellement à son foyer, telles que définies aux articles L. 822-5 à L. 822-8 ; (…) ». Aux termes des dispositions de l’article R. 822-2 de ce code : « Les ressources prises en compte pour le calcul de l'aide personnelle au logement sont celles dont bénéficient le demandeur ou l'allocataire, son conjoint et les personnes vivant habituellement au foyer. / (…) ». Aux termes des dispositions de l’article R. 822-3 du même code : « Les ressources et les charges prises en compte pour le calcul de l'aide personnelle au logement sont appréciées, tous les trois mois, sous réserve des dispositions prévues à l'article R. 823-6-1, selon les périodes de référence suivantes : / 1° Pour les ressources mentionnées à l'article R. 822-4 prises en compte par la déclaration sociale nominative définie à l' article L. 133-5-3 du code de la sécurité sociale (…), sur une période de référence courant du treizième au deuxième mois précédant la date d'ouverture ou de réexamen du droit à l'aide personnelle au logement ; (…). ». Enfin, aux termes des dispositions de l’article R. 822-4 du même code : « I.- Les ressources prises en compte s'entendent du total des revenus nets catégoriels retenus pour l'établissement de l'impôt sur le revenu, des revenus taxés à un taux proportionnel ou soumis à un prélèvement libératoire de l'impôt sur le revenu (…) ».

4. Pour établir l’indu en litige, la CAF du Var s’est fondée sur l’erreur commise par Mme A... dans la déclaration de la pension alimentaire perçue en 2022, celle-ci ayant déclaré 2 400 euros alors qu’elle aurait perçu en réalité 3 200 euros à ce titre. Si la requérante soutient qu’elle n’a pas commis d’erreur dans sa déclaration, il résulte de l’instruction que Mme A... a déclaré auprès de la CAF du Var, le 3 janvier 2023, un montant de 2 400 euros au titre de la pension alimentaire alors qu’il ressort de son recours administratif préalable obligatoire qu’elle indique avoir perçu 3 100 euros, ce qui correspond par ailleurs au montant communiqué par les services fiscaux à la CAF du Var ainsi qu’en atteste le document produit par la requérante. Dans ces conditions, c’est à bon droit que le directeur général de la CAF du Var a confirmé l’indu d’ALF mise à la charge de Mme A....

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A... doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles à fin d’injonction.


DECIDE


Article 1er : La requête de Mme C... A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié Mme C... A... et à la caisse d'allocations familiales du Var.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2025.


La magistrate désignée,
Signé :
A. CHAUMONT

La greffière,
Signé :
E. PERROUDON

La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions