Sujet principal : Demande de suspension d'urgence de l'invalidation d'un permis de conduire pour solde de points nul.
Juridiction : Tribunal Administratif de Toulon (formation de référé).
Solution retenue : Rejet de la demande de suspension, la requête étant jugée irrecevable.
Textes appliqués : Articles L. 521-1, L. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, pour défaut de dépôt concomitant d'une requête au fond, rendant la procédure irrecevable et justifiant un rejet sans instruction contradictoire.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 février 2026, M. B... A... demande au tribunal sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision référencée 48SI en date du 23 juin 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur lui a notifié l’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul ;
2°) d’ordonner toute mesure utile afin de préserver ses droits de conduite dans l’attente du jugement au fond.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Le vice-président du Conseil d’Etat a désigné M. Harang en qualité de président du tribunal par intérim par arrêté du 2 février 2026.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) » et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ». L'article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
2. La requête de M. A... n’étant pas accompagnée d’une requête au fond en méconnaissance des dispositions précitées de l’article R. 522-1 du code de justice administrative, sa demande de suspension est dès lors irrecevable. Par suite, il y a lieu de faire application des dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête de M. A... sans instruction ni audience.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Toulon, le 25 février 2026
Le président du tribunal par intérim,
signé
Ph. HARANG
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.