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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2403745

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2403745

jeudi 6 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2403745
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B contestant le refus de remise d’un indu d’aide personnalisée au logement. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, tirés de sa bonne foi et de sa situation financière, n’étaient pas suffisamment étayés, malgré une invitation à régulariser sa demande. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement insuffisamment précise pour en apprécier le bien-fondé. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 novembre 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision par laquelle la caisse d'allocations familiales du Var a rejeté sa demande tendant à la remise d'un indu d'aide personnalisée au logement, référencé IN5 007.

Il doit être regardé comme soutenant que :

- sa situation financière ne lui permet pas de s'acquitter de l'indu en litige ;

- il est de bonne foi.

Par courrier du 15 novembre 2024, le greffe du tribunal a invité M. B à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours en lui adressant un formulaire de requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. L'article R. 772-5 du code de justice administrative dispose que : " Sont présentées, instruites et jugées selon les dispositions du présent code, sous réserve des dispositions du présent chapitre, les requêtes relatives aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi, sans préjudice des dispositions du chapitre VIII s'agissant du contentieux du droit au logement défini à l'article R.778-1 ". Aux termes de l'article R. 772-6 de ce code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou insuffisance de motivation () qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est invité à régulariser sa requête dans un délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ". Et aux termes de l'article R. 772-7 du même code : " Les dispositions de l'article R. 772-6 ne sont pas applicables lorsque la requête a été introduite par un avocat ou a été présentée sur un formulaire mis à la disposition des requérants par la juridiction administrative qui contient l'ensemble des informations mentionnées au premier alinéa de cet article ".

3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise totale ou partielle.

4. Pour contester la décision de refus de remise de dette en litige, M. B soutient qu'il est de bonne foi et que sa situation financière ne lui permet pas de s'acquitter de sa dette. Il produit au soutien de ce dernier moyen son avis d'impôt établi en 2024 sur ses revenus de 2023. Toutefois, cette pièce ne permet pas à elle seule d'apprécier l'intégralité de la situation financière du requérant. M. B a été invité a régulariser sa requête par un courrier du 15 novembre 2024 dont il a accusé réception le 20 novembre suivant en vue de préciser les motifs de sa demande et qui l'informait de la nécessité, sous peine de voir son recours rejeté par une décision du juge sans convocation à une audience, de soumettre à ce dernier une argumentation permettant d'apprécier sa bonne foi et l'impossibilité dans laquelle il se trouve de rembourser tout ou partie de la somme réclamée et de produire, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. Le requérant n'a toutefois pas complété sa requête.

5. Par suite, la présente requête tendant à la remise de l'indu d'aide personnalisée au logement n'est manifestement pas assortie des précisons permettant d'en apprécier le bien-fondé. Elle doit être rejetée en application des dispositions précitées au point 1 du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B.

Fait à Toulon, le 6 février 2025.

La présidente de la 4ème chambre,

Signé

M. C

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Et par délégation,

La greffière.

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