Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de la commune de Régusse à lui verser 2 000 euros en réparation d’un préjudice lié à l’activité d’un camping. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’avait pas adressé de réclamation préalable à la commune, condition prévue par l’article R. 421-1 du code de justice administrative pour les actions indemnitaires. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans invitation à régulariser. Les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 novembre et 4 décembre 2025, M. B... A... demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Régusse à lui verser la somme de 2 000 euros en réparation du préjudice subi durant la période d’activité du camping « Les lacs du Verdon - Marvilla Park » ;
2°) de condamner l’Etat à lui verser la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : « 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. / Cet acte ou cette pièce doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagné d’une copie ». Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : « lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l’intervention de la décision prise par l’administration sur une demande préalablement formée devant elle ».
3. Si M. A... demande que la commune de Régusse soit condamnée à lui verser des dommages et intérêts à hauteur de 2 000 euros en réparation des préjudices qu’il estime avoir subis, il résulte des éléments de l’instruction qu’il n’a pas adressé à la commune une réclamation préalable tendant au paiement d’une indemnité, ses conclusions doivent donc être rejetées.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... étant manifestement irrecevable, elle peut être rejetée comme telle en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Toulon, le 19 décembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
Signé
Ph. HARANG
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.